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Burkina Faso: Il faut arrêter le Capitaine Compaoré!

Suite à la décision du Capitaine Blaise Compaoré de re-modifier l'article 37 de la constitution afin de se garantir un pouvoir à vie, l'opposition Burkinabè et les mouvements de la société Civile ont appelé à la résistance générale en lançant une campagne de désobéissance civile et une série de manifestations populaires qui ont commencé ce 28 Octobre à Ouagadougou. Les mouvements de protestation qui ont rassemblé plus d'un million de personnes, montrent bien le rejet par le peuple du Burkina, des projets sordides du Capitaine-Président-dictateur Blaise Compaoré.

Monsieur Compaoré en tirera-a-t-il toutes les conséquences ou s'entêtera-t-il à aller au bout de son projet de modification de l'article 37, au risque de plonger son pays dans la guerre civile?

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On peut ruser avec le peuple une fois, mais tout le temps!

En 1999-2000, une insurrection populaire faillit emporter de justesse le Capitaine Compaoré, suite à l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, adulé et chouchouté par le peuple Burkinabè. Ce mouvement porté par le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques encore appelé le Collectif National contre l'Impunité, composé de partis politiques de Gauche et des Organisations des Droits Humains avait contraint Blaise Compaoré à des réformes politiques (limitation des mandats presidentiels par l'article 37, nouveau code électoral garantissant la proportionnelle, indemnisations des victimes de la répression d'Etat depuis 1960 et le "grand pardon national" de Compaoré les larmes au yeux, au peuple Burkinabè, pour ses "erreurs")! Ces réformettes eurent néanmoins le mérite de fragiliser l'unité du Collectif National contre l'Impunité et tuèrent l'élan de mobilisation. Mais la vigilance des forces démocratiques est restée de mise. Depuis 2 ans, elles ont repris la rue, devant les manoeuvres du Capitaine Compaoré visant à rester au pouvoir au dela de son mandat en 2015, ou à opérer une succession de type monarchique au profit de son frère.

En 2015, Monsieur Compaoré devra au terme de l'accord national de 2000, quitter le pouvoir, mais il s'y refuse et tient visiblement à s'accrocher au pouvoir par tous les moyens.

Pourquoi donc cet entêtement à rester au pouvoir? Tout simplement parce que la liste des crimes du Capitaine Compaoré contre le peuple Burkinabè, en 27 ans de pouvoir, est tellement longue que le Capitaine-Président, craint légitimement de se retrouver à la MACO (prison), une fois qu'il aurait quitté le Palais Kossyam en 2015. Et ce, en dépit d'une loi d'amnistie, taillée sur mesure,  "pour les anciens Présidents de la République" que Compaoré a fait voter par le Parlement et et dont il est le seul et unique bénéficiaire!

Il faut mettre fin à la logique du coup d'état permanent du Capitaine Blaise Compaoré!

Les deux déterminations en présence: celle du peuple Burkinabè à faire respecter l'article 37 de la constitution et celle du Capitaine putschiste de se maintenir au pouvoir vaille que vaille, laisse penser qu'on va vers un affrontement inéluctable à Ouagadougou entre les forces en présence. Il faut protéger le peuple Burkinabè contre les prochaines tueries du Capitaine Compaoré. L'entêtement du Capitaine Compaoré à vouloir modifier l'article 37 n'est plus ni moins qu'un coup d'état, qui doit être considéré et traité comme tel par les Institutions Africaines et Internationales. Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine, doit très rapidement prendre des sanctions contre Monsieur Compaoré afin de l'empêcher d'aller au bout de ses funestes desseins. Il faut agir vite, le temps presse.

Considérant la situation politique actuelle au Burkina Faso, le Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN):

1. Apporte son soutien sans faille et celui de tout le peuple Camerounais, au vaillant peuple Burkinabè, à sa société Civile et à ses organisations d'avant-garde

2. Salue le rôle essentiel joué par les Organisations de Gauche que sont PDS/METBA, l'UNIR/PS, PCRV... dans la mobilisation courante

2. Demande à la Gauche Africaine de soutenir massivement la révolte du peuple Burkinabè contre le régime tyrannique du Capitaine Compaoré

3. Invite le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine à prendre des sanctions contre le régime Burkinabè afin d'empêcher énième coup d'état du Capitaine Compaoré, en cours à Ouagadougou.

4. Appelle le Capitaine putschiste Blaise Compaoré à tirer toutes les conséquences de l'immense mobilisation du peuple Burkinabè contre le tripatouillage de l'article 37 et à quitter pacifiquement le pouvoir.

5. Décide de rester informé sur la situation explosive au Burkina qui, en plus des terroristes de Boko Haram et des Djihadistes du Sahel, fait peser de sérieuses menaces sur la stabilité de la sous région Ouest-Africaine.

 

La lutte continue,

Pour la Patrie et l'Afrique , nous vaincrons

Fait à Berlin, ce 28 Octobre 2014

 

Tene Sop

Secrétaire Général du

Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN)

Contact: cameroon.resistance.council@googlemail.com