lundi 5 mai 2008
Joe la conscience, un martyr contemporain
Au commencement, était une marche pacifique de Loum à Yaoundé, pour exprimer son refus de tout tripatouillage constitutionnel au Cameroun. Regardez la vidéo montrant quelques extraits de la marche effectuée par l'artiste Joe la Conscience.
Video : Joe la conscience contre la modification de la constitution
Joe La Conscience depuis la prison de Kondengui, saisit les Missions Diplomatiques Accréditées au Cameroun.
A Messieurs et Mesdames les Chefs des Missions Diplomatiques Accréditées au Cameroun.
Mesdames et Messieurs,
C’est avec beaucoup d’émotions que je me décide ce jour, à prendre mon
stylo, du fond de ma cellule, pour lancer cet appel de détresse, au
sujet de la misère de toute la jeunesse Camerounaise, victime depuis
les derniers évènements sociaux dans notre pays, d’un embastillement en
masse.
En effet, Messieurs et Mesdames, eut égard au fait que ces jeunes gens pour la plupart âgés de moins de 20 ans avaient été appréhendés dans la confusion totale, beaucoup se retrouvent aujourd’hui dans les différentes prisons du Cameroun, avec des peines qui dans la plupart des cas constituent une hypothèse grave pour leur avenir. Si toutefois, le malaise social découlant de la surenchère des produits de premières nécessité, ainsi que le rejet par la jeunesse du projet annoncé de la modification de la constitution peuvent permettre de comprendre les derniers soulèvements, rien mais rien alors ne justifie la destruction du patrimoine national par certain camerounais : chose que nous condamnons avec la dernière énergie. Cependant le silence de vos différentes chancelleries inquiète ; même si je sais que certains d’entre vous sont très actifs dans l’ombre, pour obtenir l’affranchissement de tout le monde, je pense également qu’une action publique et collective serait la bienvenue car il s’agit de sauver l’avenir de mon pays.
D’autre part, la situation de promiscuité avancée qui existe dans les prisons camerounaises aujourd’hui n’étant plus à démontrer, il est tout simplement question de sauver cette jeunesse d’une mort certaine, puis que nos prisons ne sont rien d’autre que des mouroirs proches des camps de concentration NAZI de l’époque. L’État camerounais même ne parviens plus à nourrir et à rendre soins des prisonniers.
Incarcéré à la prison Centrale de Yaoundé depuis le 06 mars 2008, je vis dans le local 70 du Quartier 8 de cet établissement pénitencier qui au départ a été conçu pour 800 personnes, mais qui en contient aujourd’hui plus de 5000.
Ici, un local est une chambre de 4m/5m qui
contient 12 petits lits à étages dans lesquels peuvent dormir 24
personnes, auxquelles s’ajoutent ce qu’on appelle les dormataires (qui
dorment à terre) et dont le nombre aborde la quarantaine, et même
parfois plus. Les Hommes sont ainsi couchés, les uns collés aux autres
sur le côté comme des esquisses, et ceci dans une atmosphère de tension
ambiante où des jeunes enfants innocents sont obligés de côtoyer les
criminels de haut niveau. Il arrive même qu’au levé du jour, les 70
habitants ou locataires d’un local ne se réveillent pas tous, suite à
des décès provoqués par l’étouffement. Dans de telles circonstances où
les véritables délinquants ont de la peine aujourd’hui à se frayer une
place en prison à cause de ce surnombre qui a été volontairement créé,
je vous invite à prendre vos responsabilités, afin d’éviter le génocide
de la jeunesse de tout un pays.
Me concernant, Messieurs et
Mesdames le crime que l’on m’accuse est d’avoir fait une marche à pied
de Loum à Yaoundé et d’avoir amassé plus de 1000 signatures contre
l’amendement de la constitution par le président Paul Biya, président
de mon pays le Cameroun. On M’accuse aussi d’avoir fait un sit in
pacifique devant l’ambassade des États-Unis à Yaoundé afin d’exposer
cette situation au monde. Voilà mon crime. J’ai été ainsi condamné à
six mis de prison ferme pour « Réunion et manifestation interdite “ dans un procès inique et expéditif sans éléments probants contre ma charge.
Afin
de sauver la fragile démocratie camerounaise et les jeunes qui
aujourd’hui croupissent dans les centres de détention et pour
certains dans les prisons sans jugements , je vous prie d’intercéder
auprès du Président de la République dans le but de l’obtention au
profit de la jeunesse une grâce Présidentielle à l’occasion de la fête
nationale du 20 mai 2008.
Dans l’attente que ce cris de détresse trouvera en vous âmes sensibles, Veillez excellences agréer l’expression de ma très haute considération.
Fait le 11 Avril à la Prison Centrale de Yaoundé
KAMENI Joe de VINCI
Artiste-Homme de Culture,
Détenu à la Prison Centrale de Yaoundé
dimanche 27 avril 2008
Petition Internationale contre les crimes de Paul Biya et pour la libération de tous les prisionniers politiques au Cameroun
Please sign the petition here: http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html
Petition for the liberation of all political prisoners in Cameroon and for the creation of an international commission of inquiry on the mass murder of unarmed civilians by the Cameroon armed forces in February 2008.
http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html
Following sustained popular
demonstrations against rising food prices and a planned constitutional
tampering to scrap presidential term limits and allow Mr Paul Biya, the Head of
State and one of the longest serving autocrats in the world, to hold on to
power, several bloody incidents occurred throughout the country. In late
February 2008 when government armed forces used excessive force to brutally
supress peaceful protects. As a result,
- More than 100 people were killed according to local human rights
organisations, while several others were seriously injured;
- About 2000 Cameroonians were arrested and a over a 1000 of them have
been sentenced to up to 15 years in prison and remain detained under poor
conditions in several prisons in Cameroon. Many of these political prisoners
are presently ill and are not allowed to received medical treatment;
- Many independent medias have been closed and broadcasting rights have
been severely restricted.
We, the undersigned, urge
the United Nations, the African Union, and the international community to:
1- Put pressure on
the Cameroon dictatorial regime for the immediate
release of all political prisoners arrested following the mass demonstrations
of February 2008;
2- Call
for the establishment of an international and independent commission of inquiry
in Cameroon to carry out a thorough investigation into the bloody repression of
unarmed civilians by the armed forces and to take judicial actions against
those responsible for the bludgeoning of unarmed civilians and other human
rights violations that are occuring in Cameroon;
3- Denounce
the massive human rights violations and the continuing exactions of Biya’s
antidemocratic government against civilians;
4- Monitor
the political situation in Cameroon to prevent a descent into civil war that
now seems virtually inescapable since the incumbent autocrat has successfully
manipulated the constitution to remain in power.
Petition initiated by:
Cameroon Democratic and Patriotic Network in the Diaspora (CODE)
Please sign the petition here: http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html
Please sign the petition here: http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html
vendredi 25 avril 2008
Une Campagne Internationale pour la Libération des Prisionniers Politiques au Cameroun est lancée ce 23 avril à Hambourg
FREEDOM FOR "Joe & CO.
STOP KILLING INNOCENTS IN CAMEROON!!!
mercredi 23 avril 2008
Une Campagne Internationale pour la Libération des Prisionniers Politiques au Cameroun est lancée ce 23 avril à Hambourg
FREEDOM FOR "Joe & Co" NOW!!!
STOP KILLING INNOCENTS IN CAMEROON!!!
mardi 15 avril 2008
Hommage aux Victimes de février à Hambourg: Vaudou, Poésie, chants, émotions et allocutions étaient au RDV
«Celui qui se dit apolitique quand on assassine les
camerounais est un complice des criminels au pouvoir »
Ce samedi 12
avril, dans les locaux de l'église évangélique de Wichernsweg No 16 à Hambourg, ce fût une soirée riche en émotions, en poésie, en gospel et en
allocutions. Une cérémonie qui a vu la participation d’allemands, de Nigériens,
de Sierra Léonais, de Togolais, de guinéens qui selon le Dr Bozoura Gandi, de
nationalité Togolaise, sont venus «soutenir les frères du Cameroun contre la
répression sanglante qu’ils subissent de la part de la dictature corrompue de
Paul Biya»,
L’ancien leader
étudiant du Cameroun, devenu le chantre de l’afrocentricité après s’être interrogé sur la fatalité qui veut que les
victimes se trouvent toujours du même coté, a ensuite appelé à des « stratégies
opérationnelles pour protéger les peuples africains contre la tyrannie
sanglante de ces Oncle Toms tropicaux qui massacrent nos frères et nos sœurs
pour sauvegarder les intérêt de l’impérialisme occidental. ». Mr Senfo a
ensuite appelé à tirer les conséquences et les leçons des assassinats des héros
africains que sont Lumumba, Um, Ouandié, Moumié, etc. afin de ne pas tomber
dans les mêmes erreurs. Et pour ce leader de la Black Nation en Allemagne, nos
héros ont été tués parce qu’ils n’étaient pas ou pas suffisamment armés. Pour
terminer Senfo Tonkam a appelé chacun à sécher les larmes, et « à se
saisir les armes laissées par nos martyrs pour marcher vers la victoire ».
S’il y en a un qui a gagné à l’applaudimètre lors de cette veillée politique, c’est bien M. Edouard Djouken, président d’une petite association Communautaire en Allemagne. C’est d’ailleurs le seul dirigeant d’une association camerounaise «apolitique» qui a répondu à l’invitation des organisateurs. Edouard Djouken a profité de la tribune à lui offerte, pour préciser que son association est «en principe apolitique », mais a tenu à ajouter qu’il « est totalement absurde de se déclarer apolitique alors qu’un des régimes les plus sanguinaires au monde massacre les populations civiles». Djouken s’est ensuite violemment attaqué "à ces lâches qui se masquent derrière un "apolitisme suspect" pour refuser de lutter aux cotés du peuple Camerounais pour le changement dans notre pays" avant de donner sa sentence dans un ton de gravité: "Celui qui se dit apolitique quand on assassine les camerounais est un complice des criminels au pouvoir à Yaoundé". Tonnerre d’applaudissements dans la salle!
Dr Bouzoura
Ganvié, représentant en Allemagne de la Convention Démocratique des Peuples
Africains (CDPA) du Pr. Léopold Gnininvi, a lui situé son intervention sur le
plan de la comparaison des situations politiques du Togo et du Cameroun, qu’il
trouve « identique tant du point de vue historique qu’actuel ». Les
nouvelles qui nous viennent du Cameroun, dit Dr Ganvié, ne sont pas bonnes, «car
on ne voit rien d’organisé et il y a un risque que la dictature de Biya se
succède à elle-même, comme Eyadema fils a succédé à Eyadema 1er chez nous au
Togo. Il faut que les camerounais s’organisent car Biya peut mourir à tout
moment et si les camerounais ne sont pas organisés pour contrer les plans
obscures, les forces réactionnaires tapis dans l’ombre leur imposerons le fils
de Biya ou quelqu’un d’autres.». Analyse saluée par une longue ovation du
public qui visiblement semblait partager cette lecture de la situation camerounaise faite par un "étranger".
André Desiré Wehiong, le président d’une ONG panafricaine ABK a quant à lui, exhorté les camerounais à ne pas se laisser faire devant la monarchisation du pouvoir au Cameroun. « Il faut qu’on se batte jusqu’à la mort », conclura t-il.
Les autres
intervenants de ce soir ont été entre autres : Aissatou Halidou, Secrétaire générale de l’association des
Nigériens d’allemand, Mr Fodé Touré,
représentant l’association des Sierra léonais a hambourg.
Notons que les allocutions étaient ponctuées par des chants et des poèmes de divers auteurs en l’honneur et à la gloire des martyrs.
C’est à 23h, que cette cérémonie d’hommage a pris fin avec le mot de remerciement Mr Tene Sop, aux invités. « Mais, nous ne pouvons pas clore cette cérémonie, soutient – t-il, sans avoir une pensée pour notre compatriote « Joe la Conscience » et toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre du soulèvement de février. Cet artiste, selon Tene Sop, symbolise avec Jacques Tiwa, (assassiné le 28 février à Douala), les deux principaux visages de la répression de février dans notre pays et nous avons décidé de la création d’un Comité International pour la Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun appelé « Freedom for « Joe et Coe » dont le but est d’obtenir la mise en liberté de toutes les personnes en détention et la création d’une Commission d’enquête sur les tueries de février au Cameroun ».
Essama Benoît Joel
dimanche 13 avril 2008
Hold-Up constitutionnel de Paul Biya
Partir comme Kérékou ou partir comme Mobutu, Paul Biya peut encore choisir !
Le régime tyrannique
de Monsieur Biya vient, au moyen du tripatouillage de l’art 6.2 de la
constitution par une prétendue assemblée nationale corrompue et aux ordres, de
se muer en une monarchie dictatoriale et illégitime. Le despote obscurantiste est donc allé jusqu’au
bout de sa logique suicidaire, en prenant malheureusement la responsabilité d’installer
le Cameroun dans un conflit ouvert qui peut, à tout moment, dégénérer en
affrontements violents, avec des risques que cela comporte pour la paix, déjà très
instable, dans la sous-région Afrique Centrale.
Il ne reste désormais plus à Paul Biya, qu’à
nommer à la tête de ELECAM, un Homme de paille à sa solde, qui le proclamera mécaniquement
président, lors de la prochaine élection présidentielle, qui sera probablement
anticipée. Et le tour sera joué.
Le Conseil
National pour la Résistance / Mouvement Umnnyobiste (CNR-MUN) fait
remarquer, que Monsieur Biya n’a pu réaliser ce hold-up constitutionnel qu’après
avoir massacré plusieurs centaines de camerounais qui s’étaient dressés,
pacifiquement, en février 2008, contre cette tentative de monarchisation du
pouvoir au Cameroun. Notons en passant, que Paul Biya n’a toujours pas prononcé
un seul mot de compassion à l’endroit des familles de ces centaines de
victimes, qu’il a fait massacrer par ses milices au sein des forces armées ;
en plus, Paul Biya refuse toujours la mise sur pied d’une Commission d’Enquête Internationale pour déterminer le
nombre de victimes de cette barbarie et situer les responsabilités.
Le CNR/MUN considère ce tripatouillage de la Constitution comme
une véritable déclaration de guerre ouverte au peuple camerounais souverain,
qui à n’en point douter, saura trouver en son sein, des ressources nécessaires
pour recouvrer la plénitude de sa souveraineté, en balayant cette bande de
prébendiers sanguinaires qui trônent illégitimement à la tête de notre pays
depuis bien longtemps. Dans cette guerre déclarée, Paul Biya gagnera
certainement quelques petites batailles, mais il ne gagnera pas- à coup sûr- la guerre elle même !
Le CNR/MUN
dénonce le silence complice de l’Union Africaine, de l’Onu et des Etats se
disant «amis du Cameroun», qui bien qu’informés à temps des intentions confligènes
de Monsieur Biya, n’ont pris aucune initiative sérieuse pour l’en dissuader.
Autant l’UA et l’ONU condamnent « par principe », la « prise du pouvoir par la force», autant ces institutions doivent condamner et isoler tous ces dictateurs sanguinaires qui, comme Paul Biya, s’accrochent au pouvoir à travers des tripatouillages constitutionnels honteux et des pogroms sur des populations civiles qui tentent pacifiquement de s’ opposer. Pour ne l’avoir pas fait au Tchad, quand Idriss Deby Itno a décidé en 2004 de changer unilatéralement la constitution tchadienne, la communauté dite internationale s’est retrouvée à courir après une métastases de rebellions armées…
Face à la terreur généralisée créée et entretenue depuis janvier 2008, par le dictateur sanguinaire Paul Biya, pour bâillonner toute expression du mécontentement populaire par des voies pacifiques et démocratiques, qui osera encore recommander «l’exploration de toutes les voies pacifiques de lutte» contre ce régime néocolonial fasciste et anti-populaire? Qui ? Qui osera « dénoncer toute tentative de prise de pouvoir par la force», lorsque la Résistance sera entrée en action pour rétablir la liberté et la démocratie bafouées au Cameroun ? Qui ?
Le CNR/MUN, face à la démission des instituions africaines et internationales, tire pour conséquence que l’entrée en résistance du peuple camerounais contre la tyrannie et l’oppression de Paul Biya, est désormais plus que légitime. Le CNR tient dores et déjà à avertir l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations Unies et tous les Etats se disant « amis du Cameroun », que des pseudo-médiations de la 25ème heure seront sans objet, quand le peuple camerounais aura définitivement pris ses responsabilités pour mettre fin à la monarchie dictatoriale naissante au Cameroun.
Enfin, le CNR/MUN
lance, un vibrant appel à tous les Camerounais, y compris ceux qui continuent à
servir l’Etat RDPC; et principalement la frange patriotique de l’armée - asservie
et assujettie au service du pauvre dictateur - à rejoindre sans plus tarder le
camp de la RESISTANCE ! Que nos Héros nous montrent la voie !
Partir comme Kérékou ou partir comme Mobutu, Paul Biya peut encore choisir !
A bas les
assassins et les tortionnaires du peuple.
La lutte
continue,
Pour la Patrie
et l’Afrique, nous vaincrons.
Le 12 avril
2008
Pour Le CONSEIL
NATIONAL POUR LA RESISTANCE
TENE SOP Secrétaire
Général Cameroon.Resistance.Council@googlemail.com
www.cnrmun.afrikblog.com
jeudi 10 avril 2008
Le CODE écrit à à M. Paul Barthélemy Biya bi Mvondo
"Cher Monsieur, partir comme KEREKOU ou partir comme MOBUTU, vous devez choisir maintenant"!!!
Monsieur
Paul Barthélémy Biya,
Deux
semaines à peine après la « Fête de la jeunesse » la jeunesse
camerounaise et le peuple camerounais vous ont exprimé ce qu’ils pensaient
sincèrement, du fond de leur cœur, de votre gestion et de votre projet de
modifier la constitution pour vous maintenir au pouvoir.
Au lieu de les écouter, vous avez infantilisé la jeunesse en
la présentant comme « manipulée » par des « apprentis
sorciers » que vous avez ensuite essayé de fabriquer en vain.
Les
jeunes camerounais vous ont exprimé courageusement et sans hypocrisie, de leur
propre cœur et de leur propre bouche, leurs sentiments envers votre politique
et ses conséquences quotidiennes. Vous les avez réprimés, tués, emprisonnés et
séquestrés. Si le sang a une valeur symbolique ou métaphysique, ce sang crie
toujours et aura son effet sans aucun doute, même si pour ceux qui l’ont versé,
il renforce momentanément leur pouvoir.
Monsieur
Biya,
Nous
ne doutons pas que le pouvoir enchaîne, au point qu’on ne puisse pas
s’envisager hors de ce pouvoir. Mais comme tous les autres chefs d’Etat anciens
et présents, vous n’êtes qu’un homme, un homme que l’avenir peut rattraper avec
cruauté ou avec bonheur, selon le propre choix de cet homme. Ne vous trompez
pas d’avenir, car vous n’avez le choix qu’entre 4 scénari possibles :
Vous
pouvez vous projeter comme Monsieur Idriss Deby, votre voisin, qui échappe in
extremis à
des coups d’Etat successifs grâce à la France à qui il est alors chaque fois
plus redevable. Mais à l'instar de ses prédécesseurs, il n'en réchappera pas ad
vitam æternam, c’est une certitude.
Peut-être
préférez-vous une fin à la Gnassingbé Eyadema, surpris par la mort alors qu’il
était encore au pouvoir et - dit-on - dans l'avion qui l'emmenait en France
pour quérir des soins que le système de santé de son pays ne pouvait prodiguer
à ses citoyens. Peut-être est-ce cela que vous souhaitez, et alors tant mieux
pour vous, du moins sur cette terre.
Cependant,
nous vous présentons aussi le destin de Mobutu Sese Seko, cet homme qui croyait
tenir le Zaïre certainement mieux que vous ne tenez le Cameroun, qui n’avait
jamais envisagé son avenir hors du pouvoir. Parce qu’il n’a pas su percevoir à
temps le sens de l’Histoire, il s’est retrouvé fuyant comme un vulgaire bandit
vers l’aéroport de Kinshasa pour échapper à un avenir cruel.
Et
enfin, vous pouvez vous inspirer de MM. Mandela, Diouf, Kérékou, Konaré,
prochainement Mbeki, qui vivent certainement tout aussi heureux hors du pouvoir
que quand ils y étaient.
L’Histoire
n’est jamais une question du moment, c’est une question de temps. Et de toutes
façons, ce temps vous est compté. Alors faites le bon choix, car les occasions
de se retourner se feront rares. Regardez en arrière, et souvenez-vous de votre
première prestation de serment : plus de 25 années déjà. Et ces années,
patiemment, heure par heure, jour par jour, mois par mois, ont passé.
Ne
vous trompez pas en croyant que demain est lointain, et que l’essentiel, c’est
d’y rester aujourd’hui. Demain est encore plus proche que le 06 novembre 1982.
Vous
savez bien que le système de santé est en faillite, puisque régulièrement, sans
aucun scrupule, vous le fuyez au profit d'hôpitaux européens pour vous y faire
soigner.
Vous
savez bien que la corruption a gangrené votre régime et vous nous en donnez des
aveux chaque jour par les arrestations de quelques rares individus dans la
masse des corrompus.
Bref,
vous savez bien que vous avez échoué dans l’objectif primordial d’un chef
d’Etat, qui est d’assurer à son peuple le développement et l’élévation de son
niveau de vie.
Votre
présence à la tête de notre pays est la plus grande catastrophe naturelle qui
soit arrivée à celui-ci ! C’est dur à entendre, mais seule la vérité
affranchit pour qui veut être libre.
Affranchissez
vous, M. Biya et regardez la réalité en face : laissez le pouvoir en 2011,
ou avant si vous voulez. Mais ne tentez pas d’y rester.
Cette
réalité que vous niez et que vous ne voulez regarder qu'au prisme de votre
grande ambition de mourir au pouvoir, au prisme des renseignements erronés que
vous recevez de vos collaborateurs, cette réalité est plus grave et plus
explosive que ce que vous en avez vu il y a quelques semaines. Ne vous y
trompez pas.
Prenez
donc cette lettre ouverte comme l’appel d’un peuple à son dirigeant pour lui
dire :
« Nous
ne voulons pas t’affronter par la force. Ne nous y pousse pas. Parce que tu vas
perdre même si le sang doit couler ».
Sans
douter que nous sommes en phase avec tous les Camerounais progressistes ou
démocrates, de toutes les organisations de la société civile camerounaise et
des partis politiques camerounais y compris le vôtre (où tout le monde ne
souhaite pas cette révision constitutionnelle),
Et
par amour pour notre pays, pour la paix dans notre pays, pour le progrès dans
notre pays,
Renoncez
à votre révision constitutionnelle tant qu’il est encore temps !
Ne
nous poussez pas sans cesse à bout, vous serez surpris de notre
détermination ;
Ne
vous croyez pas invincible, vous pourrez être cruellement désillusionné.
Ne vous trompez pas d’avenir.
Les organisations membres du CODE:
- CNR/MUN (Conseil National de la Résistance – Mouvement Um
Nyobiste) M. G. TENE SOP
- UPC (Union des Populations du
Cameroun) : Dr Moïse
ESSOH, (secrétaire exécutif du CODE)
- CFM (Cercle Félix Moumié) : Dr Patrice NDJOUMI
- CFD (Campaign For Democracy) : Magloire ZINTCHEM
mercredi 2 avril 2008
"Affaire du Maire de Njombé-Penja" ou les méthodes maffieuses la Francafrique criminelle
La Maison des Droits de l'Homme à Douala et l'Action des Chrétiens pour l'abolition de la Torture (section du Littoral) ont enquêté sur ce qui est devenu "l'affaire du Maire de Njombé-Penja" et ont rendu public , ce jour même, leur rapport. La sentence tombe comme un couperet. En fait soutiennent l'ACAT et la MDHC, "Nos enqêtes recoupées sur le terrain et à bonne source,établissent que le Maire Kingue, aujourd'hui privé de tous ses droits, serait plutôt l'objet d'une machination politico-administrative montée par ses adversaires politiques, avec l'appui financier avéré de la société PHP - groupe francais propriétaires des bananerais de la région - dirigé par Monsieur Francois Armel, de nationalité francaise.
Lire l'intégralité de ce rapport poignant en cliquant ici
Raoul Fréjus
La Ligue des Droits et des Libertés (L.D.L) accable le régime despotique de Paul Biya
« Seigneur pardonne moi ; je sais que je vais condamner des innocents. Mais je n’y peux rien parce que ce sont des instructions ».
La Ligue des Droits et des Libertés (L.D.L), dont le siège est à Bafoussam à l'Ouest du Cameroun, vient de rendre public son rapport sur le soulèvement populaire de la fin février dans notre pays.
Après les Rapports de l'ACAT et la MDHC, de la PRODHOP, de l'OCDH qui accablaient déjà farouchement le pouvoir dictatorial, pour avoir fait usage d'une violence aveugle contre des manifestants pacifiques en février, cet autre document de la LDL confirme les accusations porté contre le régime liberticide et pointe du doigt la justice expéditive rendu par les magistrats qui, ontrecu des intructions du ouvernement antidémocratique pour avoir la main lourde contre les insurgés de février.
Dans le rapport de la LDL, on peut notament lire que "le caractère expéditif des procès, les lourdes peines d’emprisonnement infligées aux prévenus ont surpris et fini par convaincre l’opinion que les magistrats dans ces affaires n’ont pas eu les mains libres, qu’ils n’ont agit ni selon le droit, ni selon leur conscience". Pour preuve, l’un d’eux à Bafoussam, fervent croyant catholique, avant de vider son délibéré, a dit cette prière dans le secret de son cabinet:
« Seigneur pardonne moi ; je sais que je vais condamner des innocents. Mais je n’y peux rien parce que ce sont des instructions ».
On en aurait ri s'il ne s'agissait pas de vies humaines! Avec ce régime de faillis, il faut s'attendre à tout.
Lire l'intégralité du Rapport de la LDL ici_LDL2
mardi 1 avril 2008
Manifestations des Camerounais au Consulat de France à hambourg: Le CODE appelle Sarkozy à cesser tout soutien a Paul BIya
Communiqué de Presse à la suite de la
Manifestation du CODE au consulat de France à Hambourg.
Déjà en Avril Mai 1991, des coopérants
militaires français avaient été mis à contribution pour réprimer le soulèvement
estudiantin sur le campus de l’université de Yaoundé, occasionnant plusieurs
dizaines de morts.
Hambourg, ce 28 Mars 2008
Pour le CODE ;
Contact: comitedesuivicode@yahoo.fr

























