Par Senfo Tonkam, Allemagne.

Résumé:

Au vu des nombreux crimes que Oncle Tom Obama commet contre les Peuples Africains depuis sa sélection pour siéger dans la Maison des Blancs, on aurait pu penser que les Obamanistes (particulièrement ceux/celles basé/es sur le Continent) allaient enfin se libérer de cette confusion et cette hallucination qui les ont amené à soutenir l’un des pires ennemis intérieurs que le Peuple Noir ait jamais eu. Malheureusement, ce qui se passe dans les luttes électorales qui se déroulent actuellement et celles à venir en Afrique Continentale montre que l’opportunisme et le collaborationnisme de marque Obama se sont définitivement imposés comme l’idéologie et l’éthique dominantes de la classe politique Africaine, pouvoir et opposition confondus. J’appelle cela la « malédiction Obama » par analogie avec le concept de « malédiction Aujoulat » créé par l’Ancêtre Mongo BETI à l’époque pour décrire et analyser le néocolonialisme français au Cameroun. Ma position est que, parce que l’opposition intellectuelle et politique petite-bourgeoise Camerounaise a succombé à la malédiction Obama, elle ne constitue plus  une force de changement, mais plutôt un facteur de continuation et de perpétuation du système néocolonial, ce qui la rend désormais incapable de réaliser la véritable libération de ce pays. La malédiction Obama doit donc être impérativement vaincue si nous voulons vraiment libérer le Cameroun et l’Afrique et les reconstruire avec succès. Et c’est à cette tâche que j’invite les Révolutionnaires Africaines à s’atteler au lieu de se laisser distraire par des élections qui ne sont en fait qu’une querelle de palais entre valets et laquais du même oppresseur impérialiste occidental.

 1. La malédiction Obama, un virus très contagieux qui a gangréné la scène politique africaine partout sur le Continent:

 Une observation attentive de la situation politique sur le Continent montre que tous les pays Africains où se tiendront bientôt ou prochainement les élections présidentielles offrent les exemples parfaits de la malédiction Obama et de ses conséquences désastreuses pour l’avenir du Peuple Noir. En effet, que ce soit le Libéria (présidentielles prévues le 11 Octobre 2011), la Gambie (24 Novembre), la République Démocratique du Congo (28 Novembre), le Sénégal (26 Février 2012), le Kenya et la Sierra Leone (Août 2012) ou le Gabon (Novembre 2012), etc. partout on constate que les régimes en place et les opposants qui prétendent les combattre sont minées par les mêmes contradictions.

 Mais pour des raisons d’actualité, de temps et d’espace, je me concentrerais sur la province Africaine qui avait été violée, esclavagisée et mal-nommée « Cameroun » par les colonisateurs occidentaux ) et où les élections présidentielles auront lieu ce Dimanche 9 Octobre. Le soi-disant « Cameroun » n’est pas seulement une véritable Afrique en miniature par la diversité de son climat, sa végétation et sa population, il réunit aussi tous les problèmes hérités de la colonisation et toutes les contradictions imposées par le néocolonialisme dans tous les pays Africains. Ce cas est donc très intéressant et très important à analyser car les conclusions qu’on peut y tirer peuvent être transposées aux autres pays Africains, avec  les mêmes leçons à retenir pour faire avancer et triompher la Révolution Panafricaine.

 2. Les « Obama Camerounais » et autres PanObamanistes: Voyage au pays des « Pan-Afropportunistes », « Pan-Afrinéocoloniaux » et « Panafri-Con/nes »:

 

Comme la majorité des Africain/es à travers le Continent et dans la Diaspora, les Camerounais/es ont adoré et massivement soutenu Obama. Ici, l’Obamania a pris une telle ampleur que, utilisant le fait que le patronyme « OBAMA » est présent dans certaines Communautés du pays, des Camerounais ont même fabriqué une légende des origines de leur héros présidentiel selon laquelle, ses racines familiales ne seraient pas Kenyanes, mais Camerounaises.

 2.1. Au-delà de l’anecdote, pour la classe politique, l’élite intellectuelle et la société civile Camerounaises, Obama est devenu un modèle de succès dont l’image et l’exemple sont d’autant plus fascinants que son ascension et sa  soi-disant « réussite » se sont produites aux Serpents Unis. En effet, à cause de son passé et son présent racistes, esclavagistes et impérialistes et sa position dominante sur la scène mondiale, tout phénomène important qui se produit aux Serpents Unis et touche ou impacte la Communauté Noire, prend une importance particulière aux yeux des Africain/es Continentaux/ales. Dans ce contexte il est compréhensible que la star des medias et de la politique serpentsunienne devienne aussi un modèle et une idole pour ses Sœurs et Frères du Continent. C’est ainsi qu’au Cameroun, un des candidats à l’élection présidentielle s’est affublé le titre de soi-disant « Obama Camerounais » et il s’en vante volontiers.

 2.2. A côté de cette identification avec Obama et cette appropriation de sa figure, l’opposition Camerounaise a placé des gros espoirs en lui pour soutenir le mouvement démocratique et des droits humains dans le pays et se désolidariser de la politique (néocolonialiste) de la France en Afrique. C’est dans ce sens que dès son entrée en fonction, les opposant/es Camerounais/es ont approché l’administration Obama et ont fait du lobby intense pour obtenir son soutien dans la lutte contre le régime en place. Aujourd’hui, ils/elles prétendent y avoir réussi et s’en vantent partout en faisant les déclarations et en donnant pour preuves les faits suivants:

 2.2.1. Obama et Sarkozy auraient lâché Biya. Selon nos opposants, Obama aurait fait comprendre au despote Camerounais qu’il n’est pas souhaitable qu’il se présente à nouveau aux élections présidentielles et il aurait obtenu le soutien de Sarkozy dans ce sens. C’est ce qui expliquerait que Biya se soit complètement tourné vers la Chine pour obtenir le financement des élections et tout autre forme de soutien et d’aide dont il a besoin pour se maintenir au pouvoir ;

 2.2.2. Le 19 Mai 2011 à l’occasion de la Fête Nationale du Cameroun, la Secrétaire d’État Clinton a adressé un message au peuple camerounais où elle affirme le soutien de l’administration Obama à la démocratie, aux droits humains et à l’État de droit au Cameroun et insiste pour que les élections présidentielles se passent dans la transparence, l’équité et le respect des principes démocratiques (http://yaounde.usembassy.gov/pr_05192011.html);

 2.2.3. Le 19 Septembre dernier, l’ambassade des Serpents Unis a organisé et abrité un forum de la société civile camerounaise, ce qui a manifestement fâché la presse du régime qui, de façon ironique, traite les opposants de « candidats des ambassades ».

 2.2.4.  Le 1er Octobre, les opposants Camerounais aux Serpents Unis ont manifesté devant la Maison Blanche pour demander le soutien de Obama pour mettre fin au régime de Biya au Cameroun.

 Après tous les crimes que Oncle Tom Obama et Sarkoléon-Le Fou et leurs alliés et complices criminels de l’OTAN ont commis contre l’Afrique et la Diaspora Noire depuis qu’ils sont au pouvoir (cf. Zimbabwe, Somalie, Côte d’Ivoire, Lybie, Colombie, Cuba), on peut s’étonner que des gens qui prétendent se battre pour l’indépendance et la prospérité de l’Afrique recherchent le soutien de ces puissances impérialistes pour faire changer de régime dans leur pays. Ceci est d’autant plus suspect que ce sont précisément ces pays impérialistes qui ont imposé et maintenu ce régime au pouvoir pendant toutes ces décennies. Les réponses à cette question se trouvent dans la compréhension des raisons qui ont poussé, des valeurs qui ont  justifié et des motivations qui ont expliqué le soutien que la plupart des leaders politiques et d’opinion Africain/es (Panafricanistes ou non, progressistes ou non) ont accordé à Oncle Obama. Faute de temps et de place, je ne vais pas les énumérer et analyser toutes, mais seulement les plus essentielles:

 2.3. Opportunisme, Intégrationnisme et Collaborationnisme: une opposition petite-bourgeoise  elle aussi au service des mêmes impérialistes qui soutiennent le régime en place:  

 

Quiconque se bat contre les régimes au pouvoir en Afrique réalise à un moment ou un autre qu’en fait, ils ne se maintiennent que grâce au soutien que leur accordent les puissances impérialistes occidentales. Devant cet état de faits, de vrai/es révolutionnaires vont comprendre que :

 a) ils/elles ne peuvent compter que sur eux/elles-mêmes et les masses populaires pour changer le pays ;

 b) ils/elles ne doivent pas seulement se débarrasser du despote et de l’équipe dirigeante au pouvoir, mais aussi faire partir leurs maîtres étrangers; et

 

c) après la libération, ils/elles doivent mettre en place une société nouvelle, avec un système économique et politique différents du système anti-Africain imposé par les oppresseurs racistes et impérialistes et conforme aux valeurs Ancestrales, à la culture millénaire et aux aspirations les plus progressistes des Africain/es.

 

En d’autres termes, les Révolutionnaires sont des Séparatistes qui croient au génie de leur peuple et de sa capacité à résoudre lui-même ses problèmes et donc à se poser comme modèle et source d’inspiration pour les autres peuples de la terre.

 En revanche, les non-révolutionnaires (en fait les petit-bourgeois réformistes) vont

 d) compter sur les puissances étrangères ;

 e) maintenir et consolider l influence et les intérêts impérialistes dans le pays; et

 f) mettre en place un système largement inspiré des modèles imposés par l’occident raciste et impérialiste.

 

En d’autres termes, les non-révolutionnaires sont des réformistes petit-bourgeois, et des intégrationnistes, qui pensent que l’Afrique a besoin des occidentaux pour résoudre ses problèmes; aussi ils/elles ne les reconnaissent et ne les traitent pas comme oppresseurs, mais les accueillent et les célèbrent comme soi-disant « partenaires ». Ainsi ils les appellent soi-disant « bailleurs de fonds » alors qu’en fait ce sont des voleurs de nos fonds et pilleurs de nos richesses; soi-disant « investisseurs » alors que ce sont des prédateurs ; soi-disant « coopérants » alors que ce sont des occupants ; soi-disant « communauté internationale » alors qu’en fait c’est la nation blanche mondiale raciste et impérialiste.

 L’opportunisme consiste ici pour l’opposition à exploiter le soutien et les sacrifices du peuple non pas pour mettre fin à l’impérialisme, mais pour faire un deal avec lui aux dépens du régime en place. Pour cela, il lui faut réussir à convaincre les maîtres occidentaux que le régime qu’ils ont maintenu au pouvoir jusqu’à présent n’est plus le bon serviteur de leur politique et le meilleur garant de leurs intérêts, et cela sur un double plan:

 

g) À l’intérieur du pays, ses crimes, sa corruption et son impopularité font que les masses se radicalisent de plus en plus contre les puissances étrangères qui soutiennent ce régime. Les occidentaux doivent donc comprendre que les opposants sont les mieux à même de garantir la continuité de leurs intérêts car leur accession au pouvoir permettrait de contenir la colère des masses en leur donnant l’impression qu’il y a eu changement.

 h) À l’extérieur, conscient qu’il est en train de tomber en disgrâce auprès des occidentaux, le régime au pouvoir cherche des nouveaux soutiens auprès des puissances soi-disant « émergentes » qui n’ont pas d’états d’âme pour lui fournir l’aide et les moyens dont il a besoin pour se maintenir au pouvoir (ex : Chine). Donc, si les occidentaux ne veulent pas à terme « perdre » leur néocolonie, ils ont intérêt à se débarrasser du régime actuel.

 Ainsi, l’opposition petite-bourgeoise aura bien exploité le prétexte idéal, bien compris le moment opportun et bien saisi l’occasion pour se vendre aux impérialistes. Dans le contexte géopolitique africain actuel, le prétexte est la trop grande proximité des régimes au pouvoir avec la Chine; le moment c’est l’impopularité de ces régimes et l’occasion rêvée c’est quand le régime au pouvoir commet des crimes de sang de nature à choquer le public occidental au point de forcer les impérialistes à le laisser tomber ouvertement. Ces trois facteurs et d’autres sur lesquels je ne peux m’attarder ici sont autant de choses qui permettent aux occidentaux de faire oublier leurs responsabilités dans les crimes que commettent les régimes au pouvoir en Afrique tout en se donnant le beau rôle pour intervenir dans nos pays sous-couvert de soi-disant « protection  des populations civiles » et de « sauvegarde des droits humains », blablabla.              

 2.4. Pan-Obamanisme, étape suprême du néocolonialisme:

 C’est ainsi que, grâce à des opposants opportunistes et prêts à collaborer avec le diable, les occidentaux ont réussi durant les dernières décennies et continuent à imposer une nouvelle forme de néocolonialisme en Afrique: elle est incarnée par de nouvelles élites dirigeantes issues de l’opposition, petit-bourgeois moins brutaux, moins sanguinaires et apparemment (seulement selon les apparences) moins corrompus et plus compétents dans la gestion des affaires du pays que les régimes précédents. C’est ce que j’appelle le « néocolonialisme démocratique » ou la « démocratie néocoloniale » c’est-à-dire un système où le peuple a l’impression qu’il est libre parce qu’il peut choisir apparemment librement ses dirigeant/es, exercer ses libertés d’expression, d’association, de mouvement et d’entreprise sans entrave apparente, mais en fait ses ressources, sa richesse, sa terre, sa force de travail, sa culture et même son esprit sont toujours contrôlés et gérés par les impérialistes. Les exemples les plus illustratifs de cette nouvelle forme (sophistiquée et plus pernicieuse parce que difficilement reconnaissable) de néocolonialisme sont le Sénégal de l’Oncle Abdou-LeMenteur Wade, l’Afrique du Sud de l’Oncle Mandela, le Mali, le Niger, le Bénin, la Namibie, le Ghana, le Nigéria, le Centrafrique de l’Oncle Bozizé, la Jamaïque et la plupart des pays Africains-Caribéens, etc.      

 J’ai forgé les concepts de « Panafri-Nécoloniaux », « Panaffroportunistes », « Panafri-Collabos », « Panafri-Traîtres » pour désigner ces nouvelles figures incarnant les transformations du néocolonialisme en Afrique aujourd’hui. En effet, non seulement beaucoup de ces gens étaient à l’origine des panafricanistes convaincu/es (et la plupart se réclament toujours du Panafricanisme), mais aussi ceux/celles qui ne le sont pas ou ne l’ont jamais été opèrent dans un cadre et servent un système pervers qui a réussi à utiliser et subvertir la vision, les valeurs, le discours, les mécanismes et les institutions du Panafricanisme pour perpétuer l’oppression et l’exploitation du peuple Africain (tout le contraire du vrai Panafricanisme).

 Au Cameroun, cette collaboration de l’opposition petite-bourgeoise avec les impérialistes a conduit à la situation rocambolesque où aujourd’hui, ce sont les militant/es du dictateur Biya qui ont récupéré les valeurs et tiennent les discours d’anti-impérialisme, d’indépendance nationale, de souveraineté africaine et se posent comme les remparts contre l’impérialisme américain (cf. http://www.cameroon-info.net/stories/0,29758,@,man-uvres-les-etats-unis-veulent-mettre-le-cameroun-a-feu-et-a-sang.html). Heureusement, le peuple n’y croit pas; mais le fait que les intellectuel/les et politicien/nes des oppositions Africaines abandonnent le terrain de l’anti-impérialisme aux régimes néocoloniaux en place montre à quel point ils/elles sont devenu/es problématiques, douteux/ses et suspect/es. Pour se racheter, ils/elles se réfugient derrière une acrobatie conceptuelle et idéologique dans laquelle ils/elles veulent nous faire croire que leur collaboration avec les impérialistes n’est pas une relation néocolonialiste. Dans cette logique négationniste et cette rhétorique révisionniste, le chat n’est plus le chat, le chien n’est plus le chien: ainsi, quand les occidentaux soutiennent les régimes en place ils sont impérialistes; mais quand ils soutiennent les opposant/es, ces dernier/ères veulent nous faire croire que du jour au lendemain, leurs nouveaux parrains occidentaux  se sont plus des impérialistes mais des soi-disant « amis  de l’Afrique ». Décidément, les opposant/es Africain/es prennent leurs peuples pour des cons.

 L’ignorance ou l’arrogante indifférence de nos intellectuel/les et militant/es panafricanistes vis-à-vis de cette évolution du néocolonialisme sont une des causes qui expliquent que la plupart n’ont pas pu comprendre et éviter le piège de l’Obamanisme. En effet, ce sont l’opportunisme, le collaborationnisme, l’intégrationnisme, le révisionnisme et le négationnisme de la petite bourgeoisie opposée aux régimes en place déjà contenus et mis en œuvre dans le processus de transformation du néocolonialisme sur le Continent et dans les Caraïbes qui ont rendu possible et ont été développés à un niveau d’excellence dans la fabrication et l’imposition du mythe, de la supercherie, du mensonge, la confusion et l’hallucination Obama. Il n’est donc pas étonnant que dès le départ, les petit/e-bourgeois/es opposant/es Africain/es ont cru que la sélection de l’Oncle Tom Obama dans la Maison des Blancs est une chance unique pour obtenir le soutien des Serpents Unis à leurs efforts de changement de régime et de prise de pouvoir dans leurs pays respectifs. Panobamanistes convaincus et Panafropportunistes zélé/es, ce n’est pas un hasard non plus s’ils/elles s’accrochent toujours à l’Oncle Tom Obama et à Sarkoléon-Le Fou pour prendre le pouvoir dans leurs pays, même après que ceux-ci aient ouvertement commis autant de crimes contre l’Afrique et les Africain/es et montré qu’ils n’accepteront pas l’idée de pays Africains indépendants et maîtres de leur destin. Cette « malédiction Obama » représente la plus grave menace qui pèse sur la liberté et l’avenir de l’Afrique aujourd’hui parce qu’elle est une intériorisation du néocolonialisme et une autolégitimation de l’oppression par quoi on a réussi à nous faire respecter, admirer, aimer, soutenir et imiter comme modèles les pires suppôts de l’impérialisme et les pires ennemis intérieurs de l’Afrique et du Peuple Noir. Ainsi, les opposant/es Africain/es approuvent, légitiment, enseignent et transmettent à nos peuples et à nos enfants une éthique collaborationniste et de trahison dans laquelle servir l’oppresseur est érigé en vertu alors que combattre l’oppresseur est condamné et diabolisé comme étant du soi-disant « extrémisme ». C’est cet état d’esprit qui explique que depuis l’avènement de Oncle Tom Obama, nous avons perdu beaucoup d’ami/es et de camarades qui nous reprochaient notre soi-disant « radicalisme ». (En fait, nous sommes des Ancestralistes, c’est-à-dire des Panafricanistes resté/es fidèles à l’expérience et aux enseignements des Ancêtres, notamment en ce qui concerne la véritable nature et les manipulations du système occidental: Babylone).

 2.5. Feymans et autres Escrocs politiques et Profiteurs d’Apocalypse:

 Un autre important aspect de l’éthique opportuniste qui mine l’opposition petite bourgeoise Africaine c’est son escroquerie politique. Par là, j’entends la manie que nos opposant/es ont de se précipiter dans les medias, ambassades, ministères et palais présidentiels occidentaux pour revendiquer la paternité et la responsabilité des actions, luttes, accomplissements, réalisations et sacrifices des masses ou de leurs concurrents politiques, afin de faire croire aux occidentaux qu’ils représentent une force politique et/ou sociale importante qu’il est de leur intérêt de soutenir. Moins le peuple suit leurs mots d’ordre et réagit à leurs appels, plus ils font du tapage et des bruits dans les media, les ambassades et autres locaux des gouvernements  occidentaux.

 2.5.1. Ainsi, au Cameroun, tout le monde sait que depuis plus d’une décennie, la plupart des actions et soulèvements populaires sont de caractère spontané. Mais entretemps, il s’est constitué une véritable clique d’opportunistes et profiteurs d’apocalypse cyniques qui passent leur temps se procurer les photos et autres preuves des manifestations et de la répression des populations pour les apporter aux media, ONGs et diplomates occidentaux et les publier sur internet en même temps que des communiqués et des déclarations de presse pompeux et mégalomaniaques pour faire croire qu’ils seraient les organisateurs de ces actions et manifestations populaires. Certains en ont même fait une industrie qui leur a permis de collecter des titres auprès et s’enrichir grâce aux fonds reçus d’organisations, fondations et gouvernements occidentaux pour soutenir leur soi-disant « travail en faveur de la démocratie et des droits humains dans leur pays ». Cela s’appelle la feymania, c’est-à-dire l’industrie de l’escroquerie, du faux et de la manipulation. Feymans politiques et sociaux, soldats de l’internet et généraux des media, des computers et des cybercafés, les opposant/es petit-bourgeois/es comptent sur le dictateur pour réprimer dans le sang les actions et manifestations populaires spontanés qui ne manqueront pas d’avoir lieu avant, pendant et après les élections.

 2.5.2. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre pourquoi tant de groupes ont revendiqué l’action menée par quelques personnes armées sur le pont du Wouri le 29 Septembre dernier, un épisode symptomatique de l’opportunisme et du cynisme de l’opposition petite-bourgeoise Africaine. C’est le même état d’esprit qui explique que chaque opposant/e Camerounais/e revendique ce qu’ils/elles croient tous/tes être le « mérite » d’avoir amené les occidentaux à « lâcher » Biya. La vérité historique est que chacun/e d’eux/elles a contribué peu ou prou à influencer l’attitude des occidentaux. Cela n’a pas toujours été fait professionnellement, c’était très souvent bricolé, poussif et hasardeux, mais normalement ils/elles auraient dû partager solidairement et avec humilité leurs succès politiques et diplomatiques tout en assumant ensemble et avec courage leurs erreurs et leurs échecs. Malheureusement, ils passent le temps à se glisser des peaux de banane sous les pieds, se dénigrer et se calomnier mutuellement et/ou collectivement,  se faire des coup-bas, des débauchages et toutes sortes de mesquineries et de bassesses innommables et innombrables.

 En fait, toutes ces attitudes négatives confirment ce qui est connu depuis toujours, à savoir qu’en plus d’être incorrigiblement opportunistes, les petit-bourgeois/es sont désespérément individualistes, chroniquement indiscipliné/es, viscéralement égoïstes, pathologiquement égocentriques et maladivement mégalomaniaques. On comprend ainsi pourquoi ils sont si réticents à et si incapables de s’unir et s’organiser ensemble pour mobiliser plus efficacement et plus durablement les masses.

 2.6. Divisions internes, Méfiance généralisée et Faiblesse organisationnelle:

 

Je viens de souligner le manque chronique d’unité de l’opposition petite-bourgeoise Africaine. C’est ainsi qu’au Cameroun, alors que les opposants  en exil appellent au boycott des élections du 9 Octobre, ceux de l’intérieur ont décidé d’y participer. Les exilés ne pourront pas imposer le mot d’ordre de boycott des élections au pays car, n’en déplaise leurs déclarations intempestives dans les media et sur le net, ils n’y ont pas de structures d’action opérationnelles capables de perturber ou empêcher le déroulement des élections. L’opposition interne (celle qui pourrait perturber ou empêcher les élections parce qu’elle est physiquement présente sur place au pays) n’accepte pas l’idée d’aller se sacrifier au front en confrontant les policiers et militaires du régime sur le terrain pour que des exilés restés bien au chaud dans leurs maisons en Europe, aux Serpents Unis et en Afrique de l’Ouest viennent récolter les fruits de leurs sacrifices. La vérité est que même si elle le voulait, elle ne le pourrait pas car, tout comme les exilés, les opposants du pays ont consacré les dernières années plus d’énergie et de ressources à courtiser les occidentaux pour qu’ils laissent tomber Biya qu’à mettre sur pied les structures opérationnelles efficaces qui auraient permis de le dégager et de libérer le pays par leurs propres moyens.

 2.6.1. Déjà au sein des deux groupes règne une méfiance profonde entre des différents leaders, militant/es et organisations qui ne se gênent pas parfois pour s’insulter copieusement sur le net et dans les media (voir les divisions qui ont miné le CODE en Europe et la CAMDIAC aux Serpents Unis). Entre les exilés et les locaux, l’échec de tentatives d’entreprendre des actions communes et le manque de suivi de certaines activités ces dernières années (2009, 2010 et 2011 notamment), tout cela sur fond d’accusations réciproques d’autocratisme, de culte de la personnalité, de mégalomanie, de tribalisme et de détournements de fonds. Il y aussi eu la méfiance et les tensions nées des et exacerbées par les soupçons portés sur certains exilés d’être les poulains préférés des pays occidentaux en cas de changement de régime au Cameroun. Toutes ces choses ont fait qu’il ne peut plus y avoir une réelle alliance entre les opposants exilés et ceux de l’intérieur.

 2.6.2. Il est important de s’attarder sur ces divisions car c’est cette faiblesse qui explique que les deux groupes s’en remettent aussi complètement au soutien occidental. En effet, comme souligné plus haut, les révolutionnaires ne comptent que sur eux/elles-mêmes pour renverser le régime oppressif au pouvoir. Dans ce sens, ils/elles sont intransigeant/es sur les questions d’auto-organisation et autres principes de la lutte révolutionnaire comme la solidarité, le soutien réciproque, la responsabilité mutuelle, la discipline individuelle et collective, autant de valeurs qui supposent un minimum d’unité et de confiance réciproque. Un/e révolutionnaire a toujours confiance à un/e autre révolutionnaire parce que tous/tes deux sont prêt/es, formé/es et déterminé/es à se battre jusqu’au sacrifice suprême pour leurs idéaux communs et leur peuple. En revanche, les opportunistes n’ont jamais confiance en personne, pour la raison toute simple qu’ils/elles savent eux/mêmes qu’ils/elles ne sont pas prêt/es à mourir pour leurs idées et leur peuple et ont tendance à projeter cette mentalité opportuniste et collaborationniste et cette éthique de lâcheté et de traîtrise/trahison sur les autres. C’est pourquoi s’il est en général plus facile pour un/e opportuniste d’abuser de la bonne foi de révolutionnaires, il est plus difficile pour les opportunistes de tromper d’autres opportunistes car ils/elles se connaissent tous/tes trop bien. C’est pourquoi au Cameroun comme au Congo et partout ailleurs en Afrique où la petite bourgeoisie pro-occidentale constitue la majorité des forces d’opposition, il n’y a pas et il n’y aura jamais d’unité politique et organisationnelle. Donc, ceux/celles qui parmi nous espèrent toujours que les opposants Africains réussiront à s’entendre et s’unir autour d’un/e candidat/e commun/e et d’un même programme politique attendront longtemps.

 2.6.3. On peut se demander: alors que les défauts que nous avons diagnostiqués  compromettent leurs chances de faire partir le régime au pouvoir, pourquoi les opposant/es Africain/es ne changent jamais ? La réponse: c’est simplement parce qu’ils/elles ne comptent pas sur leurs propres forces pour faire partir le régime au pouvoir, mais sur le parrainage et l’intervention de leurs parrains et maîtres occidentaux. En effet, c’est à ceux-ci que l’opposition petite-bourgeoise et réformiste Africaine s’en remet pour forcer les régimes actuels (qu’ils avaient eux-mêmes installé et qu’ils maintiennent au pouvoir) à quitter le pouvoir et pour l’installer, elle, au trône. En d’autres termes, nos opposants font le choix conscient et délibéré de devenir les nouvelles marionnettes du néocolonialisme occidental. Ceci permet de dire que les opposants petit-bourgeois sont des gros paresseux et de grands fainéants qui ne sont pas prêt/es à bosser dur, souffrir et faire des sacrifices comme il se doit quand on veut vraiment libérer son pays. Mais comme ils sont sûrs que leurs maîtres occidentaux vont faire le boulot pour eux, ils/elles se concentrent plutôt sur le partage anticipé des postes et des privilèges dans le futur régime. C’est pourquoi, personnellement, je n’ai pas été surpris d’apprendre que nos opposants sont déjà en train de se répartir les postes dans le futur gouvernement de soi-disant « union nationale » et de « transition » et les sociétés d’état, avant même que Biya et ses acolytes n’aient été chassés du pouvoir!

 2.7. Les contradictions et la tragédie des « Panafri-Con/nes »

 Dans l’opposition Africaine, il existe une deuxième catégorie de Pan-Obamanistes que j’ai baptisé les « Panafri-Con/nes ». Il s’agit de ces panafricanistes qui pensent que puisque selon eux/elles, nous n’avons pas les moyens de vaincre les impérialistes, il faut cesser de les confronter ouvertement. Au contraire, il faut s’approcher d’eux, se faire accepter par eux, entrer dans, maîtriser et utiliser leurs structures, techniques et méthodes pour prendre d’abord le pouvoir (entrisme). Et une fois qu’on y est parvenu/es, on peut alors selon eux/elles soi-disant « effectivement changer les choses, faire avancer l’Afrique et améliorer la situation du Peuple Noir ». Ils/elles ont soutenu Obama parce qu’ils/elles voyaient en lui l’exemple actuel et la preuve historique de l’efficacité de leur stratégie. Sur le Continent, leurs modèles sont Mandela (hier), Gbagbo (plus récemment) et Alpha CONDÉ (maintenant).

 2.7.1. Je les ai appelé « Panafri-Con/nes » parce qu’il faut être vraiment naïf/ve pour croire que tu peux battre les occidentaux à leur propre jeu. Car l’impérialisme n’est pas un jeu de cache-cache psychologique, mais un  rapport de forces brutal, violent et sanglant. C’est pour cela qu’il n’y a pas d’exemple d’un/e seul/e Africain/e qui ait réussi à infiltrer et subvertir avec succès le système raciste et impérialiste occidental (Babylone) pour le bien du Peuple Noir. Soit ils/elles finissent tous/tes par se plier au diktat et servir les oppresseurs occidentaux au détriment de leurs peuples (devenant ainsi des « Panafrinéocoloniaux ») ou ils/elles sont brutalement et impitoyablement éliminé/es. Donc, les Panafri-Con/nes ne sont rien d’autre que des opportunistes résigné/es et défaitistes et des intégrationnistes qui ont manifestement peur ou sont fatigué/es de confronter l’impérialisme. Ce sont eux aussi des jongleurs et des fraudeurs (feymans) qui essaient de nous vendre leur lâcheté comme une tactique  intelligente et incontournable au service d’une stratégie faussement visionnaire pour atteindre par des voies détournées le but de la libération de l’Afrique et du bien-être des Africain/es. C’est pourquoi je dénonce les Panafricon/nes comme étant des « Panafri-Défaitistes », « Panafri-Lâches », « Panafri-Peureux/ses », « Panafri-Fatigué/es », etc.).

 

2.7.2. Au Cameroun, l’opposition déjà divisée s’est déchirée face à la crise ivoirienne. Les Panafricon/nes ont soutenu Gbagbo et par conséquent condamné vivement et combattu l’intervention militaire française / occidentale. Quant aux Panafrinéocoloniaux, ils/elles ont soutenu Ouattara et approuvé l’intervention militaire française / occidentale.  Les yeux des Panafricon/nes se sont ouverts après les interventions criminelles et les massacres de Oncle Tom Obama et Sarkoléon-Le Fou et leurs alliés de l’OTAN en Côte d’Ivoire et plus tard en Lybie. C’est à ce moment que, déçu/es et désillusionné/es,ils/elles ont eu l’honnêteté de reconnaître qu’en dénonçant et rejetant la confusion Obama depuis le début, c’est nous qui avions raison. (Aujourd’hui, un des plus proéminents d’entre eux qualifie carrément Oncle Obama de « diable »). Ils/elles ne croient plus en Oncle Obama et admettent qu’il serait dangereux de s’appuyer sur et collaborer avec lui pour réaliser des changements de régime en Afrique. Le problème c’est qu’ils/elles ont perdu tellement de temps et d’énergie à chanter les louanges de leur ancien (anti-)héros présidentiel, à tout faire pour lui plaire et obtenir son soutien et à le défendre et protéger contre nos attaques qu’ils n’ont pas aujourd’hui les structures, moyens, ressources propres et les militant/es et supporters indispensables pour faire partir Biya. Conséquence : ils/elles se croient obligé/es de poursuivre leur alliance avec les Panafrinéocoloniaux, ce qui en fait signifie qu’ils/elles reviennent à la case départ de la malédiction Obama, c’est-à-dire la collaboration avec Oncle Tom Obama et Sarkoléon-Le Fou (en un mot : l’impérialisme; et cette vérité-là, toutes leurs acrobaties conceptuelles révisionnistes et négationnistes ne peuvent la masquer).

 

2.7.3. L’autre chose qui m’inquiète avec les Panafricon/nes c’est que, comme leur idole Gbagbo à l’époque, ils/elles semblent ne jamais avoir compris et ne jamais pouvoir échapper à la malédiction du tribalisme et de la xénophobie (« Panafri-Tribalisme »). En effet, alors que ce ne sont jamais eux/elles qui introduisent le tribalisme et la xénophobie dans le débat et la lutte politique dans leurs pays, curieusement et malheureusement, ils/elles sont incapables de reconnaître et éviter cette bombe à retardement que les impérialistes ont fabriqué et ce piège qu’ils ont habilement tendu pour diviser et affaiblir les Africain/es afin de mieux nous contrôler et nous exploiter. Les néocolonialistes occidentaux ont ensuite légué ces armes de division massive à leurs marionnettes du régime au pouvoir et à l’élite intellectuelle eurocentriste et l’opposition petite-bourgeoise réformiste (les Panafrinéocoloniaux) pour que le système se perpétue. Donc, en principe, les Panafricon/nes devraient savoir tout cela et par conséquent se poser comme les gardien/es intransigeant/es de l’unité de la Nation Noire. Dans ce sens, ils devraient démontrer leur engagement à ne pas reproduire les mesquines manœuvres de division des ennemis étrangers et intérieurs de l’Afrique et leur détermination à y mettre fin par la profondeur de leurs analyses, la propreté de leurs discours et choix des mots et la grandeur de leurs visions. Au lieu de quoi,  les Panafricon/nes Camerounais/es ont commis la faute (inacceptable et impardonnable du point de vue révolutionnaire) de décrire et analyser la réalité politique notamment les manœuvres du pouvoir et les contradictions de l’opposition Camerounaise en termes soi-disant « ethniques » et à travers les catégories comme soi-disant « anglo-fous » et soi-disant « franco-fous ». Et parce qu’un baron du régime Biya a avoué avoir inscrit des soi-disant « étrangers » sur les listes électorales, ils/elles en font à tort une fixation, prétendant que cela pourrait déclencher la soi-disant « bombe » du conflit électoral au Cameroun. Triste opposition !

 

En résumé, même si les Panafricon/nes méritent plus de respect que les Panafrinéocoloniaux, le fait qu’ils/elles ne comptent pas sur leurs propres forces et se croient obligées de collaborer avec les Panafrinéocoloniaux et donc de faire des compromis avec l’impérialisme et leur manque de volonté et incapacité à éviter les pièges du tribalisme et de la xénophobie les disqualifient eux/elles aussi comme acteurs/actrices crédibles de la Révolution Africaine. (Ceci est d’autant plus vrai que n’ayant pas encore fait leur autocritique obamaniste, quelle garantie avons-nous que demain, ils/elles ne recommenceront pas à soutenir Obama ou une de ses filles en compétition pour devenir la Premières Femme Noire présidente des Serpents Unis?)  

 3) Que faire alors ? « Pour La Révolution Africaine » !

 Pour résumer : la bataille électorale en cours au Cameroun aujourd’hui n’a pas un enjeu de libération nationale, mais il s’agit simplement d’une querelle de palais entre un régime et des opposants petit-bourgeois qui sont tous au service du même impérialisme occidental. Dans cette dispute familiale, l’opposition petite-bourgeoise est d’autant plus sûre du soutien de l’Oncle Tom Obama et de Sarkoléon-Le Fou que ces derniers veulent vraiment soigner leur image en Afrique après la déception et la colère que leurs actions criminelles en Côte d’Ivoire et en Lybie ont suscitées au sein de l’opinion publique Africaine. Dans ce sens, nos opposants petit-bourgeois pensent que Obama et Sarkozy ont compris que les élections présidentielles du Cameroun avec un dictateur complètement honni et un régime unanimement rejeté par le peuple leur offrent la chance unique de pouvoir montrer à peu de frais qu’ils sont vraiment pour la démocratie, les droits humains et l’état de droit en Afrique.

 

Dans un tel contexte de confusion, il est impératif de faire nôtre le mot d’ordre de l’Ancêtre Fanon pour la Révolution Africaine. Par conséquent, j’en appelle aux authentiques opposant/es Camerounais/es (les vrai/es révolutionnaires, nationalistes, anti-impérialistes, anticapitalistes et panafricanistes) à observer scrupuleusement et ne pas s’écarter des consignes suivantes:

 

3.1. Ne prenez pas part à une mascarade électorale qui ne servira à rien. Donc, le jour du vote, restez chez vous, avec vos familles, ami/es et camarades.

 3.2. Dans la crise et le(s) conflit(s) familiaux subséquents qui diviseront la sainte famille néocoloniale, Ne prenez parti et ne vous engagez ni pour un camp ni pour l’autre.

 3.3. Réduisez vos actions et limitez vos efforts à prendre les mesures de sécurité qui s’imposeront pour protéger la vie, l’intégrité physique, la santé et les biens des membres de vos organisations, de vos familles, de vos sympathisant/es, supporters et des Communautés locales, particulièrement les populations les plus vulnérables aux abus et aux exactions du régime  (notamment les enfants et les jeunes, les femmes, les paysans, les travailleurs et les sans-emplois).

 3.4. Quelque soit l’issue de la dispute familiale entre la petite bourgeoisie au pouvoir et la petite bourgeoisie dans l’opposition, poursuivez votre travail d’information, d’éducation et d’organisation pour vous préparer et préparer les masses populaires à la Lutte pour la Véritable Libération et le Vrai Changement qu’il faudra mener dans les mois et années à venir.

 3.5. Dans ce sens, ne vous laissez pas culpabiliser, manipuler ou intimider par les deux camps ; ne cédez pas à leur chantage et ne tombez pas dans le piège qu’ils tendent aux masses camerounaises.

 3.6. En effet, comme nous l’avons vu plus haut, d’un côté le régime au pouvoir utilise le fait que ses maîtres occidentaux soutiendraient maintenant les opposants pour se présenter comme le seul défenseur de l’indépendance et de la souveraineté de l’Afrique et de la dignité des Africain/es. Dénoncez clairement et fermement cette propagande mensongère et cette manœuvre opportuniste et amenez les masses à ne pas prendre le parti de ce ramassis de criminels incompétents et corrompus qui ont pillé le pays pour servir précisément ces oppresseurs occidentaux qui veulent se débarrasser d’eux aujourd’hui (comme on jette du papier de toilette usé et des citrons bien pressés pour les remplacer par des nouveaux). Dans ce sens, si vous voyez un jour des légionnaires français et des Green Berets serpentsuniens venir attraper Biya dans ses palais de Mvomekaa ou Etoudi, ne pleurez pas sur son sort et ne vous interposez pas pour le défendre.

 3.7. De l’autre côté, ne suivez pas et ne soutenez pas ces opposants petit-bourgeois qui ont pactisé avec le diable occidental juste pour remplacer Biya au pouvoir et poursuivre la même politique de protection et de renforcement des intérêts impérialistes au Cameroun. Ne vous laissez pas embobiner par le soutien occidental qu’ils font miroiter aux masses comme soi-disant preuve et garantie que les occidentaux vont effectivement lâcher Biya et les installer au pouvoir. Cela est fort possible. Et de fait, les contradictions et faiblesses du régime Biya sont si flagrantes que Oncle Tom Obama et Sarkoléon-Le Fou n’ont même pas besoin d’envoyer leurs armées (qu’ils réservent en fait pour leurs futures attaques contre l’Iran) pour le dégager et ainsi laver leur conscience impérialiste criminelle en se donnant le beau rôle en Afrique.  Mais justement, faites remarquer à nos opposants petit-bourgeois que si c’est vrai qu’ils ont le soutien de Oncle Tom Obama et Sarkoléon-Le Fou, ils ne devraient donc plus avoir besoin que vous alliez vous exposer aux balles du régime. Et dans ce cas, ils n’ont qu’à sortir et se faire tirer dessus eux-mêmes;

 3.8. Demandez à nos opposants petit-bourgeois quel est le prix qu’ils vont payer pour bénéficier du soutien et de l’aide des impérialistes. En effet, quels sont les termes de l’accord qui les lient à Oncle Tom Obama et Sarkoléon-Le Fou ? Montrez à nos politicards et réformistes et défaitistes que vous n’êtes pas dupes, en leur rappelant que depuis des siècles d’impérialisme, il est toujours vérifié que quand les occidentaux soutiennent des dirigeants des pays non-européens, ces gens ne travaillent jamais pour le bien de leurs peuples, mais se révèlent toujours être des marionnettes au service des intérêts occidentaux. Par conséquent, Ne soutenez pas la soi-disant « Transition » qu’ils sont en train de négocier et veulent instaurer avec la bénédiction et sous le patronage et le contrôle de leurs maîtres occidentaux.

 3.9.  Continuez à vous informer, éduquer et organiser et à informer, éduquer et organiser les masses pour préparer la Véritable Lutte de Libération à venir.

 4. Rejetez le mythe du « Printemps Arabe » et autres mythes anti-Africains forgés par les oppresseurs pour nous amener à penser que nous serions des incapables:

 En effet, les intellectuel/les et les politiciens de l’opposition petite-bourgeoise Africaine ont tendance à culpabiliser le peuple Africain en prétendant que nous ne nous battrions pas assez et nous ne ferions pas assez de sacrifices pour notre liberté. Hier, c’était le soi-disant « Vent de l’Est » qu’on nous vantait comme modèle de lutte pour la démocratie. Ces jours-ci, la mode consiste à nous donner tout le temps l’exemple arabe et à nous vanter les mérites du soi-disant « Printemps Arabe ».

 4.1. C’est le discours que me tenaient il y a quelque temps ici certains de ces opposants. Quand je leur faisais remarquer leur manque total d’organisation et de structure opérationnelle sur le terrain et critiquais leur collaboration avec les impérialistes, ils se sont lancés dans une éloge sans bornes du « printemps arabe » en concluant que c’est maintenant le moment pour les Africains « Sub-sahariens » (ce sont leurs mots, pas les miens) de soi-disant « prouver » que nous aussi nous soi-disant « méritons » la démocratie et sommes prêts à soi-disant « mourir pour nos droits ». Selon eux, ce n’est qu’ainsi que nous pourrons à notre tour obtenir le soi-disant « respect » et bénéficier du soutien de la soi-disant « communauté internationale ».

 4.2. Ce côté donneurs de leçons est typique de nos opposants petit-bourgeois arrogants et pédants. Quand nous et les générations suivantes de Combattant/es de la Liberté, nous nous battions sur le terrain au pays, beaucoup de ces apprenti-stratèges politiques travaillaient dans les organisations impérialistes et autres institutions occidentales (soi-disant « internationales »). Après y être restés plus d’une dizaine et parfois vingtaine d’années, ces opposants de la vingt-cinquième heure se croient qualifiés  pour nous donner des leçons aujourd’hui et se comportent comme s’ils étaient les messies que le peuple attendait depuis des années pour le conduire à la terre promise.

 4.3. Il faut fermement rappeler et demander à ces suppôts de l’impérialisme et adeptes de la haine de soi, qu’il y a vingt à trente ans, quand nous organisions des grèves et manifestations qui ont paralysé nos pays pendant près d’une année au Cameroun et au Togo; quand nous renversions les dictateurs au Mali, au Niger et au Bénin; quand nous confrontions les pires dictatures sur les campus et dans les rues de Lubumbashi et Kinshasa, Libreville et Port-Gentil, Brazzaville et Bangui, Kigali et Bujumbura, Benin City et Lagos, Nairobi et Mombassa, Addis-Abeba et Asmara, Ndjamena et Kampala, Abidjan et Ouagadougou, etc.; quand nous mettions fin au règne de terreur de Duvalier et ses Tontons Macoutes à Haïti; quand nous résistions à l’invasion américaine de Grenade; etc. où étaient leurs héros arabes qu’ils célèbrent aujourd’hui si bruyamment ? Où étaient à l’époque CNN, TV5, BBC, VOA, ABC, Al-Jazeera pour montrer au monde entier avec quel courage, quelle abnégation, quelle solidarité, quelle efficacité et quelle détermination la jeunesse et les masses Africaines, ensemble avec nos Mères, nos Pères et nos Grands-parents, nous nous battions et continuons de nous battre pour notre Liberté, notre Dignité et nos Droits ?

 4.4. En fait, c’est toujours ainsi qu’opère le racisme anti-africain. En effet, comme on le voit depuis dans le cadre de la lutte pour rétablir la vérité sur l’apport de chaque peuple à l’histoire universelle, notamment sur l’origine Africaine de l’Égypte Antique (Kemet), les oppresseurs occidentaux et leurs complices arabes, juifs et asiatiques font toujours croire que les Africain/es n’auraient rien contribué à la marche de l’histoire. Ainsi ce que nous avons apporté à l’humanité hier et ce que nous lui apportons aujourd’hui est systématiquement passé sous silence, ignoré et nié. Au contraire, même si nous ne demandons rien à personne, tout ce que les autres font longtemps après nous, ils viennent nous les brandir au nez et nous obliger à accepter que ce sont eux qui auraient commencé / inventé / produit cela, alors que bien souvent,  ils les ont appris de nous ou même parfois volé chez nous. Mais comme nous avons parmi nous des élites intellectuelles et politiques assoiffées d’être reconnues par les maîtres oppresseurs et travaillant pour leurs institutions, multinationales et gouvernements, ces parasites opportunistes et arrivistes vont toujours s’empresser de répéter comme des perroquets ce que leurs maîtres étrangers leur dictent de dire contre leur propre peuple.

 4.5. Or la vérité historique est que: aucun peuple sur cette terre ne s’est autant battu que le Peuple Noir, pour la simple raison que nous avons une histoire unique qui nous a fait nous retrouver par choix ou par force dans tous les coins de la terre, dans les moments historiques cruciaux et sur tous les champs de bataille où les plus grandes causes de l’humanité ont été en jeu. Voir ces quelques exemples choisis délibérément plus ou moins en dehors du Continent: Judaïsme/Christianisme/Bouddhisme/ Islam; Peuplement et Humanisation de l’Asie et du Pacifique; Maroonisme/Quilombisme/Palenquisme aux Amériques; Haïti; Révolution Bolivarienne; Révolution Française; le Panafricanisme/Garveyisme hors du Continent; Révolution Russe; 1è et 2è Guerres Tribales Européennes (soi-disant « guerres mondiales »); Guerre d’Espagne; Révolution Chinoise; Révolution Cubaine; Mouvement pour les Droits Civiques aux Serpents Unis; Révolution Vietnamienne; Luttes des Sans-Papiers en France; Questions des Minorités, de l’Immigration et l’Asile en Europe; Nouvelle Révolution Bolivarienne et Chavisme; l’Indigénisme dans les Amériques; etc.). Si ces ignorant/es ou aliéné/es ne connaissent pas et ne peuvent pas apprécier la glorieuse et s/héroïque histoire du Grand Peuple Noir, qu’ils/elles ne viennent pas nous donner de faux complexes d’infériorité ! Qu’ils/elles se taisent et aillent se cacher chez eux/elles ou chez leurs maîtres étrangers; mais, de grâce, qu’ils/elles nous foutent la paix et nous laissent continuer la Lutte pour la Libération et la Reconstruction de l’Afrique tranquillement !                        

 4.6. Cela est particulièrement vrai dans le cas du soi-disant « Cameroun », cette terre bénie des Ancêtres qui a donné à l’Afrique beaucoup de ses plus valeureux/ses Combattant/es de la Liberté et de ses plus compétent/es Leaders et Cadres Révolutionnaires. En effet, que ce soit les partis politiques, les syndicats et autres organisations de travailleurs, les paysans, les mouvements estudiantins et de jeunes, les organisations des femmes, les intellectuel/les et artistes, les entrepreneur/ses économiques, les mouvements spirituels et religieux, ce pays a une tradition et une culture de résistance qui honorent la race Noire et dont nous pouvons être fiers/ères. Nous ne devons donc pas nous laisser déstabiliser et distraire par des militant/es de la vingt-cinquième heure qui prennent leur nombril pour le centre de l’Afrique. S’ils/elles sont vraiment convaincu/es que nous ne nous battons pas assez, qu’ils/elles aillent alors eux/elles-mêmes confronter la police et l’armée de Biya sur le terrain pour nous montrer de quoi ils/elles sont capables.

  5) Conclusion: La Lutte Continue. Fait-quoi, Fait-quoi, Nous Vaincrons !

 Comme je l’ai amplement montré, la « malédiction Obama » (c’est-à-dire cette obsession qu’a la classe politique Africaine, pouvoir et opposition confondus, de plaire aux impérialistes occidentaux et d’obtenir leur bénédiction et leur soutien avant de et pour faire quoique ce soit) est le problème majeur qui mine la politique africaine aujourd’hui. Nous avons vu que chez les opposant/es petit-bourgeois/es Africain/es, cette attitude s’explique par leur manque d’organisation, leurs faiblesses, leurs contradictions, leur opportunisme, leur défaitisme, leur lâcheté, leur résignation, leur désespoir et leur fatigue. Convaincu/es que l’impérialisme occidental ne peut pas être vaincu, ils/elles s’en accommodent (accomodationnistes). Croyant qu’il est indestructible, ils ne pensent plus à le défaire mais simplement à le réformer (réformistes).

 Contrairement à ce ramassis de réactionnaires, les Révolutionnaires Africain/es réaffirment la nécessité et  l’urgence d’une libération totale et une transformation radicale du Cameroun. Ils/elles s’engagent à poursuivre leur travail d’éducation, d’organisation et de mobilisation pour réaliser cette révolution.  Dans ce processus, ils/elles ne demandent ni la permission ni le soutien des impérialistes car :

 5.1. Les Vraies Révolutionnaires comprennent que la liberté ne se donne pas mais s’arrache;

 5.2. Les Révolutionnaires Africain/es sont confiant/es en la victoire finale sur les dictatures, le néocolonialisme et l’impérialisme car ils/elles marchent sur les traces, s’inspirent, revendiquent et se réclament d’une lignée unique de Grandes Femmes et de Grands Hommes qui ont sacrifié leur vie pour la Liberté et la Dignité du Peuple Noir. Nous sommes fiers/ères d’émuler ces Ancêtres S/Héroïques et déterminé/es à accomplir et réaliser leur vision de la Libération et la Reconstruction de l’Afrique et de la Restauration de la Dignité et la Réalisation de la Prospérité des Africain/es sur le Continent et dans la Diaspora.

 5.3. Les Ancêtres ont béni la province Africaine mal-nommée par les colonisateurs occidentaux  « Cameroun » en lui transmettant cette Tradition Révolutionnaire Africaine millénaire. Ainsi, c’est avec respect, humilité, mais avec confiance et détermination que nous invoquons et appelons les Ancêtres Atangana, Bell, Um Nyobe, Osende Afana, Kingue, Moumié, Ouandié, Ekemeyong (Veuve Moumié), Mongo Beti, Ela, Taku, Tiwa; les plus de 1.500.000 Martyr/es génocidé/es par la France coloniale et néocolonialiste; les autres millions de victimes des colonisations, viols, et génocides  perpétrés par les allemands et les anglais; en un mot tous/tes les Martyr/es Camerounais/es de la colonisation et du néocolonialisme tombé/es sur tous les champs de bataille du pays (Bamenda, Loum, Nkongsamba, Buéa, Limbé, Édéa, Éséka, Douala, Yaoundé, Sangmelima, Ebolowa, Ambam, Bertoua, Kribi, Obala, Mbalmayo, Maraoua, Ngaoundéré, Garoua, Abong-Mbang, Bafoussam, Foumban, Bandjoun, Bafang, Dschang, Bangangté, Yabassi, Bafia; etc.). Nous les appelons à nous guider, nous bénir et nous soutenir dans cette lutte que nous menons pour réaliser leur rêve d’un Cameroun et d’une Afrique totalement libérés, unis et prospères.

 À bas la malédiction Obama !

À bas Sarkoléon-Le Fou!

À bas Biya et les dignitaires et profiteurs de son régime corrompu et sanguinaire, valets de l’impérialisme occidental !

Au diable les opposants petit-bourgeois, opportunistes, défaitistes, fatigués, lâches, peureux, intégrationnistes, réformistes au service de l’impérialisme occidental !

Vive la Révolution Africaine !

 La lutte continue.

Pour le Cameroun, l’Afrique et le Grand Peuple Noir partout à travers le Monde, quoi qu’il advienne, nous vaincrons !

 

 

Senfo TONKAM

7 Octobre 7011

La Maison de l’Exil Babylonien.

Babylone-Hambourg, Babylone-Allemagne.