Blé Goudé

 

Le Ministre Charles Blé Goudé, ancien Secrétaire Général de la FESCI et président de la COJEP a été enlevé le jeudi 17 Janvier au Ghana par la police ghanéenne et directement extradé vers la Côte d’Ivoire où il est, selon nos informations, actuellement torturé dans les locaux de la DST à Abidjan par les forces tortionnaires de Alassane Dramane Ouattara.

Les dérives liberticides répétées du régime ghanéen contre les exilés politiques ivoiriens présents sur son sol sont extrêmement préoccupantes et marquent un tournant dangereux pour un pays qu’on présente comme un «exemple de démocratie en Afrique» et qui a été par le passé, un réceptacle fertile pour les exilés de toutes nationalités, fuyant la répression de régimes totalitaires dans leurs pays.

Cet autre enlèvement d’un proche collaborateur du Président Gbagbo, après celui du Ministre Lida Kouassi Moise au Togo en juin  et de Koné Katinan à Accra en Septembre 2012, montre les accointances périlleuses des autorités Ghanéennes avec le pouvoir dictatorial et sanguinaire de Alassane Ouattara, installé par la France pyromane au pouvoir en Côte d’Ivoire. La frénésie sécuritaire de Ouattara, qui se manifeste par des arrestations intempestives d’opposants et de militaires dans le pays, traduit le manque d’assurance d’un régime antipopulaire qui use et abuse d’une rhétorique verbeuse sur la «nécessité de la réconciliation nationale en Côte d’ivoire», pour traquer ses opposants politiques. D’ailleurs, l’opinion attend toujours que les auteurs des crimes de guerre commis par la rébellion réactionnaire de Alassane Ouattara contre les populations ivoiriennes entre 2002 et 2011, y compris les responsables du génocide du peuple Wè qui a fait 800 morts en 36 heures, soient mis aux arrêts et jugés.

Alors que les ivoiriens attendent toujours les «pluies de milliards sur la Côte d’Ivoire» promis par Ouattara pour ameliorer leur quotidien, force est de constater que c’est un déluge d’enlèvements, d’emprisonnements et de barbarie indescriptible qui s’abat sur le pays et met à nu, l’imposture caractérielle d’un aventurier politique qui a prouvé qu’il était prêt à tout pour assouvir sa soif inextinguible du pouvoir.

L’acharnement répressif contre les partisans du Président Gbagbo en Côte d’ivoire et en exil, ne contribuera assurément qu’à approfondir le fossé, déjà grand, entre les deux camps politiques qui s’affrontent en Côte d’Ivoire depuis le décès du Président Houphouet Boigny en 1993, et alimentera davantage le sentiment de vengeance chez les «vaincus» d’aujourd’hui, rendant illusoire toute idée «réconciliation nationale», que claironne du bout des lèvres, à longueur de journée, le régime tribalo-fasciste d’Abidjan.

Considérant ce qui précède, le Conseil National pour la Résistance/Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN) :

Apporte son soutien ferme au Ministre Charles Blé Goudé et à tous les détenus politiques en Côte d’Ivoire. A tous les autres exilés politiques encore au Ghana, le CNR apporte son réconfort et ses encouragements et les appelle à la prudence et à la vigilance, face à la situation actuelle;

 Appelle le régime fantoche de Ouattara à se départir de l’esprit de haine et de règlement de comptes, contre les partisans du président Gbagbo, qui l’anime depuis son installation au pouvoir par l’armée française en Avril 2011, et à s’engager résolumment, dans un processus de réconciliation vrai, honnête et sincère, seul capable de ramener une paix durable en CI et non cette paix des cimetières que nous vivons en ce moment;

Demande instamment aux autorités Ghanéennes de cesser les persécutions contre les réfugiés politiques ivoiriens installés sur son sol et à respecter la Convention de Genève dont le Ghana est signataire.

Hambourg, ce 19 Janvier 2013

 

Tene Sop

Secrétaire Général du

Conseil National pour la Résistance/Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN)