dimanche 2 mars 2008
GUERANDI se prononce sur la situation socio-politique
DECLARATION
HOMMAGE A LA JEUNESSE
COMBATTANTE DU CAMEROUN
Depuis la mi février 2008, nous assistons à la révolte
du peuple camerounais contre un régime tyrannique qui ne pense qu’à pérenniser son
pouvoir et à paupériser les Camerounais (perte de 70% du pouvoir d’achat depuis
1993 face à l’augmentation du coût de la vie). Ce ras-le-bol généralisé, conséquence
d’un mal vivre individuel et collectif,
a révélé aux yeux du monde, une profonde conscience politique et un rare
engagement dans une lutte patriotique, chez les populations en général et les
plus jeunes en particulier Les Camerounais revendiquent une alternance politique et ce, de
manière démocratique et pacifique, refusent la mal gouvernance, exigent une véritable lutte contre la
corruption, l’impunité et toute forme de tribalisme et de discrimination,
aspirent au bien-être par la satisfaction des besoins fondamentaux pour
tous (emploi, éducation, alimentation, logement, santé, transport, etc.),
veulent participer à la consolidation de l’unité nationale, à la construction
des Etats-Unis d’Afrique, et souhaitent que l’avenir de la jeunesse
soit assurée.
Le refus catégorique de satisfaire ces aspirations
fondamentales et légitimes ne pouvait que convaincre davantage les Jeunes
Camerounais (chômeurs, élèves, collégiens, étudiants, diplômés, ben skins,
sauveteurs, etc.) à prendre leur destin en main en demandant le départ de M
Paul Barthélémy Biya. La résistance de notre jeunesse et la révolte de notre
peuple ne sont pas à chercher dans la manipulation ou l’instrumentalisation
des jeunes par des
« apprentis sorciers » comme le dit M. Paul Barthélémy Biya pour
justifier les dizaines de morts (en majorité des jeunes) par les armes des forces de répression du régime du Rassemblement démocratique
du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir. D’où la demande populaire de
l’instauration d’une commission internationale d’enquête pour faire toute la
lumière sur ces massacres et enlèvements des citoyens parce que le Cameroun est
un Etat de non droit aux institutions défaillantes taillées et appliquées
pour les intérêts personnels des barons du RDPC.
Paix à TIWA Jacques, EKOKA Jean, MBENG Junior, NDIMA,
TANTOH Emmanuel et aux autres martyrs du soulèvement patriotique sur l’ensemble
du territoire.
Rappelons-nous que les Jeunes camerounais ont toujours
payé de leur personne et de leur vie les luttes patriotiques menées contre le
régime tyrannique de M. Paul Barthélémy Biya : les arrestations
arbitraires, les répressions sauvages du 06 avril 1984, les assassinats lors
des « villes mortes » de 1990-1992, les massacres de Douala en
1999-2000 sous prétexte de combattre le grand banditisme, et tout récemment en
2007, les assassinats au cours des manifestations d’Abong Mbang (le 17
septembre), de Yaoundé (le 05 octobre), de Bamenda (le 16 octobre), de Kumba
(le 09 novembre), la séquestration sans jugement de militaires depuis octobre, etc.
Nous condamnons avec la dernière énergie
tous ces crimes qui sont, s’il en est encore besoin, la preuve du constat fait
depuis 1982, de l’incapacité de M. Paul Barthélémy Biya à relever les grands
défis de l’heure. S’il aime encore son pays, après plus d’un quart de siècle au pouvoir, et
un bilan négatif et désastreux, l’homme de M’vomeka aurait la sagesse de passer
la main.
En conséquence, face à la tyrannie de Yaoundé et
à son incapacité chronique à satisfaire les attentes primaires des Camerounais
ou à susciter de l’espérance en l’avenir du Cameroun et donc en l’avenir de son
peuple, Nous proclamons
solennellement que l’ALTERNATIVE PATRIOTIQUE
existe autant sur le plan de son leadership, de ses structures, de son projet de société viable que de ses
moyens d’action. En conséquence, dès à présent, pour redonner espoir au peuple
camerounais, Nous exigeons :
1. Le maintien de la
limitation du mandat présidentiel pour permettre l’alternance politique au
moyen d’une constitution consensuelle,
2. L’édification d’un Etat
de droit moderne,
3. La relance de l’économie
nationale.
Ces misions salvatrices sont à exécuter par un GOUVERNEMENT DE TRANSITION HISTORIQUE ET
DEMOCRATIQUE, car le régime tyrannique de M. Paul Barthélémy Biya est
disqualifié pour impulser tout changement digne du Cameroun. Aussi
encourageons-nous la diaspora
camerounaise à prendre ses responsabilités historiques en symbiose avec les
Patriotes de l’intérieur. Ce qui impose
une organisation méthodique, une mobilisation permanente et un engagement sans
faille dans l’unité d’action.
Nous nous inclinons avec respect devant toutes les
victimes de la tyrannie biyaenne et associons nos pensées aux familles
endeuillées. Nous rendons un hommage patriotique aux MARTYRS afin que leur
mémoire demeure à jamais gravée sur le fronton du panthéon de notre pays.
Vive la Jeunesse combattante du Cameroun!
01 mars 2008
Dr GUERANDI Mbara G
mardi 19 février 2008
Le CNR – MUN rend hommage à Fidel Castro
Le CNR – MUN rend hommage à Fidel Castro et salue son engagement aux cotés des mouvements de Libération en Afrique
Le Conseil National pour la Résistance a appris, avec émotion, ce mardi 19 février 2008, la décision du camarade Fidel Castro, ce combattant intrépide et résistant opiniâtre contre l’impérialisme international et toutes les formes de domination, de se retirer du pouvoir après avoir dirigé 50 années durant, la révolution cubaine.
L’engagement politique, la fidélité et la constance idéologiques du camarade Castro auront marqué pendant un demi-siècle des générations de jeunes africains et du monde, en quête de modèle de militantisme et de modèle dans la résistance au système capitaliste-impérialiste prédateur, mené par les USA.
Au moment où le Camarade Fidel quitte donc le pouvoir à Cuba, la jeunesse africaine et l’Afrique progressiste toute entières, lui sont et lui seront éternellement reconnaissantes, pour son aide plurielle et multiforme, son amitié désintéressée et son amour sincère pour le continent africain et ses peuples en lutte permanente contre l’oppression impérialiste et capitaliste.
Le président Castro est et demeure un vrai ami de l’Afrique et des africains. Il n’est pas de cette race de cerbères des temps modernes, qui s’autoproclament à tout vent « amis de l’Afrique » et qui, le couteau fortement incrusté entre les dents, la poignarde sans vergogne dans le dos avec pour ultime finalité de l’asservir pour jouir de ses ressources naturelles avec la complicité de dirigeants corrompus imposés.
L’œuvre du camarade Castro sur le continent se décline en:
-Son soutien à la lutte du peuple camerounais et aux nationalistes de l’Union des Populations du Cameroun au début des années 60, lors de la guerre de libération nationale contre le néocolonialisme Français incarné parle régime sanguinaire fantoche d’Ahmadou Ahidjo;
-L’envoie de son camarade et ami Ernesto Ché Guévara, au milieu des années 60, au Congo pour soutenir et renforcer la révolution congolaise conduite par le camarade Pierre Mulélé après l’assassinat de patrice Emery Lumumba en 1961;
-Son immense contribution dans la lutte contre le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud, à travers une assistance logistique directe aux mouvements anti-apartheid;
-Son appui pluriel aux régimes révolutionnaires sur le continent comme le régime du président Nkrumah, le MPLA en Angola, la révolution du 04 août 1983 au Burkina Faso, etc…
-La formation de centaines de milliers de cadres africains dans les domaines des sciences et de la technologie.
-etc., etc.
Au plan interne, à Cuba, l’œuvre du camarade Castro en matière de protection sociale de couverture sanitaire, d’éducation et de formation des cadres reste enviée par tous, y compris par les puissances impérialistes qui ont toujours combattu le révolutionnaire cubain en imposant à cette île pittoresque, un embargo criminel qui dure depuis bientôt 50 ans !
Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler que l’Indice de Développement Humain (IDH) à Cuba, l’Espérance de vie et le taux de mortalité infantile sont au même niveau que ceux des pays occidentaux…
Signalons aussi que, malgré sa longévité historique au pouvoir, le président Castro, n’a aucune fortune personnelle connue aussi bien à Cuba qu’à l’étranger, bien qu’un journal Etats-unien, certainement manipulé, ait tenté il y a deux ans, d’attribuer à Fidel une fortune qui n’a jamais existé !
Bien sûr que tout n’a pas été que rose pendant le règne du camarade Fidel. Il y a certainement eu des erreurs, comme dans toute œuvre humaine ; lesquelles erreurs doivent être distinguées en toute objectivité de la diabolisation gratuite dont le camarade Fidel a toujours été l’objet de la part des puissances impérialistes. Le financement (à coûts de milliards de dollars) depuis des décennies de prétendus «dissidents cubains», véritables marionnettes des Etats-Unis, pour assassiner ou renverser le président Castro n’est d’ailleurs pas étranger au réflexe sécuritaire et défensif du régime, qui a pu entraîner certaines limitations dans l’exercice des libertés dans l’île.
Le Conseil National pour la Résistance invite la jeunesse camerounaise et africaine à s’inspirer du courage, de la lutte et de la résistance de Fidel Castro et de nos leaders historiques (Nkrumah, Um Nyobè, Moumié, Lumumba, Cabral, Steve Biko, etc.) dans leur combat pour la Libération africaine du joug des puissances impérialistes et du capitalisme avilissant qui ont ruiné et ruinent encore notre continent. Le CNR invite aussi cette jeunesse à rester lucide face à la campagne de diabolisation orchestrée par les puissances impérialistes contre le brave camarade Castro et le « Castrisme ».
Honneurs et Gloire éternelle au camarade Fidel et au peuple frère de Cuba.
Oser lutter c’est oser vaincre !
A luta continua,
Unis et solidaires, pour la patrie et l’Afrique, nous vaincrons.
Fait à Hambourg le 19 février 2008
Tene Sop G.
Secrétaire Général du Conseil National pour
la Résistance / Mouvement Umnyobiste





