Le Conseil National pour la Résistance a été informé par le Syndicat National des Journalistes du Cameroun que plusieurs journalistes camerounais dont Serges Sabouang, Robert Mintya Meka et Bibi Ngota sont actuellement écroués à la prison centrale de Yaoundé et que de nombreux autres dont notre très vénérée Henriette Ekwé, reçoivent quotidiennement des menaces de mort, commanditées par Laurent Esso, Secrétaire Général de la Présidence de la République et le transhumant et versatile Ministre de la Communication, Issa Bakary Tchiroma.


Ces nouvelles atteintes à la liberté de la presse surviennent alors que quatre autres journalistes (Gustave azebazé, Thierry Ngogang, Jean Marc Soboth et Anani   Rabier Bindji) sont poursuivis devant le tribunal, pour des motifs aussi stupides et superficiels que « commentaires tendancieux», et risquent à tout moment d’être arrêtés et écroués comme l’a été en décembre 2009, Jean-Bosco Talla, le Directeur le l’hebdomadaire Germinal.


Le but inavoué de toutes ces persécutions n’est rien d’autre que de réduire la Presse libre au silence total - ou de la faire rentrer dans les rangs - avant les élections de 2011 qui devraient voir Paul Biya terminer son entreprise criminelle de confiscation du pouvoir, commencée depuis avril 2008 par un sanglant tripatouillage constitutionnel. Ce climat de terreur contre la presse est désormais un rituel au Cameroun à l’approche de chaque élection présidentielle où le régime liberticide et dictatorial de Paul Biya cherche à mettre la presse à capitaux privés au pas pour  l’ empêcher de «sortir des dossiers».


Le Conseil National pour la Résistance s’insurge fermement contre ce terrorisme d’Etat organisé et ces menaces récurrentes contre la presse et les journalistes indépendants au Cameroun et appelle le pouvoir illégitime, impopulaire et anti-populaire de Paul Biya à cesser ces assauts criminels contre la liberté d’expression, chèrement conquise de haute lutte par le peuple camerounais.


Le CNR réitère ici, son soutien permanent à la Presse à capitaux privés et aux journalistes persécutés et appelle la Presse indépendante en général, à résister et à ne pas se laisser intimider par un régime aux abois qui traîne de nombreux scandales et craint, par conséquent,  une presse libre et indépendante au Cameroun.


La lutte continue. Pour la Patrie et l’Afrique, nous vaincrons.


Hambourg, ce 13 Mars 2010


Pour Le CONSEIL NATIONAL POUR LA RESISTANCE,


TENE SOP

Secrétaire Général

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