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Le site du Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste (CNR - MUN)

Le Umnyobisme est une idéologie de libération pour le Cameroun et l'Afrique et qui tire ses fondements dans les résistances historiques des peuples africains contre l'impérialisme et le colonialisme.

samedi 12 mai 2007

Le Conseil National pour la Résistance manifeste son hostilité virulente à “Elecam”

Le messager
Le 09-01-2007

http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=142&code_art=16527

Elecam est une sorte “ d’Objet Juridique Non Identifié” symptomatique de l’art de remuer du vent qui caractérise le régime néocolonial illégitime au pouvoir au Cameroun"

C’est un véritable tour de prestidigitateur qu’est en passe de réaliser Monsieur Biya et son gouvernement auto-proclamé en prétendant mettre en place dans notre pays une “Commission électorale indépendante”, dénommée “Elections Cameroun”. La laideur de l’appellation “Elecam” n’a de commune mesure que l’absence totale de substance de la structure que le régime de Monsieur Biya entend servir à notre peuple.

En matière de Commission électorale indépendante, deux éléments essentiels indiquent la volonté de mettre sur pied une structure pouvant conduire à des élections justes et transparentes : il s’agit du mode de composition de la Commission et des attributions de celle-ci. Dans le cas du Cameroun, le projet de Monsieur Biya n’a cure de l’un ni l’autre de ces éléments.

I - Une structure aliénée et aux ordres!

“Elections Cameroun” aura deux instances essentielles: le Conseil électoral (Ce) et la Direction générale des élections (Dge). Le mode de désignation et de composition des ces deux structures exprime de manière éclatante la volonté de main mise absolue de la Présidence de la République sur le processus électoral.

- L’on apprend dans le texte que le Conseil électoral est composé de 12 membres dont un président et un Vice-Président (article 8). Ce Président, le Vice-Président et mêmes les membres sont nommés par “ décret du Président de la République après consultations des partis politiques représenté à l’Assemblée nationale et de la société civile”. Trois constats majeurs, accablants pour Monsieur Biya se dégagent ici :

1°) Une structure indépendante compose elle-même sont bureau une fois que les membres sont connus.

2°) Parler de nomination par le président de la République après consultation, c’est essayer de jeter maladroitement de la poudre aux yeux. Monsieur Biya se réserve simplement la possibilité de nommer des individus les plus souvent sans contenance aucune et qui se doivent de marquer leur infinie gratitude et reconnaissance au chef du Rdpc qui leur aura ainsi trouvés “ quelque chose à faire ” et de sérieux jetons de présence.

3°) Dans les pays où l’on a voulu réellement de Commission électorale indépendante la composition se fait en recherchant une équidistance entre le pouvoir et l’opposition. Ainsi l’on a souvent un représentant de l’Etat, des représentants, à parité, des partis politiques du pouvoir et de l’opposition et des représentants de la société civile qui font tampon. De plus, c’est lors de ses premières délibérations que la Commission ainsi composée élit elle-même son bureau central.

- Ce qui est dit ici concernant le Conseil électoral vaut également pour la Direction Générale des Elections. Dans le texte, c’est encore M. Biya qui nommera lui-même le Directeur général et Directeur général adjoint des élections. Dans les pays où l’on a voulu une structure indépendante, c’est la Commission électorale, librement composée selon le mode sus indiquée, qui recrute les personnels d’appui dont il a besoin. Dans le cas du projet de M. Biya, cette personne appelée pompeusement Directeur général ne sera ni “directeur”, ni “général”, mais plutôt le “dirigé de service”!

II - Des attributions vides de sens !

Ce qui fait, au-dessus de tout, la force d’une Commission électorale indépendante, ce sont les attributions qu’elle va exercer. L’indépendance se mesure dans la possibilité dont dispose la structure de pouvoir prendre elle-même les décisions qui vont garantir l’équité et la transparence des élections. Ces décisions ne doivent être soumises ni aux aléas ni à la volonté d’une force extérieure à la Commission. Voyons ce qu’il en est de l’“Elecam” de Monsieur Biya:
Alors que la l’article 1er-2 affirme comme profession de foi que “Elections Cameroun” est un organisme indépendant chargé de l’organisation, de la gestion et de la supervision de l’ensemble du processus électoral et référendaire”, il faut se rendre à l’article 6 du texte pour être frappé à l’évidence que les missions de cette structure sont vides de sens…

- Plutôt que d’organiser les élections, Elecam “opère les vérifications et les contrôles qu’il juge opportuns”. En réalité, c’est une autre structure qui organise et Elecam contrôle. C’est une chimère de penser que l’administration de Monsieur Biya assise par la fraude va se laisser contrôler.

- Plutôt que de publier les résultats, Elecam “ rend publiques les tendances enregistrées à l’issue des scrutins…” La rengaine est connue: “vos chiffres font foi où?”.

- Plutôt que de publier la liste électorale, Elecam “veille à ce que la liste des membres des bureaux de vote soit publiée et notifiée…” Elecam n’a pas la maîtrise de la liste électorale. L’administration pourra continuer à la tripatouiller jusqu’au dernier jour de manière à avoir les morts qui votent, les vivants dont les noms se trouvent à 500 Km de leur domicile, des personnes dont les noms disparaissent comme par enchantement, des charters d’électeurs ambulants et infatigables!

- Plutôt que mettre en place le matériel électoral, Elecam “contrôle la mise en place du matériel électoral et des documents électoraux”. Ainsi, ce n’est pas Elecam qui fera lui-même en sorte que les bulletins de vote de tous les candidats soient disponibles en nombres suffisants. Il ne pourra même pas  décider du bulletin unique! il contrôle simplement…
- Plutôt que de procéder lui-même aux rectifications des irrégularités, Elecam “ordonne les rectifications rendues nécessaires à la suite de l’examen des réclamations ou contestations reçues…” Elecam ordonne à Qui ? De faire Quoi. Et il fera quoi si celui qui reçoit l’ordre ne fait Rien ?

Monsieur Biya pousse le cynisme à son comble dans sa proposition déjà vide de sens en mentionnant en fin de texte qu’il a le loisir de prendre tout son temps pour mettre en place sa structure. Ainsi, à l’article 42 du projet, il indique que “ les attributions des structures compétentes de l’Etat en matière électorale sont, sous le contrôle du président de la République, progressivement transférées à Elections Cameroun. Pendant la mise en place et jusqu’à la fin de la mise en place effective d’Elections Cameroun, constatée par décret du président de la République, l’Onel et les autres structures compétentes de l’Etat en matière électorale, continuent à exercer leurs attributions respectives non encore transférées à Elections Cameroun”. En clair, ça prendra le temps que ça prendra, c’est Biya qui décidera de quel compétence sera transmise, à quel moment. Il n’y a cependant pas lieu de s’en émouvoir puisque le texte a déjà montré qu’il ne transférera pas la gestion du processus électoral à Elecam!

Avec ce texte, Paul Biya s’illustre comme un digne héritier et continuateur de l’administration coloniale. Il a connu l’administration coloniale avec la fraude systématique ; il reproduit assez fidèlement, et même avec un sens fructifère, l’administration coloniale. Paul Biya et le régime néocolonial du Rdpc n’accepteront jamais de gré une compétition électorale loyale qui les perdra. Il faudra la leur imposer, par tous les moyens.

En définitive, il y a une logique dans la dénomination même de cette structure. Alors même que les médias d’Etat, complètement aux ordres du pouvoir illégitime de M. Biya, servent à longueur de journées aux Camerounais les prétendues consultations sur la “Commission Electorale Nationale Indépendante”, le régime n’a pas osé donner cette dénomination à la structure qu’il prétend vouloir créer. Elle s’appellera donc “Elecam”, sorte de monstre hermaphrodite, sorte d’OJNI(Objet Juridique Non identifié). “Elections Cameroun”, ce nom complètement fade et inesthétique s’assume en ce sens qu’il s’agit simplement d’organiser des élections sans aucun critère de qualité. C’est le nom qui met le mieux à nu la mauvaise conscience du régime dictatorial de Paul Biya de ne pouvoir scier la branche sur laquelle il est assis: la prestidigitation et la fraude électorales permanentes.

Il ne reste plus aux forces démocratiques et Patriotiques sincères qu’à comprendre le message que Paul Biya a voulu faire passer avec son “Elecam”: “ Nous pas bouger, faites ce que vous voulez”!

Le mot d’ordre lancé, à Bruxelles, en décembre 2003, par le Conseil National pour la Résistance/Mouvement Um Nyobiste, (CNR-MUN) reste donc en vigueur: “partir comme Abdou Diouf ou Partir comme Mobutu, Paul Biya doit choisir”!! !!

A luta continua! Hasta la Victoria!”!!

Le 16 décembre 2006



Posté par CNR_MUN à 14:18 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

prière

beaucoup de courage pour cette cause qui est la nôtre.nous sommes desormais ensemble.pardon puis-je le texte du ou des discours de UM NYOBE à l'ONU
merci d'avance

Posté par duplex, vendredi 1 février 2008 à 12:29

pardon

beaucoup de courage pour cette cause qui est la nôtre.nous sommes desormais ensemble.pardon puis-je avoir le texte du ou des discours de UM NYOBE à l'ONU
merci d'avance

Posté par duplex, vendredi 1 février 2008 à 12:31

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