mercredi 25 juin 2008
Nouka Paulin, porté à sa dernière demeure à Mbanga!
Le jeune Nouka Paulin, dernière victime de la répression barbare de la révolte de février 2008 au cameroun, a été inhumé de samedi 21 juin dans la localité de Mbanga, à une cinquantaine de Km de Douala. Une délégation de l'Acat-littoral, conduite par Mme Afité, a tenu à accompagner cet innocent à sa dernière demeure et à temoigner son soutien à la famille éprouvée.
Rappelons que le Comité Freedom for Joe & Co et le Comité de Soutien aux Victimes de la Répression avaient initié une action de solidarité pour tenter de sauver le jeune Nouka Paulin, victime d'une fusillade en février dernier et interné à l'hôpital Laquintinie à Douala dans un état extrêmement grave. Cette action de solidarité avait permis de recolter quelques centaines de milliers de FCFA dont une partie a servi aux soins du malade et à l'organisation de ses obsèques.
Ci- dessous, quelques photos de la cérémonie d'ihumation de Nouka Paulin à Mbanga.
Receuillement des parents et amis devant le Cerceuil de Nouka
Séance prières avant l'inhumation
Une délégation de l'ACAT consuite par Mme Afité (en noir) a tenu à se rendre aux obsèques
Cerceuil dans la tombe
Derniers hommages des amis et de la famille
Adieu Nouka! Dis aux autres que la lutte continue et que nous vous vengerons. Reposez en paix!
Raoul Fréjus
vendredi 20 juin 2008
Massacres de février 2008: le Sang continue de couler...
Nouka Paulin, dernière victime des massacres février 2008, est mort!
Le Comité International pour la Libération de tous les prisonniers politiques et le Comité de Soutien aux Victimes de la Répression Politique au Cameroun, a la profonde douleur d'annoncer le décès survenu ce dimanche 15 Juin, du jeune Nouka Jean Paulin, 25 ans, des suites de ses blessures, à l'hôpital Laquintinie de Douala où il était hospitalisé depuis les émeutes de la fin février au Cameroun.
Nouka Jean Paulin est un jeune piroguier camerounais qui avait été victime le 27 février 2008, d'une fusillade des forces répressives camerounaises qui lui a déchiqueté la cavité abdominale, provoquant une hémorragie abondante., Totalement démuni, abandonné à lui-même et sans aucune couverture maladie, L'ACAT Littoral à Douala s'était saisi du cas de cet infortuné et a avait contacté notre Comité pour solliciter une aide d'urgence.
Nous avons lancé le 24 mai un «appel à la solidarité internationale » pour aider à prise en charge médicale et chirurgicale de Nouka Jean Paulin. En attendant de faire dans les prochains jours le bilan de cette opération de solidarité, nous tenons dores et déjà à remercier toutes ces âmes charitables qui se sont mobilisé par leurs aides, pour essayer de sauver Nouka.
Ainsi donc Nouka n'aura pas survécu à la violence des balles assassines dont il a été criblé par la soldatesque criminelle de Paul Biya. Nouka Jean Paulin vient d'allonger la liste de centaines de jeunes camerounais tués par le régime fasciste de Paul Biya, lors de la révolte populaire de février 2008 au Cameroun: TIWA Jacques, PELO Alex Raoul, TINGIA NDIMA Loveth, TANTOH Emmanuel, MOMO Elvis, KAMENI Lionel (11ans), etc,etc..
Des dizaines d'autres camerounais, gravement mutilés lors des massacres de février, sont toujours dans des hôpitaux pour certains ou à la maison pour d'autres, abandonnés à eux mêmes, ne recevant aucune aide médicale de l'Etat et ne pouvant donc pas se soigner. Des cas de gangrènes et d'amputations ont même déjà été enregistrés chez quelques blessés de février…
Pendant que les médias d'Etat camerounais aux ordres du régime despotique chantent la prétendue magnanimité du dictateur sanguinaire, qui a accordé des remises de peines à quelques dizaines de prisonniers politiques, la liste des victimes de février ne cessent de s'allonger avec le décès de Nouka Jean Paulin.
Le Comité exige que justice soit rendue à toutes ces victimes de la dictature criminelle au Cameroun et cela passe bien sûr par la mise sur pied d'une Commission d'enquête internationale pour élucider le nombre exact des victimes de la répression de février, en déterminer les commanditaires et les exécutants afin qu'ils soient traduits devant les tribunaux.
Le Comité demande la
prise en charge par l'Etat du Cameroun, de tous les blessés qui croupissent
encore dans les hôpitaux sans soins adéquats, alors que des voleurs de la
république se font traiter au Val de Grâce pour un rhume, sur le dos du
contribuable camerounais.
Le Comité appelle à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques de février qui restent en prison suite à la remise de peines sélectives qui n'a touché qu'un très petit nombre.
Nous attirons enfin l'attention des organisation internationales des droits humains sur le fait qu'en l'absence d'une justice équitable pour les familles des victimes de février conduira indubitablement du réflexe de vengeance et au développement de la justice populaire contre les bourreaux dont certains sont dores et déjà identifiés ;
Justice pour toutes les victimes de février ! Paix à Nouka Paulin !
Fait, ce 16 juin 2006
Pour le Comité,
Tene Sop G.
Coordonnateur Général
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Article Paru dans Le Messager du 20 juin 2008:
http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=40&code_art=23939
Hôpital Laquintinie
Nouka, le dernier « émeutier » est mort !
Le dernier des blessés par balles admis à l’hôpital la Laquintinie de
Douala est décédé le 15 juin 2008. Plusieurs autres victimes en sont
sorties avec des mutilations et certaines familles sont toujours sans
nouvelle des leurs.
Dimanche 15 juin 2008, Jean
Paulin Nouka, 25 ans, a finalement succombé de ses blessures après
trois mois et demi (soit 120 jours) d’hospitalisation à l’hôpital
Laquintinie de Douala (Hld). Il vient ainsi rallonger la liste des
victimes de la répression militaire enregistrée lors du mouvement de
revendications populaires de fin février dernier. La famille éplorée
soutenue par l’Acat (l’Action des chrétiens pour l’abolition de la
torture) et le Comité international pour la libération de tous les
prisonniers politiques et le Comité de soutien aux victimes de la
répression politique au Cameroun, organisent ses obsèques pour demain
samedi 21 juin à Mbanga. La levée de corps a lieu ce vendredi 20 juin à
l’hôpital Laquintinie. Mais la famille et les associations des droits
de l’homme craignent que le gouvernement refuse de leur remettre la
dépouille de ce jeune piroguier abattu en plein bain. Comme lui, Tiwa
Jacques, Pelo Alex Raoul, Tingia Ndima Loveth, Tantoh Emmanuel, Momo
Elvis, Kameni Lionel (11ans), et bien d’autres n’ont pas survécu à la
violence des balles assassines dont ils ont été criblées par les forces
armées et de police.
Au moment où la famille éplorée s’apprête à inhumer leur fils, Nouka
Jean Paulin, le directeur de L’hôpital Laquintinie, Gérémie Sollé
affirme qu’il était la dernière des victimes de février internées
encore dans cet établissement sanitaire de référence. Toutefois, des
dizaines d’autres blessés graves de fin février sont aujourd’hui
handicapés. D’autres traînent des gangrènes et des mutilations parce
qu’ils ont dû quitter discrètement l’hôpital. Ils évitaient d’être
(re)conduits à la prison centrale de Douala. Pourtant un dispositif de
prise en charge gratuit des personnes démunies dénommé « Bon vert »
avait été mis en place. «Le ministre de la Santé nous a demandé de
geler cette forte ardoise et de ne retenir aucun blessé pour frais non
payés, ce que nous avons fait. Toutefois, il se trouve que certaines
familles ont été contraintes d’acheter les médicaments que nous ne
détenions pas dans notre pharmacie. D’autres parents heureux de cette
prise en charge qui a sauvé la vie à leurs enfants, sont revenus payer
leurs factures », affirme Gérémie Sollé.
Mobilisation internationale
Nouka Jean Paulin résidait au quartier Ndog-Passi III, un bidonville de
Douala avec sa mère et sa petite soeur. Dans la matinée du 27 février
après une partie de pêche, il décide de prendre son bain au bord du
fleuve Dibamba, avant de rejoindre le domicile familial lorsqu’il est
mitraillé de balles qui transpercent sa cavité abdominale de gauche à
droite. Les intestins de Nouka Jean Paulin sont à l’air et l’infortuné
perd abondamment du sang. Des volontaires accourent aussitôt à son
secours et le transportent à pied sur un brancard de fortune dans
plusieurs centres de santé qui refusent de l'admettre, au vu de
l’extrême gravité de son état. Nouka est conduit à l'hôpital
Laquintinie, où il est admis d’urgence et placé sous soins intensifs.
Car, depuis la 25 février, Douala est plongée dans une ville morte à
l’instar de plusieurs villes du Cameroun où rien ne circule.
Il va subir deux opérations chirurgicales en vain. Avant la deuxième
opération chirurgicale, l’Acat, le comite freedom for Joe & co et
le comite de soutien aux victimes de la répression ont lancé le 24 mai
un « appel à la solidarité internationale ». Il s’agissait de lui
permettre de retrouver les forces (par la nutrition et la transfusion
de sang). D’autant plus que son état famélique, anémique et dénutri, en
plus du manque d’argent, ne lui permettait pas de subir cette
intervention chirurgicale…












