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Le site du Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste (CNR - MUN)

Le Umnyobisme est une idéologie de libération pour le Cameroun et l'Afrique et qui tire ses fondements dans les résistances historiques des peuples africains contre l'impérialisme et le colonialisme.

lundi 5 mai 2008

Joe la conscience, un martyr contemporain

Au commencement, était une marche pacifique de Loum à Yaoundé, pour exprimer son refus de tout tripatouillage constitutionnel au Cameroun. Regardez la vidéo montrant quelques extraits de la marche effectuée par l'artiste Joe la Conscience.

Video : Joe la conscience contre la modification de la constitution

    
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Joe La Conscience depuis la prison de Kondengui, saisit les Missions Diplomatiques Accréditées au Cameroun.

 

A Messieurs et Mesdames les Chefs des Missions Diplomatiques Accréditées au Cameroun.



Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup d’émotions que je me décide ce jour, à prendre mon stylo, du fond de ma cellule, pour lancer cet appel de détresse, au sujet  de la misère de toute la jeunesse Camerounaise, victime depuis les derniers évènements sociaux dans notre pays, d’un embastillement en masse.

En effet, Messieurs et Mesdames, eut égard au fait que ces jeunes gens pour la plupart âgés de moins de 20 ans avaient été appréhendés dans la confusion totale, beaucoup se retrouvent aujourd’hui dans les différentes prisons du Cameroun, avec des peines qui dans la plupart des cas constituent une hypothèse grave pour leur avenir. Si toutefois, le malaise social découlant de la surenchère des produits de premières nécessité, ainsi que le rejet par la jeunesse du projet annoncé de la modification de la constitution peuvent permettre de comprendre les derniers soulèvements, rien mais rien alors ne justifie la destruction du patrimoine national par certain camerounais : chose que nous condamnons avec la dernière énergie. Cependant le silence de vos différentes chancelleries inquiète ; même si je sais que certains d’entre vous sont très actifs dans l’ombre, pour obtenir l’affranchissement de tout le monde, je pense également qu’une action publique et collective serait la bienvenue car il s’agit de sauver l’avenir de mon pays.

D’autre part, la situation de promiscuité avancée qui existe dans les prisons camerounaises  aujourd’hui n’étant plus à démontrer, il est tout simplement question de sauver cette jeunesse d’une mort certaine, puis que nos prisons ne sont rien d’autre que des mouroirs proches des camps de concentration NAZI de l’époque. L’État  camerounais même ne parviens plus  à nourrir et à rendre soins des prisonniers.

Incarcéré à la prison Centrale de Yaoundé depuis le 06 mars 2008, je vis dans le local 70 du Quartier 8 de cet établissement pénitencier qui au départ a été conçu pour 800 personnes, mais qui en contient aujourd’hui plus de 5000.

Ici, un local est une chambre de 4m/5m qui contient 12 petits lits à étages dans lesquels peuvent dormir 24 personnes, auxquelles s’ajoutent ce qu’on appelle les dormataires (qui dorment à terre) et dont le nombre aborde la quarantaine, et même parfois plus. Les Hommes sont ainsi couchés, les uns collés aux autres sur le côté comme des esquisses, et ceci dans une atmosphère de tension ambiante où des jeunes enfants innocents sont obligés de côtoyer les criminels de haut niveau. Il arrive même qu’au levé du jour, les 70 habitants ou locataires d’un local ne se réveillent pas tous, suite à des décès provoqués par l’étouffement. Dans de telles circonstances où les véritables délinquants ont de la peine aujourd’hui à se frayer une place en prison à cause de ce surnombre qui a été volontairement créé, je vous invite à prendre vos responsabilités, afin d’éviter le génocide de la jeunesse de tout un pays.
Me concernant, Messieurs et Mesdames le crime que l’on m’accuse est d’avoir fait une marche à pied de Loum à Yaoundé et d’avoir amassé plus de 1000 signatures contre l’amendement de la constitution par le président Paul Biya, président de mon pays le Cameroun. On M’accuse aussi d’avoir fait un sit in pacifique devant l’ambassade des États-Unis à Yaoundé afin d’exposer cette situation au monde. Voilà mon crime. J’ai été ainsi condamné  à six mis de prison ferme pour « Réunion et
manifestation interdite “ dans un procès inique et  expéditif sans éléments probants contre ma charge.

Afin de sauver la fragile démocratie camerounaise et les jeunes qui aujourd’hui croupissent  dans les centres de détention et pour certains  dans les prisons sans jugements , je vous prie d’intercéder auprès du Président de la République dans le but de l’obtention au profit de la jeunesse une grâce Présidentielle à l’occasion de la fête nationale du 20 mai 2008.

Dans l’attente que ce cris de détresse trouvera en vous âmes sensibles, Veillez excellences agréer l’expression de ma très haute considération.

Fait le 11 Avril à la Prison Centrale de Yaoundé

KAMENI Joe de VINCI
Artiste-Homme de Culture,
Détenu à la Prison Centrale de Yaoundé
                                                                                                            
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dimanche 27 avril 2008

Petition Internationale contre les crimes de Paul Biya et pour la libération de tous les prisionniers politiques au Cameroun

Please sign the petition here:  http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html

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Petition for the liberation of all political prisoners in Cameroon and for the creation of an international commission of inquiry on the mass murder of unarmed civilians by the Cameroon armed forces in February 2008.

http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html

Following sustained popular demonstrations against rising food prices and a planned constitutional tampering to scrap presidential term limits and allow Mr Paul Biya, the Head of State and one of the longest serving autocrats in the world, to hold on to power, several bloody incidents occurred throughout the country. In late February 2008 when government armed forces used excessive force to brutally supress peaceful protects. As a result,

- More than 100 people were killed according to local human rights organisations, while several others were seriously injured;

- About 2000 Cameroonians were arrested and a over a 1000 of them have been sentenced to up to 15 years in prison and remain detained under poor conditions in several prisons in Cameroon. Many of these political prisoners are presently ill and are not allowed to received medical treatment;

- Many independent medias have been closed and broadcasting rights have been severely restricted.

We, the undersigned, urge the United Nations, the African Union, and the international community to:

1- Put pressure on the Cameroon dictatorial regime for the immediate release of all political prisoners arrested following the mass demonstrations of February 2008;

2- Call for the establishment of an international and independent commission of inquiry in Cameroon to carry out a thorough investigation into the bloody repression of unarmed civilians by the armed forces and to take judicial actions against those responsible for the bludgeoning of unarmed civilians and other human rights violations that are occuring in Cameroon;

3- Denounce the massive human rights violations and the continuing exactions of Biya’s antidemocratic government against civilians;

4- Monitor the political situation in Cameroon to prevent a descent into civil war that now seems virtually inescapable since the incumbent autocrat has successfully manipulated the constitution to remain in power.


Petition initiated by:

International Committee for the Liberation of Political prisoners in Cameroon (Freedom for Joe & Co.)

Cameroon Democratic and Patriotic Network in the Diaspora (CODE)

Please sign the petition here:  http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html

                                                                                                                                        Free_jlc_wwweb_neu

Please sign the petition here:  http://www.Petition Online.com/ 280208/petition. html


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vendredi 25 avril 2008

Une Campagne Internationale pour la Libération des Prisionniers Politiques au Cameroun est lancée ce 23 avril à Hambourg

                                                                     

                                    Free_jlc_wwweb_neu  

FREEDOM FOR "Joe & CO.
STOP KILLING INNOCENTS IN CAMEROON!!!

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

 

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mercredi 23 avril 2008

Une Campagne Internationale pour la Libération des Prisionniers Politiques au Cameroun est lancée ce 23 avril à Hambourg

                                             Free_jlc_wwweb_neu                                                               

FREEDOM FOR "Joe & Co" NOW!!!
STOP KILLING INNOCENTS IN CAMEROON!!!

 

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mardi 15 avril 2008

Hommage aux Victimes de février à Hambourg: Vaudou, Poésie, chants, émotions et allocutions étaient au RDV

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«Celui qui se dit apolitique quand on assassine les camerounais est un complice des criminels au pouvoir »
 

           Ce samedi 12 avril, dans les locaux de l'église évangélique de Wichernsweg No 16 à Hambourg, ce fût une soirée riche en émotions, en poésie, en gospel et en allocutions. Une cérémonie qui a vu la participation d’allemands, de Nigériens, de Sierra Léonais, de Togolais, de guinéens qui selon le Dr Bozoura Gandi, de nationalité Togolaise, sont venus «soutenir les frères du Cameroun contre la répression sanglante qu’ils subissent de la part de la dictature corrompue de Paul Biya»,

 La soirée a commencé par une séance d'exposition photos sur la répression politique au Cameroun, de 1990 à 2008. Les cinq babillards qui constituaient l’exposition, portaient tous des images montrant les atrocités (morts, blessés, hospitalisés…) du régime barbare de Paul Biya sur le peuple du Cameroun. On pouvait voir des images du jeune Taku Eric (15 ans) -baignant dans une marre de sang - première victime de l'opération "villes-mortes" en avril 1991, des photos des tueries des forces armées sur les populations en février 2008, en passant par les images des assassinats du 06 mai 1991 sur le campus de l'université de Yaoundé, sans oublier celles d'avril 2005 et de novembre 2006 à l'université de Buéa. Les visiteurs de cette exposition particulièrement violente, en ont pris plein la vue, tant le spectacle des atrocités était vraiment effrayant et insupportable pour beaucoup. Certains visiteurs se sont arrêtés juste au premier babillard qui montrait des photos de flaques de sang à «Bonamoussadi», après la féroce répression estudiantine du 06 mai 1991, par les hommes de Amadou Ali. D’autres invités, ont tout simplement préféré contourner  ces images, préférant attendre le début proprement dit de la soirée d’hommage, qui a commencé à 20h 30’.

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 C’est à Monsieur Tene Sop, le Secrétaire Général du Conseil National pour la Résistance (CNR), qu’est revenu le mot de bienvenu. Dans son allocution, il a tenu à préciser la signification de cette «veillée culturelle et politique». La raison de cette cérémonie soutient Tene Sop, est triple. «Premièrement, il s’agit de célébrer le courage et la générosité de toutes ces victimes innocentes de février, qui ont donné leurs vies pour que le Cameroun change en bien et entre dans la modernité politique ; deuxièmement : clôturer la période de deuil et de recueillement dans laquelle les patriotes camerounais se trouvent depuis les tueries de février afin que le combat reprenne le dessus, et troisièmement, cette manifestation vise à sonner l’appel à la mobilisation tous azimuts pour que la lutte pour le renversement de la néo-monarchie tyrannique naissante au Cameroun soit intensifiée, car, poursuit-il, nous savons maintenant que, la communauté internationale c’est du verbiage et nous savons ce qu’il nous reste à faire».

 Dr Leumni : «le régime néocolonial Aujoulatiste est né dans la violence, règne par la violence, mais périra aussi par la violence».

 Le deuxième intervenant de la soirée était le Dr Benjamin Leumni, militant de longue date de l’Union des Populations du Cameroun. Ce criminologue et politologue est longuement revenu, dans une langue allemande soignée, et dans une salle très attentive, sur les différentes étapes de la violence qui ont émaillé l’histoire du Cameroun depuis le régime de Tutelle française jusqu'à nos jours en passant par les émeutes de Mai 1955 à Douala, l’assassinat de Um, le génocide des nationalistes camerounais à l’ouest et dans le Centre. Pour Dr Leumni, la répression de février 2008 est le prolongement de la violence dont était porteur le projet colonial et son avatar qu’est l’état néocolonial UC-UNC-RDPC. C’est pourquoi dira t-il, les morts de février 2008 comme toutes les autres victimes de l’indépendance sont des martyrs de la longue marche du peuple camerounais vers la liberté et la démocratie, et l’histoire leur en saura gré. En conclusion, Monsieur Leumni a soutenu que la violence contre le peuple camerounais « va bientôt se retourner contre ceux qui l’ont toujours pratiquée comme mode de gouvernement ».

 Un air de vaudou transporté par une voix venue du Brésil

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 La principale surprise et l’un des moments forts de cette soirée d’hommages aux victimes de février a été l’entrée sur scène de l’artiste Afro-brésilienne Miriam Da Silva qu’accompagnait sa danseuse Diane. Les deux ont littéralement secoué la salle avec leur rythme afro-brésilien inspiré du vaudou béninois et une chorégraphie sans faille, déclinant la souplesse et la félinité du groupe. Moment très apprécié par le public qui par ses applaudissements nourris, est quelque peu sorti de cet air de gravité qui planait jusque là sur cette soirée de soutien aux victimes de la répression politique au Cameroun.

 Senfo Tonkam «les larmes ne servent à rien, ils faut continuer la lutte là où les martyrs l’ont laissée»

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L’ancien leader étudiant du Cameroun, devenu le chantre de l’afrocentricité après s’être interrogé sur la fatalité qui veut que les victimes se trouvent toujours du même coté, a ensuite appelé à des « stratégies opérationnelles pour protéger les peuples africains contre la tyrannie sanglante de ces Oncle Toms tropicaux qui massacrent nos frères et nos sœurs pour sauvegarder les intérêt de l’impérialisme occidental. ». Mr Senfo a ensuite appelé à tirer les conséquences et les leçons des assassinats des héros africains que sont Lumumba, Um, Ouandié, Moumié, etc. afin de ne pas tomber dans les mêmes erreurs. Et pour ce leader de la Black Nation en Allemagne, nos héros ont été tués parce qu’ils n’étaient pas ou pas suffisamment armés. Pour terminer Senfo Tonkam a appelé chacun à sécher les larmes, et « à se saisir les armes laissées par nos martyrs pour marcher vers la victoire ».

 Mme Sibylle Weingart, la vice-présidente de l’ONG allemande Kamerun Komitee, (qui lutte pour la défense des droits humains au Cameroun), a gratifié le public de trois poèmes du célèbre écrivain allemand Bertolt Brecht : « l’éloge du révolutionnaire », « Celui qui reste à la maison quand la lutte commence » et «  La Dialectique ». Mme Weingart a ensuite commenté ces textes en estimant que « chaque peuple est certes singulier, mais que l’expérience de la résistance des progressistes allemands contre plusieurs décennies de nazisme Hitlérien pouvait être bénéfique à d’autres peuples du monde dans la lutte contre la tyrannie et l’oppression dont ils sont victimes»

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 Djouken Edouard : « Celui qui se dit apolitique quand on assassine les camerounais est un complice des criminels au pouvoir ».

S’il y en a un qui a gagné à l’applaudimètre lors de cette veillée politique, c’est bien M. Edouard Djouken, président d’une petite association Communautaire en Allemagne. C’est d’ailleurs le seul dirigeant d’une association camerounaise «apolitique» qui a répondu à l’invitation des organisateurs. Edouard Djouken a profité de la tribune à lui offerte, pour préciser que son association est «en principe apolitique », mais a tenu à ajouter qu’il « est totalement absurde de se déclarer apolitique alors qu’un des régimes les plus sanguinaires  au monde massacre les populations civiles». Djouken s’est ensuite violemment attaqué "à ces lâches qui se masquent derrière un "apolitisme suspect" pour refuser de lutter aux cotés du peuple Camerounais pour le changement dans notre pays" avant de donner sa sentence dans un ton de gravité: "Celui qui se dit apolitique quand on assassine les camerounais est un complice des criminels au pouvoir à Yaoundé". Tonnerre d’applaudissements dans la salle!

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 Dr Bozoura Gandi « Nous savons que Paul Biya est malade et qu’il va mourir: que va t-il se passer s’il meurt ?(...) Les camerounais commettent les mêmes erreurs que nous les togolais»!

Dr Bouzoura Ganvié, représentant en Allemagne de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) du Pr. Léopold Gnininvi, a lui situé son intervention sur le plan de la comparaison des situations politiques du Togo et du Cameroun, qu’il trouve « identique tant du point de vue historique qu’actuel ». Les nouvelles qui nous viennent du Cameroun, dit Dr Ganvié, ne sont pas bonnes, «car on ne voit rien d’organisé et il y a un risque que la dictature de Biya se succède à elle-même, comme Eyadema fils a succédé à Eyadema 1er chez nous au Togo. Il faut que les camerounais s’organisent car Biya peut mourir à tout moment et si les camerounais ne sont pas organisés pour contrer les plans obscures, les forces réactionnaires tapis dans l’ombre leur imposerons le fils de Biya ou quelqu’un d’autres.». Analyse saluée par une longue ovation du public qui visiblement semblait partager cette lecture de la situation camerounaise faite par un "étranger".

André Desiré Wehiong, le président d’une ONG panafricaine ABK a quant à lui, exhorté les camerounais à ne pas se laisser faire devant la monarchisation du pouvoir au Cameroun. « Il faut qu’on se batte jusqu’à la mort », conclura t-il.

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Les autres intervenants de ce soir ont été entre autres : Aissatou Halidou, Secrétaire générale de l’association des Nigériens d’allemand, Mr Fodé Touré, représentant l’association des Sierra léonais a hambourg.

Notons que les allocutions étaient ponctuées par des chants et des poèmes de divers auteurs en l’honneur et à la gloire des martyrs.

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C’est à 23h, que cette cérémonie d’hommage a pris fin avec le mot de remerciement Mr Tene Sop, aux invités. « Mais, nous ne pouvons pas clore cette cérémonie, soutient – t-il, sans avoir une pensée pour notre compatriote « Joe la Conscience » et toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre du soulèvement de février. Cet artiste, selon Tene Sop, symbolise avec Jacques Tiwa, (assassiné le 28 février à Douala), les deux principaux visages de la répression de février dans notre pays et nous avons décidé de la création d’un Comité International pour la Libération des Prisonniers Politiques au Cameroun appelé « Freedom for « Joe et Coe » dont le but est d’obtenir la mise en liberté de toutes les personnes en détention et la création d’une Commission d’enquête sur les tueries de février au Cameroun ».

Essama Benoît Joel

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dimanche 13 avril 2008

Hold-Up constitutionnel de Paul Biya

Partir comme Kérékou ou partir comme Mobutu, Paul Biya peut encore choisir !

Le régime tyrannique de Monsieur Biya vient, au moyen du tripatouillage de l’art 6.2 de la constitution par une prétendue assemblée nationale corrompue et aux ordres, de se muer en une monarchie dictatoriale et illégitime. Le despote obscurantiste est donc allé jusqu’au bout de sa logique suicidaire, en prenant malheureusement la responsabilité d’installer le Cameroun dans un conflit ouvert qui peut, à tout moment, dégénérer en affrontements violents, avec des risques que cela comporte pour la paix, déjà très instable, dans la sous-région Afrique Centrale.

 Il ne reste désormais plus à Paul Biya, qu’à nommer à la tête de ELECAM, un Homme de paille à sa solde, qui le proclamera mécaniquement président, lors de la prochaine élection présidentielle, qui sera probablement anticipée. Et le tour sera joué.

Le Conseil National pour la Résistance / Mouvement Umnnyobiste (CNR-MUN) fait remarquer, que Monsieur Biya n’a pu réaliser ce hold-up constitutionnel qu’après avoir massacré plusieurs centaines de camerounais qui s’étaient dressés, pacifiquement, en février 2008, contre cette tentative de monarchisation du pouvoir au Cameroun. Notons en passant, que Paul Biya n’a toujours pas prononcé un seul mot de compassion à l’endroit des familles de ces centaines de victimes, qu’il a fait massacrer par ses milices au sein des forces armées ; en plus, Paul Biya refuse toujours la mise sur pied  d’une Commission d’Enquête Internationale pour déterminer le nombre de victimes de cette barbarie et situer les responsabilités.

Le CNR/MUN considère ce tripatouillage de la Constitution comme une véritable déclaration de guerre ouverte au peuple camerounais souverain, qui à n’en point douter, saura trouver en son sein, des ressources nécessaires pour recouvrer la plénitude de sa souveraineté, en balayant cette bande de prébendiers sanguinaires qui trônent illégitimement à la tête de notre pays depuis bien longtemps. Dans cette guerre déclarée, Paul Biya gagnera certainement quelques petites batailles, mais il ne gagnera pas- à coup sûr-  la guerre elle même !

Le CNR/MUN dénonce le silence complice de l’Union Africaine, de l’Onu et des Etats se disant «amis du Cameroun», qui bien qu’informés à temps des intentions confligènes de Monsieur Biya, n’ont pris aucune initiative sérieuse pour l’en dissuader.

Autant l’UA et l’ONU condamnent « par principe », la « prise du pouvoir par la force», autant ces institutions doivent condamner et isoler tous ces dictateurs sanguinaires qui, comme Paul Biya, s’accrochent au pouvoir à travers des tripatouillages constitutionnels honteux et des pogroms sur des populations civiles qui tentent pacifiquement de s’ opposer. Pour ne l’avoir pas fait au Tchad, quand Idriss Deby Itno a décidé en 2004 de changer unilatéralement la constitution tchadienne, la communauté dite internationale s’est retrouvée à courir après une métastases de rebellions armées…

Face à la terreur généralisée créée et entretenue depuis janvier 2008, par le dictateur sanguinaire Paul Biya, pour bâillonner  toute expression du mécontentement populaire par des voies pacifiques  et démocratiques, qui osera encore recommander «l’exploration de toutes les voies pacifiques de lutte» contre ce régime néocolonial fasciste et anti-populaire? Qui ? Qui osera  « dénoncer toute tentative de prise de pouvoir par la force», lorsque la Résistance sera entrée en action pour rétablir la liberté et la démocratie bafouées au Cameroun ? Qui ?

Le CNR/MUN, face à la démission des instituions africaines et internationales, tire pour conséquence que l’entrée en résistance du peuple camerounais contre la tyrannie et l’oppression de Paul Biya, est désormais plus que légitime. Le CNR tient dores et déjà à avertir l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations Unies et tous les Etats se disant « amis du Cameroun », que des pseudo-médiations de la 25ème heure seront sans objet, quand le peuple camerounais aura définitivement pris ses responsabilités pour mettre fin à la monarchie dictatoriale naissante  au Cameroun.  

Enfin, le CNR/MUN lance, un vibrant appel à tous les Camerounais, y compris ceux qui continuent à servir l’Etat RDPC; et principalement la frange patriotique de l’armée - asservie et assujettie au service du pauvre dictateur - à rejoindre sans plus tarder le camp de la RESISTANCE ! Que nos Héros nous montrent la voie !

Partir comme Kérékou ou partir comme Mobutu, Paul Biya peut encore choisir !

L’histoire témoignera !
            A bas les assassins et les tortionnaires du peuple.

La lutte continue,

Pour la Patrie et l’Afrique, nous vaincrons.

 

Le 12 avril 2008

Pour Le CONSEIL NATIONAL POUR LA RESISTANCE

 


TENE SOP         Secrétaire Général                                                                        Cameroon.Resistance.Council@googlemail.com
www.cnrmun.afrikblog.com

 

 

 

 

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jeudi 10 avril 2008

Le CODE écrit à à M. Paul Barthélemy Biya bi Mvondo

 
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"Cher Monsieur, partir comme KEREKOU ou partir comme MOBUTU, vous devez choisir maintenant"!!!

 

Monsieur Paul Barthélémy Biya,

Deux semaines à peine après la « Fête de la jeunesse » la jeunesse camerounaise et le peuple camerounais vous ont exprimé ce qu’ils pensaient sincèrement, du fond de leur cœur, de votre gestion et de votre projet de modifier la constitution pour vous maintenir au pouvoir.

Au lieu de les écouter, vous avez infantilisé la jeunesse en la présentant comme « manipulée » par des « apprentis sorciers » que vous avez ensuite essayé de fabriquer en vain.

Les jeunes camerounais vous ont exprimé courageusement et sans hypocrisie, de leur propre cœur et de leur propre bouche, leurs sentiments envers votre politique et ses conséquences quotidiennes. Vous les avez réprimés, tués, emprisonnés et séquestrés. Si le sang a une valeur symbolique ou métaphysique, ce sang crie toujours et aura son effet sans aucun doute, même si pour ceux qui l’ont versé, il renforce momentanément leur pouvoir.

Monsieur Biya,

Nous ne doutons pas que le pouvoir enchaîne, au point qu’on ne puisse pas s’envisager hors de ce pouvoir. Mais comme tous les autres chefs d’Etat anciens et présents, vous n’êtes qu’un homme, un homme que l’avenir peut rattraper avec cruauté ou avec bonheur, selon le propre choix de cet homme. Ne vous trompez pas d’avenir, car vous n’avez le choix qu’entre 4 scénari possibles :

Vous pouvez vous projeter comme Monsieur Idriss Deby, votre voisin, qui échappe in extremis à des coups d’Etat successifs grâce à la France à qui il est alors chaque fois plus redevable. Mais à l'instar de ses prédécesseurs, il n'en réchappera pas ad vitam æternam, c’est une certitude.

Peut-être préférez-vous une fin à la Gnassingbé Eyadema, surpris par la mort alors qu’il était encore au pouvoir et - dit-on - dans l'avion qui l'emmenait en France pour quérir des soins que le système de santé de son pays ne pouvait prodiguer à ses citoyens. Peut-être est-ce cela que vous souhaitez, et alors tant mieux pour vous, du moins sur cette terre.

Cependant, nous vous présentons aussi le destin de Mobutu Sese Seko, cet homme qui croyait tenir le Zaïre certainement mieux que vous ne tenez le Cameroun, qui n’avait jamais envisagé son avenir hors du pouvoir. Parce qu’il n’a pas su percevoir à temps le sens de l’Histoire, il s’est retrouvé fuyant comme un vulgaire bandit vers l’aéroport de Kinshasa pour échapper à un avenir cruel.

Et enfin, vous pouvez vous inspirer de MM. Mandela, Diouf, Kérékou, Konaré, prochainement Mbeki, qui vivent certainement tout aussi heureux hors du pouvoir que quand ils y étaient.

Voilà Monsieur Biya, les quatre cas de figures. Interrogez bien vos oracles et autres conseillers, réfléchissez encore une fois.

L’Histoire n’est jamais une question du moment, c’est une question de temps. Et de toutes façons, ce temps vous est compté. Alors faites le bon choix, car les occasions de se retourner se feront rares. Regardez en arrière, et souvenez-vous de votre première prestation de serment : plus de 25 années déjà. Et ces années, patiemment, heure par heure, jour par jour, mois par mois, ont passé.

Ne vous trompez pas en croyant que demain est lointain, et que l’essentiel, c’est d’y rester aujourd’hui. Demain est encore plus proche que le 06 novembre 1982.

Votre gestion du Cameroun n’en a pas fait ce paradis que vos discours et ceux de vos ministres chantent. Et vous l’avez avoué à demi-mot par vos mesurettes de début mars. Vous savez bien que notre système éducatif est en faillite, que vous avez enlevé à la jeunesse tout son avenir, voire le moindre espoir. Et les jeunes Camerounais sont contraints de courir des risques partout dans le monde à la recherche d’une vie normale.

Vous savez bien que le système de santé est en faillite, puisque régulièrement, sans aucun scrupule, vous le fuyez au profit d'hôpitaux européens pour vous y faire soigner.

Vous savez bien que la corruption a gangrené votre régime et vous nous en donnez des aveux chaque jour par les arrestations de quelques rares individus dans la masse des corrompus.

Bref, vous savez bien que vous avez échoué dans l’objectif primordial d’un chef d’Etat, qui est d’assurer à son peuple le développement et l’élévation de son niveau de vie.

Votre présence à la tête de notre pays est la plus grande catastrophe naturelle qui soit arrivée à celui-ci ! C’est dur à entendre, mais seule la vérité affranchit pour qui veut être libre.

Affranchissez vous, M. Biya et regardez la réalité en face : laissez le pouvoir en 2011, ou avant si vous voulez. Mais ne tentez pas d’y rester.

Cette réalité que vous niez et que vous ne voulez regarder qu'au prisme de votre grande ambition de mourir au pouvoir, au prisme des renseignements erronés que vous recevez de vos collaborateurs, cette réalité est plus grave et plus explosive que ce que vous en avez vu il y a quelques semaines. Ne vous y trompez pas.

Prenez donc cette lettre ouverte comme l’appel d’un peuple à son dirigeant pour lui dire :

« Nous ne voulons pas t’affronter par la force. Ne nous y pousse pas. Parce que tu vas perdre même si le sang doit couler ».

Sans douter que nous sommes en phase avec la Diaspora progressiste camerounaise,

Sans douter que nous sommes en phase avec tous les Camerounais progressistes ou démocrates, de toutes les organisations de la société civile camerounaise et des partis politiques camerounais y compris le vôtre (où tout le monde ne souhaite pas cette révision constitutionnelle),

Et par amour pour notre pays, pour la paix dans notre pays, pour le progrès dans notre pays,

 Nous vous disons donc encore, M. le président :

Renoncez à votre révision constitutionnelle tant qu’il est encore temps !

Ne nous poussez pas sans cesse à bout, vous serez surpris de notre détermination ;

Ne vous croyez pas invincible, vous pourrez être cruellement désillusionné.

En un mot,

Ne vous trompez pas d’avenir.

 

Les organisations membres du CODE:

- CNR/MUN (Conseil National de la Résistance – Mouvement Um Nyobiste) M. G. TENE SOP

- UPC (Union des Populations du Cameroun) :            Dr Moïse ESSOH, (secrétaire exécutif du CODE)

- CFM (Cercle Félix Moumié) :  Dr Patrice NDJOUMI

- CFD (Campaign For Democracy)  :  Magloire ZINTCHEM

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mercredi 2 avril 2008

"Affaire du Maire de Njombé-Penja" ou les méthodes maffieuses la Francafrique criminelle

S1032087


La Maison des Droits de l'Homme à Douala et l'Action des Chrétiens pour l'abolition de la Torture  (section du Littoral) ont enquêté sur ce qui est devenu "l'affaire du Maire de Njombé-Penja" et ont rendu public , ce jour même, leur rapport. La sentence tombe comme un couperet. En fait soutiennent l'ACAT et la MDHC, "Nos enqêtes recoupées sur le terrain et à bonne source,établissent que le Maire Kingue, aujourd'hui privé de tous ses droits, serait plutôt l'objet d'une machination politico-administrative montée par ses adversaires politiques, avec l'appui financier avéré de la société PHP - groupe francais propriétaires des bananerais de la région - dirigé par Monsieur Francois Armel, de nationalité francaise.

Lire l'intégralité de ce rapport poignant en cliquant  ici

Raoul Fréjus

Posté par CNR_MUN à 15:36 - Actualité politique - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Ligue des Droits et des Libertés (L.D.L) accable le régime despotique de Paul Biya

                                                                                                 
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« Seigneur pardonne moi ; je sais que je vais condamner des innocents. Mais je n’y peux rien parce que ce sont des instructions ».

La Ligue des Droits et des Libertés (L.D.L), dont le siège est à Bafoussam à l'Ouest du Cameroun, vient de rendre public son rapport sur le soulèvement populaire de la fin février dans notre pays.

Après les Rapports de l'ACAT et la MDHC, de la PRODHOP, de l'OCDH qui accablaient déjà farouchement le pouvoir dictatorial, pour avoir fait usage d'une violence aveugle contre des manifestants pacifiques en février, cet autre document de la LDL confirme les accusations porté contre le régime liberticide et pointe du doigt la justice expéditive rendu par les magistrats qui, ontrecu des intructions du ouvernement antidémocratique pour avoir la main lourde contre les insurgés de février.

Dans le rapport de la LDL, on peut notament lire que "le caractère expéditif des procès, les lourdes peines d’emprisonnement infligées aux prévenus ont surpris et  fini par convaincre l’opinion que les magistrats dans ces affaires n’ont pas eu les mains libres, qu’ils n’ont  agit ni selon le droit, ni selon leur conscience". Pour preuve, l’un d’eux à Bafoussam, fervent croyant catholique, avant de vider son délibéré, a dit cette prière dans le secret de son cabinet:

« Seigneur pardonne moi ; je sais que je vais condamner des innocents. Mais je n’y peux rien parce que ce sont des instructions ».

On en aurait ri s'il ne s'agissait pas de vies humaines! Avec ce régime de faillis, il faut s'attendre à tout.

Lire l'intégralité du Rapport de la LDL   ici_LDL2

Raoul Frejus



 

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mardi 1 avril 2008

Manifestations des Camerounais au Consulat de France à hambourg: Le CODE appelle Sarkozy à cesser tout soutien a Paul BIya

Communiqué de Presse à la suite de la Manifestation du CODE au consulat de France à Hambourg.

 Depuis le 31 décembre 2007, le Cameroun, notre pays, est plongé dans une grave crise sociopolitique consécutive à la décision du président-dictateur Paul Biya, au pouvoir depuis 26 ans, de tripatouiller la constitution pour se maintenir à la présidence au delà du terme légal de son mandat en octobre 2011;

A la fin du mois de février 2008, cette crise sociopolitique s’est transformée en une révolte des populations du contre l’inflation (« la vie chère ») et contre l’entêtement de M. BIYA à vouloir supprimer la limitation des mandats présidentiels imposée par la constitution camerounaise, afin de se maintenir à vie au pouvoir.

 

En guise de réponse à cette révolte généralisée des populations, le gouvernement néocolonial au Cameroun a donné l’ordre à ses forces armées et de police de tirer partout dans le pays, à balles réelles, sur les manifestants pourtant non armés.

Le bilan de cette répression sauvage est, selon les autorités du gouvernement criminel, de 40 morts. Mais selon les Organisations indépendantes de Défense des Droits Humains, ce bilan s’élève à plus d’une centaine de morts, dont des assassinats ciblés d’opposants au régime. Plusieurs centaines de personnes ont en outre été blessées; au moins 2000 camerounais ont été arrêtés au cours de ce soulèvement populaire et plusieurs centaines ont déjà été condamnées, à ce jour, à des peines allant jusqu’à 15 ans d’emprisonnement. Ont également été signalés, plusieurs cas de viols, d’enlèvements de personnes par les forces armées, et des cas de disparitions. Des arrestations extrajudiciaires continuent dans tout le pays, donnant lieu à diverses exactions sur les populations civiles. Des informations sérieuses, provenant de rescapés de ces massacres, soutiennent l’existence d’au moins une fosse commune dans laquelle des corps de personnes assassinées par les forces de répression du gouvernement, auraient été ensevelies à la hâte afin de diminuer le bilan des tueries.

Un régime aussi impopulaire que celui de Paul Biya, qui viole de façon aussi grossière les Droits de l’Homme, ne doit en réalité sa longévité que grâce au soutien politique actif que les gouvernements français successifs lui apportent. Le président Sarkozy, qui avait annoncé la fin du soutien de la France aux régimes dictatoriaux et antidémocratiques en Afrique, s’est rapidement rebiffé en continuant un soutien encore plus actif aux dictatures corrompues et rétrogrades au Cameroun, au Tchad et ailleurs Afrique.

Pour ce qui est de la répression de février au Cameroun, il a été clairement établi que le matériel de répression utilisé par les forces de sécurité de la dictature sanguinaire au pouvoir, était une dotation de la coopération Française: canons à eau utilisés pour la dispersion des manifestant,gaz lacrymogènes, armes de guerre ou des hélicoptères de marque Puma qui ont mitraillé les manifestants sur le pont du Wouri le 27 février, etc.

Déjà en Avril Mai 1991, des coopérants militaires français avaient été mis à contribution pour réprimer le soulèvement estudiantin sur le campus de l’université de Yaoundé, occasionnant plusieurs dizaines de morts.

Entre 1960 et 1970, pendant la guerre de libération nationale avortée, l’armée française avait déjà activement participé aux cotés de l’armée néocoloniale camerounaise, aux massacres des populations civiles. Le bilan de cette campagne, selon des historiens s’élève à 300 mille morts.

Considérant, enfin, que ce régime antipatriotique, antinational, et antipopulaire dont Paul Biya est le prolongement n’est arrivé au pouvoir, en 1960, que grace à la volonté de la France qui avait tué Um Nyobè en 1958 et décapité le mouvement nationaliste camerounais afin de l’empêcher de prendre le pouvoir;

Nous, camerounais et citoyens du monde, réunis à Hambourg à l’initiative du Collectif des Organisations Démocratiques de la Diaspora Camerounaise,

1 - Dénonçons l’aide à la répression accordée par les autorités Françaises à la dictature criminelle au pouvoir au Cameroun ;

2 - Condamnons la complicité du gouvernement français dans les massacres des populations civiles au Cameroun;

3 – Appelons La France à l’arrêt de tout soutien politique, économique et militaire, de même que la cessation de toute livraison de matériel militaire et policier au régime liberticide et antidémocratique au Cameroun.

4 - Exhortons le gouvernement Français et le président Sarkozy à Condamner avec fermeté les violations massives des Droits humains en cours, à dénoncer les tueries inacceptables de manifestants pacifiques au Cameroun et à soutenir notre exigence d’une Commission Internationale d’Enquête, sous l’égide de l’Union Africaine et des Nations Unies, pour faire la lumière sur les massacres perpétrés par les forces armées et de police du gouvernement camerounais contre des manifestants désarmés, d’en déterminer les commanditaires et les exécutants afin qu’ils soient traduits devant les tribunaux internationaux ;

5- Appelons le président Sarkozy à agir dans l’urgence pour demander à son suppôt au pouvoir au Cameroun, le président-dictateur Paul Biya, de renoncer définitivement à son projet funeste de tripatouiller la constitution pour demeurer président du Cameroun à vie. Si une telle manipulation était entérinée, elle ouvrirait la voie à un conflit armé au Cameroun, comme cela a été le cas au Tchad.

 6. Demandons au gouvernement français, en cette année du cinquantenaire de l’assassinat de Um Nyobè par la France, d’assumer pleinement son passé colonial au Cameroun, en acceptant la mise sur pied d’une commission Indépendante pour enquêter sur les massacres de l’armée coloniale française au Cameroun entre 1955 et 1970. Une telle commission marquerait la volonté des autorités françaises de sortir du contentieux historique qui oppose la France au peuple camerounais depuis 50 ans.

 7. Manifestons notre soutien au peuple camerounais en lutte contre la tyrannie rétrograde et appelons toute la communauté internationale et tous les hommes épris de liberté et de justice, à se désolidariser du régime néocolonial sanguinaire au pouvoir au Cameroun.

 

Hambourg, ce 28 Mars 2008

 

Pour le CODE ;

 Tene Sop

 Dr Benjamin Leumni

 

 

Contact: comitedesuivicode@yahoo.fr

Posté par CNR_MUN à 11:44 - Actualité politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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