Les Maliens et les amis du Mali Manifestent á Hambourg contre le MNLA et ses complices terroristes
Les Maliens de Hambourg, les amis du Mali et les communautés africaines du Nord de l'Allemagne ont massivement battu le pavé ce samedi 14 avril pour dénoncer la rébellion du MNLA et ses complices, qui occupent le Nord du Mali depuis fin mars, consacrant de fait, la partition de ce vaste pays sahélo-saharien de 1 million 200 mille Km2.
Ils étaient plus de 250 manifestants, dont de nombreuses femmes et leurs enfants dans les poussettes ou au dos, dans ces jolis boubous multicolores qui caractérisent les Ouest africaines. Ils ont crié leur indignation et appelé à l'aide de l'opinion publique allemande pour les populations des zones septentrionales du Mali, où les islamistes de AQMI et ANSAR DIN font la pluie et le beau temps, terrorisant les populations civiles, depuis qu'ils ont pris possession des lieux.
La manifestation était organisée par le Comité Mali, un groupe informel qui a été spontanément mis sur pied pour rassembler et fédérer les initiatives de tous les maliens et leurs amis dans le Nord de l'Allemagne, autour de la crise politique, militaire et humanitaire que traverse le pays de Modibo Kéita, le premier Président du Mali.
C'est peu après 10 heures, ce samedi 14 avril 2012, que les manifestants ont commencé à se rassembler par petits groupes, à la gare centrale de Hambourg (Hauptbahnhof), munis de pancartes, banderoles et drapeaux, le tout sous le regard discret de la police. Certains manifestants sont d’ailleurs venus d'aussi loin que Düsseldorf, Cologne, Hanovre, Brême, Berlin, etc. pour témoigner de leur douleur par rapport à la violence que vit le Mali depuis plusieurs semaines.
A 12heures, le cortège s’est mis en branle en direction de la principale avenue commerciale de la ville de Hambourg -la Mönckebergstrasse- très fréquentée ce samedi ensoleillé. Une grande banderole, au design impeccable ouvre la manifestation. On peut y lire en allemand « Non à l’occupation du Mali, Non à la division du Mali, Oui à la démocratie au Mali »; des mots qui résument tout le sens de cette marche de dénonciation. De nombreuses pancartes parsèment le cortège et distillent des messages dans le même sens. « Non à l’impérialisme au Mali » peut –on lire sur l’une des pancartes qu’arbore fièrement un adolescent d’à peine 15 ans, venu avec son père pour la circonstance.
Des slogans contre le MNL et Al-Qaïda fusent alors de partout : «MNLA, terroriste, Al-Qaïda, terroriste, Aqmi, terroristes » lancent les manifestants.
Initialement, la police avait décidé de faire défiler les marcheurs sur le trottoir, certainement convaincue "qu’il n’y aurait pas grand monde", comme c’est souvent le cas lorsque les africains organisent des manifs à Hambourg. C’était sans compter avec le sentiment d’unité qui habite aujourd’hui plus qu’hier les maliens de toutes les obédiences politiques, leur fort désir de vivre dans un pays en paix et uni dans la diversité culturelle qui l’a toujours caractérisé. Les organisateurs, forts du nombre de protestataires ayant répondu présents, ont dû contraindre par la persuasion, la police à leur ouvrir la chaussée.La foule se sent libérée comme l'indiquent les voix qui tonnent encore plus fort, attirant de nombreux badaux qui veulent comprendre ce qui se passe.
Une fois sur la chaussée, les marcheurs prennent la direction l’hôtel de ville de Hambourg (la Rathaus) où siège le gouvernement local de la ville de Hambourg. C'est ici que la manifestation s’est dispersée deux heures après son lancement, dans une ambiance bon enfant, avec le sentiment chez la plupart des participants d’avoir fait «œuvre utile pour le retour de la paix au Mali »
Tout au long du cortège, des tracts d’informations sont abondamment distribués aux passants et aux curieux désireux de comprendre pourquoi ce groupe de manifestants, un peu trop bouillant et bruyant, avec de nombreuses africaines, dans leurs jolies boubous, troublent-ils la tranquillité du centre commercial de Hambourg, au lieu de profiter du soleil comme tout le monde. Munis en effet de vuvuzélas, trompettes et tambours, les manifestants étaient audibles dans un rayon de plusieurs centaines de mètres.
A la fin de la marche, les initiateurs n’ont pas caché leur satisfaction. L’une des organisatrice Madame Ba Hawa Fofana s’est dite « très contente qu’autant de personnes soient sorties pour la manifestation ». Même son de cloche chez MM. Soumaila Konaté et Mohamed Mansaré qui ont promis des manifestations similaires dans un avenir proche.
Rebellion in Mali: DEMO in Hamburg am Samstag: 14. April 2012
Crise politico-militaire au Mali: Manifestation à Hambourg le samedi 14 avril 2012
Grande Marche des Maliens et des Amis du Mali à Hambourg
Le Samedi 14 Avril 2012
Rassemblement : 11Heures à Hauptbahnhof Nord
(au U2, point de stationnement des taxis)
Départ de la Manifestation: 12 Heures précises
Itinéraire: Hauptbahnhof Nord- Kirchenallee -Steintordamm – Mönckebergstraße – Bergstrasse – Jungfernstieg – Valentinskamp – Kaiser-Wilhelmstrasse – Axel-Springer-Platz – Stadthausbrücke – U Bahn Rödingsmarkt – Großer Burstah- U Bahn Rathaus.
Venez nombreux dire:
- NON à la rébellion terroriste du MNLA et ses commanditaires!
- NON à AL-QAEDA, AQMI,… et leurs complices criminels !
- OUI pour la Paix au Mali!
- OUI pour l’Intégrité Territoriale et l’Unité Nationale du Mali !
- OUI pour la Démocratie et les Libertés au Mali!
Tous les amis du Mali et les communautés africaines dans le Nord de l’Allemagne y sont vivement invités.
Veuillez vous habiller en tenues traditionnelles symboles de la diversité culturelle du Mali «Un et Indivisible»!
Tous ensembles, aidons le Mali à retrouver la paix et la stabilité !!
Contact et information: Ba Hawa Fofana (0152 538 75 972 ) Email: bhfsaar@yahoo.de;
Tene Sop: Email : tene_sop@yahoo.fr, Tel : 0163 46 37 140 ;Gado Tim Tim Abdou: niger.allemagne@yahoo.fr; Mahamane Diarra: diarra@gmx.net; Kaba: skaba@gmx.de; Mohamed Mansaré: mohamed_mansare@yahoo.de; Soumaila Konaté: soumaila.k@T-Online.de
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------A quel titre Dioncounda mène -t-il les consultations?
DIONCOUNDA veut violer l'accord de sortie de crise: Le MP22 en appelle à l'arbitrage du médiateur Compaoré
Le MP 22 constate avec inquiétude que le Président de l’Assemblée nationale, devant assurer prochainement l’intérim du président de la république, prend en complicité avec sa majorité parlementaire certaines initiatives qui risquent de mettre en péril l’accord cadre signé avec la CEDEAO, si des dispositions urgentes ne sont pas prises pour les recadrer.
Le MP 22 rappelle que selon les termes dudit accord, le président de l’assemblée n’assure que l’intérim du président de la république. L’unique mission qui lui est confiée s’arrête exclusivement à l’organisation des élections dans un délai maximum de 40 jours. Il n’a aucun pouvoir spécifique lui permettant de sortir de ce cadre.
La mise en place des organes de la transition et de la feuille de route de la transition, la désignation du Premier Ministre et des membres du gouvernement, ne relèvent nullement de sa compétence.
Aussi le MP22 sollicite vivement l’intervention urgente de la médiation pour mettre fin à tous risques de dérapage pouvant mettre en danger le consensus obtenu pour la mise en œuvre de l’accord cadre signé par le CNRDRE et la CEDEAO.
Bamako le 08 Avril 2012"
Le Mouvement Populaire du 22 Mars
Crise politico-militaire au Mali: les Maliens et les amis du Mali crient leur ras-le-bol à Hambourg en Allemagne!
" le seul objectif primordial de l’heure est la libération nationale et la reconquête des territoires occupés par des bandes armées criminelles"
Déclaration de Hambourg: le Mali est UN et indivisible
Les Maliens de Hambourg et des amis du Mali, se sont réunis ce 06 avril 2012, pour échanger sur la profonde crise politico-militaire que traverse le Mali depuis plusieurs mois. La rencontre s’est déroulée dans une ambiance cordiale et les discussions, quoique souvent passionnées, ont été très enrichissantes.
Au cours de cette rencontre, les Maliens de Hambourg et les amis du Mali, ont :
- Dénoncé et condamné avec la plus grande fermeté la rébellion terroriste et criminelle du MNLA et ses acolytes islamistes, qui endeuillent et serment la désolation dans le Nord du Mali depuis Janvier 2012;
- Proclamé l’unicité et l’indivisibilité de la république du Mali et déclaré nulles et de nul effet, les gesticulations et élucubrations du MNLA sur une prétendue « indépendance de l’AZAWAD»;
- Appelé l’ensemble des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur, de toutes les obédiences politiques, à se mobiliser et à se souder derrière le seul objectif primordial de l’heure qui est la libération nationale et la reconquête des territoires occupés par des bandes armées criminelles dans le Nord du pays ;
- Proclamé leur attachement inébranlable aux idéaux de démocratie, de justice et de liberté acquis de haute lutte par le peuple héroïque du Mali lors de la révolution démocratique du 26 mars 1991;
- Déclaré leur solidarité et leur soutien à toutes les populations des zones occupées, qui sont traumatisées par les forces terroristes du MNLA et leurs complices, ainsi qu’aux familles des militaires et civils tombés dans cette guerre absurde qui est imposée à la république du Mali;
- Décidé d’organiser à Hambourg, le samedi 14 avril, une Marche pacifique de dénonciation de la rébellion et pour la paix et l’unité du Mali, en vue de sensibiliser l’opinion publique allemande sur la guerre au Mali;
- Montré leur détermination à rester mobilisés et à apporter leur contribution à toute œuvre de solidarité nationale, aussi bien en direction des populations sinistrées des zones occupées que des forces armées maliennes.
Vive le Mali UN et INDIVISIBLE, Vive la Paix au Mali !
Fait à Hambourg, ce 06 avril 2012
Les Malien(ne)s et les amis du Mali de Hambourg
Contacts: Ba Hawa : bhfsaar@yahoo.de; Tene Sop: tene_sop@yahoo.fr, Gado tim im Abdou: niger.allemagne@yahoo.fr; Mahamane Diarra: diarra@gmx.net; Kaba: skaba@gmx.de; Mohamed Mansaré: mohamed_mansare@yahoo.de; Soumaila Konaté : soumaila.k@T-Online.de
Crise politico-militaire au Mali: le MP22 tire à boulets rouges sur Alassane Ouattara!
Déclaration Préliminaire à la Conférence de Presse du 4 avril 2012
Le MP 22 a animé ce mercredi matin à la Maison de la Presse une conférence de presse pour donner sa position sur l’embargo décrété par la CEDEAO contre le Mali. Au cours de la conférence de presse, d’autres questions ont été abordées par les animateurs du MP 22 qui étaient face à une quarantaine de journalistes nationaux de la presse écrite et parlée, publique et privée. Il s’agissait entre autres de la Convention Nationale annoncée par le Président du CNRDRE le Capitaine Amadou Aya Sanogo, de la rébellion dans le Nord du Mali…
Les Professeurs Rokia Sanogo, Dialla Konaté, Mohamed Tabouré, Maitre Mariam Diawara et Perignama Sylla ont tenu durant deux heures à donner des explications sur les raisons profondes de cet acharnement de la CEDEAO qui a déclaré la guerre au Mali sous la pression de la France dont le Ministre des Affaires Etrangères Alain Juppé était venu expressément à Dakar en marge des cérémonies d’investiture du nouveau Président du Sénégal Macky Sall. La France a imposé un schéma néocolonial de sortie de crise aux maliens qui privilégie l’arrivée au pouvoir du Président de l’Assemblée Nationale, la tenue de l’élection présidentielle au détriment de la lutte des maliens pour recouvrer leur intégrité territoriale et restaurer la quiétude et la sécurité dans les villes de Kidal, Gao, Tomboctou ainsi que les localités de Bourem, d’Ansongo occupées par les bandes rebelles d’Ançar Dine, du MNLA, d’AQMI. Son cheval de Troie dans ce projet funeste est incontestablement le Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara qui applique avec un zèle outré les ordres de Paris.
Au cours de cette conférence de presse, des contributions d’autres dirigeants membres de la Coordination du MP 22 notamment Cheick Oumar Sissoko Président du Parti SADI ont été faites.
Nous vous donnons en intégralité le contenu de la déclaration liminaire du MP 22 lue par Mohamed Tabouré…
Face aux premières menaces ” d’embargo politique, économique et financier” de la CEDEAO, le capitaine Amadou Aya SANOGO, Président du CNRDRE a concédé le 1er avril 2012 son engagement au ” retour à la constitution du 25 février 1992 et aux institutions républicaines”. En accord avec le médiateur de la CEDEAO, Blaise Compaoré, le capitaine SANOGO a assorti ce retour de la tenue d’une ” Convention nationale des forces vives” du Mali qui, dans les conditions de la “crise multidimensionnelle”, pour ne pas dire du chaos créeé et organisé par le régime d’ATT, pourrait déterminer une bonne transition.
Le MP22 regrette tout d’abord cette concession de taille faite par le capitaine SANOGO, sans consulter les forces démocratiques qui soutiennent le CNRDRE. Car, de l’avis du MP22, non seulement les institutions du Mali n’avaient plus rien de démocratique et républicain, mais le retour sur leur dissolution issue du sursaut salutaire du 22 mars est un recul qui pourrait créer des conditions de lutte plus défavorables pour le peuple malien.
En effet la dissolution des institutions monarchiques corrompues du régime ATT, doublée de l’acte constitutionnel fondamental du CNRDRE et de l’appui sur la création et l’implantation dans tout le Mali d’organismes populaires comme le Mouvement Populaire du 22 mars ou la Convergence Patriotique pour la Défense du Mali (entre autres et sans exlusives aucune) constituaient les leviers nécessaires et optima du changement, leviers qui de notre point de vue sont le gage certain de transformations démocratiques les plus profondes dans la voie du redressement.
Néanmoins, le MP22, prenant acte de la déclaration du 1er avril, constate que ce recul n’a non seulement pas réussi à desserrer l’étau de la CEDEAO, mais a au contraire accru l’arrogance des impérialistes français et occidentaux. Alain Juppé se montre à nouveau comme le porte-parole de ces milieux politiques et diplomatiques qui , s’abritant derrière leur homme de paille, Alassane Dramane Ouattara , ont littéralement désavoué à Dakar le 2 avril le médiateur Blaise Compaoré.
En conséquence ils ont proclamé ” l’embargo total” contre le CNRDRE et le Mali et “la mise en place immédiate de la force militaire d’attente de la CEDEAO” (estimée entre 2000 et 3000 hommes)
Comment Alassane Dramane Ouattara, ennemi juré du peuple ivoirien et des peuples africains, installé par les bombes de Sarkozy prétend-t-il donner des lecons de démocratie au Mali ?
Comment peut-il oser soutenir que (nous citons) ” la situation au Mali est très grave, c’est un coup contre la démocratie et une atteinte à l’intégrité territoriale du Mali”?
Comment peut -il exiger que (nous citons) ” la junte se mette à l’écart et transmette le pouvoir aux autorités constitutionnelles reconnues” ?
Le MP22 dénonce avec la dernière énergie les prétentions d’Alain Juppé et Alassane Dramane Ouattara à nier le droit à l’autodétermination du peuple malien. On se demande d’abord à quel titre Alain Juppé se mêle des affaires de la CEDEAO ?
Le MP22 réaffirme ensuite que le coup d’Etat du 22 mars n’a rien à voir avec “un coup contre la démocratie”, démocratie qui n’existait que de nom et pour la facade !
Le 22 mars est, à ce titre indéniable, un sursaut démocratique des forces armées et de sécurité. Ce sursaut salué par l’immense majorité du peuple a réuni des millions de manifestants favorables au changement à Bamako, Ségou, Sikasso, Bougouni, Kita, Gao, Kayes ainsi qu’à Paris, Kumasi ( au coeur d’Abidjan), Bouaké de même qu’au Niger et au Burkina.
En définitive, le peuple malien a décidé de son propre sort et l’a proclamé. Il n’appartient à aucun homme des français et des américains, fut-il Alassane Dramane Ouattara de lui dénier ce droit !
Le MP22 appelle par conséquent le capitaine Amadou Haya SANOGO et le CNRDRE à demeurer ferme et à désormais rejeter entièrement les diktats des impérialistes français et occidentaux.
Quant à “l’atteinte à l’intégrité territoriale du Mali” dont parle la CEDEAO, elle ne dit pas que cette atteinte est justement le fait des mêmes impérialistes français européens et nord-américains de l’OTAN. Ce sont eux qui ont provoqué et organisé cette invasion et cette agression contre le Mali en détruisant la Libye et en manipulant les rebelles et autres intégristes terroristes. De grâce, que ces messieurs arrêtent de verser des larmes de crocodiles et jouer les sauveurs ! L’intervention de la CEDEAO sera une occupation militaire étrangère du Mali qui ne peut apporter que nouvelles “atteintes à l’intégrité” du Mali.
Le MP22 proclame sa conviction que l’UEMOA, comme la CEDEAO et l’Union Africaine, sont pour l’instant principalement des instruments de la mondialisation impérialiste et des paravents de la France, des Etats-unis et de l’union européenne. Ils ne sont pas de véritables outils de l’intégration africaine.
Sinon qu’on nous explique pourquoi les coup d’Etat de la Guinée en 2009, de la Mauritanie en 2010, du Niger en 2011, n’ont fait l’objet d’aucune ingérence et embargo et pourquoi à l’inverse , cet acharnement “total” contre le Mali de 2012 ?
La vérité est que les apprentis sorciers de la France les USA et ‘UE ont conclu en Libye un accord avec les libyo-maliens qu’ils ont exfiltré et dirigé sur le Mali, aux fins de régler sur ce vaste territoire leurs projets de non seulement d’obtenir des bases militaires (Tessalit, Taoudenit et Tinzawaten) mais aussi de main mise sur les immenses ressources en pétrole, bauxite, uranimu, manganèse etc…
il doit être encore plus clair que le MNLA qui se dit indépendantiste est encore plus servile envers la France et l’occident que l’infame ATT déchu qui, tout en cédant tout aux USA refusait à la France les bases aériennes et terrestres.
Ce n’est pas un hasard si la France a été la première à applaudir aux “succès militaires touareg”. Ce n’est pas un hasard si elle est aujourd’hui la première à proclamer qu’elle n’interviendra pas au Mali ? Qui d’ailleurs le lui a demandé ?
Ce n’est pas non plus un hasard si la France s’affaire à obtenir “rapidement” on ne sait quelle déclaration ou mandat de l’ONU sur la situation au Mali. Tout comme ce n’est pas un hasard si les Etats-unis quant à eux demandent aux rebelles du MNLA et aux intégristes d’Ançar Dine d’arrêter leur progression après les dernières prises de villes et localités.
Le fait est que l’embargo total des Etats voisins de la CEDAO n’a aucun fondement légal tant au niveau africain qu’international.
Notre soeur et camarade Me Mariam Diawara vous a entretenu tout à l’heure des aspects juridiques de ces sanctions et de la violation systématique par la CEDEAO de ses propres règles et procédures.
L’UA a semble-t-il enterriné les sanctions et s’est alignée sur la CEDEAO et les occidentaux. Mais tout ce qu’elle réussit à prouver c’est qu’elle marche à la solde des impérialistes et contre le droit des maliens de décider de leur sort !
La France a beau s’agiter à l’ONU, il n’ y a aucune légalité internationale de l’embargo de la CEDEAO et ses préparatifs d’intervention ? C’est la politique du fait accompli, de la charrue avant les boeufs, de l’illégalité totale militant contre la charte de l’ONU elle-même .
Quant à Ouattara, disons qu’il ne représente que lui-même et pas la CEDEAO. Ouattara, précisons- le, avait commencé à fermer les frontières et appliquer les sanctions d’embargo avant même leur adoption au sommet d’Abidjan. C’est dire que l’acharnement d’ADO-Juppé n’est rien d’autre que l’expression de la volonté de la France de punir le peuple malien.
Le MP22 estime qu’en tout état de cause, le peuple malien est aujourd’hui dans son droit le plus légitime d’exercer son droit absolu à l’autodétermination en s’affranchissant complètement de toutes les contraintes impérialistes véhiculées tant par la CEDEAO que l’UEMOA.
Si Ouattara et Juppé veulent asphyxier le peuple malien en confisquant ses avoirs à la B.C.E.A.O et en fermant les frontières pour bloquer l’approvisionnement, le monde entier devra reconnaître à notre peuple le droit inaliénable de confisquer à notre tour tous les avoirs français et des pouvoirs ouest-africains au Mali (banques et entreprises industrielles commerciales, agricoles et financières). C’est le droit le plus absolu pour notre peuple de riposter à l’agression illégale et arbitraire en sortant du franc cfa et de la francophonie.
Le MP22 est conscient qu’Alassane Dramane Ouattara agissant non pour la démocratie, mais pour les puissances occidentales, espère effrayer la population malienne en agitant le spectre de la pénurie et de l’étranglement.
Le MP22 affirme qu’il s’agit d’une sérieuse épreuve à ne pas sous estimer.
Toutefois il nous faut affronter cette épreuve avec lucidité et organisation en évitant la panique .
Dans le même temps notre peuple doit se convaincre que la victoire est certaine pour repousser vigoureusement l’embargo et l’anéantir si le CNRDRE se montre inflexible dans la résistance et que le peuple se mobilise pour le soutenr. Pourquoi ?
Parce qu’un peuple debout et uni pour défendre sa patrie ne sera jamais vaincu ni politiquement ni sur les plans économiques et militaires !
A BAS LA CEDEAO ET L’UEMOA !
VIVE le CNRDRE !
VIVE la CONVENTION NATIONALE !
IL FAUT ARRETER TOUS LES RECULS ET REPLIS STRATEGIQUES !
VIVE LA RESISTANCE NATIONALE IMMEDIATE ET SOUTENUE !
Le MOUVEMENT POPULAIRE DU 22 MARS 2012(MP22) appelle à une transition révolutionnaire et démocratique au Mali
Le Comité Central de SADI soutient la dynamique de rupture et de changement déclenchée par le CNRDR
Le parti SADI soutient la chute du régime d’ATT par le s militaires
Communiqué du Bureau Politique du Parti SADI
Le parti SADI soutient la chute du régime d’ATT par le Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’Etat.
Le parti SADI depuis le 9 Février 2012, demande la démission du régime d’ATT en raison de :
- sa gestion solitaire des affaires du Nord qui l’on conduit à prendre des décisions contraires aux principes de la République, aux intérêts de notre pays, à l’esprit et la lettre du serment, art 37 de la constitution, qu’il a prêté devant la cour suprême, les 8 juin 2002 et 2007.
- son manque de fermeté face à la 1ére rébellion : alliance du 23 mai 2006 dirigée par Bahanga et le lieutenant colonel félon Fagaga.
- Son abandon de souveraineté avec la signature de l’Accord d’Alger, le 4 juillet 2006 qui autorise le retrait de l’armée des régions du Nord et les interventions militaires franco-mauritaniennes sur le territoire malien.
- sa bienveillance face à l’implantation de AQMI, des narcotraficants dont il fait libérer une personne impliquée au plus haut niveau : Mohamed Ould Awainatt.
- Son autorisation de laisser entrer sur notre territoire des combattants venant de Libye avec toutes leurs armes.
- Son absence de soutien logistique aux militaires envoyés sur le front, provoquant la mort certaine de plusieurs militaires.
- son manque de volonté de protéger les populations civiles.
- Son refus à constituer un fichier électoral fiable pour des élections libres, transparentes et crédibles.
- Son incapacité à faire face aux différentes crises : crise de l’école, l’emploi, la famine, la corruption, la cherté de la vie, l’insécurité…
C’est donc en toute cohérence avec ses idées que le SADI se propose d’accompagner le CNRDR, avec les forces vives progressistes pour sauver le pays.
Rétablir la paix et la sécurité pour assurer l’intégrité du territoire est essentiel mais il faut aussi penser à construire une démocratie au service du peuple conformément aux idéaux de 26 mars 1991.
Nous adressons nos condoléances au peuple et aux familles endeuillés par la mort des soldats. Souvenons-nous qu’il y a 22 ans jour pour jour, 22 mars 1991-22 mars 2012, des centaines de maliens se sont sacrifiés pour cette même démocratie, contre le dictateur Moussa Traoré.
Vive le Mali un et indivisible.
Fait à bamako, ce 22 Mars 2012
Le Bureau Politique du SADI
Cheick Oumar Sissoko
Coup d’Etat au Mali: la France pompier-pyromane n’a aucune leçon à donner !
DECLARATION DU CNR-MUN SUR LE COUP D'ETAT AU MALI
Le régime du Président Toumani Touré a été emporté ce 22 Mars par un coup d’Etat militaire qui a aussitôt suspendu les institutions et les libertés acquises de haute lutte par le peuple malien à la suite de la révolution démocratique du 26 mars 1991.
Depuis plusieurs mois en effet, le Parti SADI et ses dirigeants ne cessent de dénoncer la politique de l’autruche du president ATT face à la crise militaire dans le Nord du Mali ainsi que les accointances de dignitaires du régime avec des narcotrafiquants qui ont pris en otage le Nord du pays. A plusieurs reprises, le Parti SADI, seul parti de l’opposition malienne, a appelé le président Malien et son gouvernement, à :
- Cesser d’envoyer les militaires maliens sans réelle défense à «l’aventure» dans le Nord, et à mettre les moyens financiers et militaires suffisants et adéquats à la disposition de l’armée malienne afin de la rendre plus opérationnelle face au MNLA et ses métastases terroristes.
- Engager une concertation et un dialogue sincères avec toute la classe politique malienne dans le but de trouver une solution politique à la crise dans le Nord;
- Venir s’expliquer devant le Parlement malien sur la stratégie du gouvernement pour ramener la paix dans le Nord;
- Suspendre le processus électoral jusqu’à ce que l’intégrité du territoire malien soit restaurée
La mise en œuvre de cette feuille de route proposée par SADI aurait pu mettre le Mali à l’abri du coup d’Etat de ce 22 Mars et fait l’économie de la rupture de l’ordre constitutionnel qui s’en est suivi.
Le Président ATT par son entêtement et sa politique permanente de fuite en avant, porte avant tout, l’entière responsabilité de la détérioration de la situation sociopolitique qui a débouché sur le coup d’Etat de ce 22 Mars 2012 au Mali.
Le gouvernement impérialiste français est coupable de l’instabilité meurtrière qui règne dans le Nord du Mali et dans toute la bande Sahélo-Saharienne d’Afrique de l’Ouest. Ceci à cause de sa guerre de pillage en Libye, qui a mis en circulation diverses armes sophistiquées, tombées aux mains de groupes terroristes et de narcotrafiquants qui écument aujourd’hui la région. Aussitôt le coup d’état officialisé, la France s’est empressée d’annoncer la suspension de son «aide au Mali» et a appelé à «l’organisation d’élections au plus vite»!
- Le Conseil National pour la Résistance-Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN) salue la lucidité et la justesse des analyses du parti SADI, dont les dirigeants ont plusieurs fois interpellé ATT sur les conséquences de sa politique de l’autruche sur le moral des troupes
- Le CNR-MUN appelle les forces progressistes et le peuple maliens à une grande vigilance face au nouveau régime et les soutient dans leur lutte pour le retour à un régime démocratique, aux libertés et à l’état de droit.
- Le CNR-MUN dénonce et condamne fermement l’immixtion de la France pompier-pyromane, dans les affaires intérieures du Mali et est absolument scandalisé par l’exigence néocolonialiste faite par Mr Juppé à la junte malienne, d’organiser des élections «le plus vite possible», alors même que les 2/3 du Mali sont occupés par des groupes terroristes. La France peut-elle organiser des élections si les 2/3 de son territoire sont occupés par des rebelles Corses?
- Le CNR-MUN appelle le nouveau régime, à éviter la tentation du «Gueisme» et du «Dadisme» et de travailler effectivement pour l’unité et la réconciliation nationales au Mali et le retour à une vie démocratique normale, devant consacrer à terme, le retour des civils au pouvoir.
La lutte continue. «Oser lutter c’est oser vaincre» !
A bas l’impérialisme!
Fait le 22 Mars 2012
Tene Sop
Secrétaire Général du Conseil National pour la Résistance/
Mouvement Um Nyobiste (CNR-MUN)
Ekanè Anicet passe la question du tribalisme au Cameroun au prisme du matérialisme historique
Cette interview de Anicet Ekanè, leader nationaliste, membre du MANIDEM, est la réaction la plus lucide depuis plusieurs mois que le débat sur le tribalisme fait rage dans la société camerounaise. Ekanè, pose un diagniostic sans complaisance de la situation des partis politiques et surtout des causes et du cpourquoi de l'agitation tribalo-politque qui agite certain cercles réactionnaires camerounais. Le mouvement nationaliste camerounais, malmené depuis des lustres, marginalisé et reprimé politiquement par les neo-coloniaux qui ont confisqué le pouvoir au Cameroun, malgré son faible poids politique et institutionnel, reste un vecteur d'idées et un marigot de lucidité politique dont les analyses scientifiques restent le phare de la société toute entiére. Du moins pour ceux qui veulent voir et voir clair et pas des illuminés narcissiques qui se gargarisent de leur vacuité intellectuelle. Une interview à lire...
Anicet Ekane : " C'est la bourgeoisie bamiléké qui fait peur "
Candidat à la dernière élection présidentielle, l'ancien président du Manidem accuse la quasi-totalité de la classe politique d'instrumentaliser le tribalisme afin de mettre la main sur les richesses du pays.
Ces temps-ci, intellectuels et activistes, échangent de plus en plus, même indirectement, sur les questions ethniques dans notre pays. Pourquoi cela arrive-t-il en ce moment ?
Autant on entendait ces débats en 1990, autant on les entend maintenant. On se situe dans une phase particulière. Tout le monde sait que l'alternance arrive et il y a des enjeux de pouvoir. Cette mise en évidence de la théorisation du tribalisme est le résultat de l'appât du pouvoir en transition. L'axe nord-sud, toutes les élites dont l'élite bamiléké qui cherche des alliés pour soi-disant partager le pouvoir participent de cette perspective.
Et les hommes politiques, eux, semblent être en retrait...
Les hommes politiques sont en retrait parce que la plupart d'entre eux travaillent sous le prisme du tribalisme.Je vais vous citer des exemples. Au Sdf, John Fru Ndi a déclaré tout de go qu'un Bamileke ne peut pas être secrétaire général de son parti. A l'Upc, vous avez les tribus piliers qui font que les secrétaires généraux doivent être bassa et les présidents, bamileke. A l'époque de la restauration du multipartisme, je m'étais entendu demander ce que moi, un Sawa, venait faire à la tête de l'Upc. Au Rdpc, il y a une hégémonie beti qui ne fait aucun doute. Il y a une ethnicisation de l'Udc. Dans les congrès de l'Udc, à part le français et l'anglais, on parle généralement une autre langue dans les couloirs. A l'Undp, il y a une pratique de cloisonnement ou de promotion des différents responsables en fonction de leur tribu. Je me souviens quand Pierre Flambeau Ngayap a été désigné secrétaire général de l'Undp, Shanda Tonme a déclaré que l'Undp avait fait le choix du nombre et de la puissance économique. Lui, qui se fait passer pour le chantre de la défense des intérêts des peuples bamileke, avait félicité Bello Bouba Maïgari.
Est-ce à dire que le tribalisme arrange à peu près tout le monde ?
Oui, absolument. Quand on parle de fiefs des partis politiques, en réalité on parle de fiefs régionalistes. La plupart des dirigeants politiques de notre pays dessinent leur politique suivant le prisme ethnique. Dans les partis politiques, il y a, comme au niveau du pouvoir, une répartition des postes en fonction des régions et des origines. Mais vous ne le verrez pas au Manidem et dans les partis d'obédience upéciste en dehors de l'Upc gouvernementale où le tribalisme s'est installé de façon totale. Ce prisme tribaliste est dans la pratique de la plupart des hommes politiques qui ne s'en cachent même pas. La plupart des responsables politiques du Nord se définissent comme tels, comme une association, une synergie des hommes politiques du Nord indépendamment de leur orientation politique. Ça pose problème. Jean-Jacques Ekindi est dans la même logique. Et malgré son discours, son terreau politique est un terreau tribaliste. Malgré tout le mal qu'on peut penser du Sdf, ce parti a gagné toutes les mairies à Douala en 1996. Et on a vu Ekindi, à la tête d'une association, « Kod'a mboa sawa », « la renaissance du peuple sawa » pour défiler avec d'autres intégristes dans les rues de Douala. Avec des pancartes sur lesquelles il était écrit « que les Bamileke aillent voter chez eux ». Explicitement et au vu et au su de tout le monde. Ekindi était dans la marche. Et l'administration a laissé faire parce qu'elle était embêtée que le Rdpc ait perdu toutes les municipalités de Douala.
Comment avez-vous vécu les événements de Deido ?
Voilà des événements que des hommes politiques, en mal de popularité dans leur tribu d'origine, ont voulu exploiter...
Vous le dites avec dégoût...
Beaucoup de dégoût. Je ne comprends même pas que les Camerounais qui ne sont pas intégristes régionalistes accordent encore du crédit à des hommes politiques comme Dzongang ou Ekindi. Dzongang a déclaré que les Bamileke apportent une grande contribution dans la richesse du pays. Je veux bien, mais allez voir les Bamileke qui souffrent à Bepanda Yonyon ou à Village, à Douala. Je ne pense pas que ceux-là se reconnaissent dans la production de richesses des Kadji, Fotso et autres. Cet amalgame ne peut être utilisé que par ceux qui veulent se prévaloir de la casquette de dirigeants ethniques. On l'a vu lors de la dernière élection présidentielle quand un certain nombre de candidats ont essentiellement fait campagne dans leur région et y ont eu le maximum sinon l'essentiel de leurs voix.
Au même moment, pourquoi la question de l'ethnie est-elle si taboue ?
C'est parce que les gens sont tribalistes dans la nuit. Le jour venu, ils jouent aux malins. Tous ces hommes politiques, à l'exception de celle de ma famille politique, font de la politique dans l'arrière boutique et dans la nuit dans les associations tribales ou tribalistes. Le jour venu, ils viennent parler d'intégration nationale à la radio ou à la télévision. Ça les arrange parce que chacun est roi et maître chez soi.
En quels termes se pose la question ethnique chez nous ?
Il faut préparer notre pays à l'intégration. Les échanges, les mariages inter-ethniques, le brassage des populations du fait du développement des infrastructures, l'ouverture de nos enfants hors de leur région font qu'on arrive automatiquement à l'intégration. Cette intégration qui brasse les cultures est même freinée de façon théorique par les hommes politiques qui voudraient que le Cameroun soit le résultat d'une balkanisation. Il faut encourager l'intégration par des mesures simples : les internats scolaires, les affectations. Dans ma région d'origine, tous les délégués régionaux des ministères sont des Sawa. Un peu partout ailleurs, c'est la même configuration. On ne peut pas en même temps dire qu'on veut un Cameroun uni, qu'on veut l'intégration nationale, fustiger le Rdpc et se complaire dans cette façon de voir les choses selon laquelle chacun doit diriger chez lui. Et les événements de Deido ont montré que beaucoup ont voulu les exploiter ainsi.
L'intégration nationale a-t-elle reculé ces trente dernières années ?
Je ne pense pas que sous Ahidjo l'intégration a vraiment avancé. On était dans un système de dictature. L'expression des gens était brimée par ce contexte sociopolitique. L'équilibre régional est une politique qui a comme prisme, la région. A un moment donné, à l'avènement de l'indépendance, ça peut être une posture pour encourager un développement harmonieux et équilibré des régions. Mais, c'est en matière de politique économique et industrielle que l'on doit faire en sorte que les régions commencent à s'équilibrer. Ce ne sont pas des mesures administratives qui règlent le problème de l'intégration. Ce qu'Ahidjo faisait, c'était de régler administrativement ces questions. Forcément, le couvercle devait sauter, comme on l'a observé en 1990 avec le multipartisme.
Les Camerounais, au quotidien, ont-ils tendance à se rejeter ?
Je ne crois pas. Il n'y a qu'à voir dans les lycées et les collèges. Nos enfants épousent de façon indifférente les filles de toutes les régions, surtout ceux qui sont partis du pays. Il n'y a pas de rejet naturel. Il y a un contexte sociopolitique qui encourage et stimule ce rejet. C'est quarante cinq ans après le collège que j'ai retrouvé des camarades dont je ne connaissais pas du tout l'origine ethnique. A notre époque, à l'internat, nous ne nous demandions pas d'où venait tel ou tel autre. Allez voir maintenant dans les collèges, les lycées et les universités. Vous y avez des associations des ressortissants de tel village ou de tel bled. Heureusement, il n'y en a pas de Bomono. C'est le politique qui est responsable de cette situation. C'est le manque de démocratie qui confine les gens à des replis identitaires. Et c'est en faisant sauter le couvercle que les gens se démasquent. C'est pour cela qu'il est important que l'on lance le débat sur le tribalisme, le régionalisme, la protection des minorités, la question des allogènes.
Mais nous sommes différents les uns des autres...
Oui, et le mal vient de l'exploitation des différences à des fins peu reluisantes. Il faut une révolution mentale pour nous débarrasser du tribalisme instinctif. Je pense en effet qu'il existe deux types de tribalisme. Le tribalisme conscient et même théorisé et le tribalisme instinctif. Je fais cette différence parce qu'il y a très peu de gens qui s'avouent tribalistes. Ils utilisent la formule bien connue " je suis ne suis pas tribaliste mais je n'aime pas les Bamileke, je n'aime pas les Beti ". Certains, tribalistes en réalité, laissent croire que c'est l'introduction des notions autochtones et allogènes dans la Constitution qui a accentué le tribalisme dans le pays. Je pense que c'est faux. Ces termes ont été introduits par la Tripartite parce qu'il y avait une dérive tribaliste dans le pays que l'on ne peut pas nécessairement mettre à l'actif du pouvoir. Je peux pardonner au tribalisme instinctif révélé par exemple dans une interview un peu idiote du cardinal Tumi, qui avait dit que le tribalisme au Cameroun se résumait à ce que les autres ethnies sont jalouses des Bamileke parce qu'ils sont travailleurs et leurs paysans se lèvent tôt. Tous les paysans de ce pays se lèvent tôt le matin et travaillent dur du fait de l'âpreté de la vie en campagne. C'était instinctif et je crois que le cardinal s'est amendé. J'avais écrit un texte sur le prétexte beti. Des gens profitent de ce qu'ils appellent la soi-disant confiscation du pouvoir beti pour faire du tribalisme par réaction. Le peuple beti est otage d'un pouvoir non pas beti mais d'un pouvoir hégémonique beti où la bourgeoisie beti est hégémonique. C'est de ça qu'il s'agit. Mais c'est un pouvoir de toutes les bourgeoisies du pays qui se partagent les richesses. A Kondengui aujourd'hui, il n'y a pas que les Betis. C'était un prétexte pour théoriser, développer et intensifier un tribalisme anti-Beti avec la théorie du pays organisateur. Il faut sortir de ça. Les Betis ne sont pas au pouvoir. Le pouvoir actuel a à sa tête une caste hégémonique.
Mais c'est au nom de la démocratie que les régionalismes s'expriment aussi, non ?
Non, ce n'est pas au nom de la démocratie. C'est la lutte pour le pouvoir qui a excité, par les appétits, le régionalisme. C'est facile de dire " votez pour moi parce que je suis Bafang et parce que je vais défendre les intérêts des Bafang ". C'est trop facile parce que les jeunes Bafang diplômés et qui n'ont pas de travail, les jeunes Sawa qui manquent d'emplois voient leur désarroi exploité. Ceux qui le font sont nantis, ils ne peuvent pas se faire agresser, ils n'empruntent pas les bend skin. C'est facile d'exploiter ces instincts primaires lorsqu'on veut se faire une clientèle politique.
Est-ce à dire que vous renvoyez dos-à-dos les pouvoirs Ahidjo et Biya ?
Non, les contextes sont différents. Le régime Biya se développe dans un contexte pluraliste où on sort de la dictature. Tout ce qui a été brimé, réprimé, confiné remonte à la surface. C'est bien et c'aurait été encore mieux de lancer le débat de façon ouverte. Mais au lieu de cela, on règle le problème par des artifices, des compromis et des compromissions, des tractations plus ou moins louches.
Notre pays ne s'est-il jamais résolument engagé dans la voie de l'intégration nationale ?
Pas du tout. Les pouvoirs dictatoriaux jouent sur la division : diviser pour mieux régner. C'est impossible qu'un pouvoir dictatorial fonde sa politique sur l'intégration, sur la volonté de faire en sorte que les Camerounais se sentent fils d'une même nation. Si les Camerounais abandonnent le repli identitaire, aucun pouvoir non populaire ne peut diriger notre pays.
Appartenir à une ethnie est-elle un avantage et à une autre, un inconvénient ?
Je suis très amusé quand j'entends les gens dire " je suis fier d'être Sawa, je suis fier d'être Bamileke ". Mais, c'est un accident que votre père ait rencontré votre mère. Imaginez un garçon dont le père biologique est Bamileke et qui est élevé à Douala. Il aura toutes les habitudes et les réflexes d'un « nkwah », comme on dit chez les Bamileke. Et l'inverse est vrai. Le milieu social fabrique les individus. C'est ça qui fait en sorte que l'individu est fabriqué par l'environnement et pas par le gêne bamileke ou sawa. Je ne suis pas fier d'être Sawa, je suis fier de ce que je suis devenu, un militant politique ardu. Je me suis battu pour le devenir. Mais le fait que mon père soit de Bomono, je n'ai aucune fierté à en tirer. A la limite, je peux être fier de ce que mon père a réalisé. Je peux être fier de ce que les Um, Moumié et Ouandie ont fait parce qu'ils sont des Camerounais. Parce que je me réclame d'eux. Je suis fier des Milla, Kunde et Eto'o parce que nous sommes de la même nation. Mais être Sawa, je ne vois pas en quoi c'est extraordinaire.
Peut-on valablement parler d'un tribalisme d'Etat dans notre pays ?
On peut en parler parce que dans des pouvoirs forts, vous avez l'hégémonie d'une élite. Et l'élite beti est hégémonique dans ce pouvoir. Forcément, elle se sert de cette hégémonie pour mettre en place une structure étatique qui renforce sa région d'origine. Cette élite excite et caporalise les masses pour leur faire admettre que ce pouvoir leur appartient. Ce qui est totalement faux. Allez voir ce qui se passe en pays beti. Moi, je connais toute la région du Sud en particulier et même la région du Centre. Il n'y a pas région plus enclavée que le Sud. Pourtant, c'est la bourgeoisie politico-administrative du Sud qui est au pouvoir. En revanche, à l'Ouest, les infrastructures ne manquent pas. C'est l'hégémonie d'une bourgeoisie. Ce ne sont pas les Betis et les Bulu qui sont au pouvoir. Donc, le tribalisme d'Etat est lié à la nature néocoloniale du régime qui est là pour diviser les Camerounais
nt les responsables de cette paupérisation ? C'est le milliardaire bamileke qui s'est enrichi avec la fraude douanière ou les impôts non payés. C'est le fonctionnaire beti qui a détourné l'argent du pays et reste impuni. C'est l'élite bourgeoise du Nord qui s'est enrichie au détriment des douanes dans l'importation du riz, du sucre ou de la farine. Ce n'est pas le pauvre Camerounais qui se débrouille chaque jour pour survivre.
Dans ce contexte, il semble bien qu'il y ait un problème particulier, celui des Bamileke...
Le problème bamileke est en réalité un problème de pouvoir. La bourgeoisie bamileke, sur le plan économique, est une bourgeoisie puissante. Elle a donc des appétits, des envies d'avoir une place plus importante dans le système du fait qu'elle a l'atout économique qui, même minime du fait du poids des multinationales, est réel. Forcément, cela provoque des sueurs froides aux autres bourgeoisies. On va donc vite à l'assimilation et à l'amalgame en considérant qu'il faut avoir peur de tous les Bamileke. Comment peut-on avoir peur des pauvres gars qui souffrent à Bepanda et à Village et qui n'ont pas de quoi manger ?
Sur quoi devrait-on déboucher ?
Si on continue comme cela, on va vers la déflagration. Certains disent qu'il n'en sera rien parce que nous avons plusieurs ethnies. C'est un faux argument. Tout récemment, à Deido, imaginez que dans l'enchainement des représailles, une famille de Deido ait brûlé. Que, par la suite, une famille ait brûle à Bepanda... Contrairement à ce qu'on pense, on peut rapidement déboucher sur une déflagration qui embraserait le pays. La crise économique, le chômage, la misère, le désarroi des gens les ramènent à des instincts primaires très dangereux. Lorsqu'on fait la justice populaire, c'est parce que les gens pensent qu'on leur prend le peu qu'il leur reste. Mais quels sont les responsables de cette paupérisation ? C'est le milliardaire bamileke qui s'est enrichi avec la fraude douanière ou les impôts non payés. C'est le fonctionnaire beti qui a détourné l'argent du pays et reste impuni. C'est l'élite bourgeoise du Nord qui s'est enrichie au détriment des douanes dans l'importation du riz, du sucre ou de la farine. Ce n'est pas le pauvre Camerounais qui se débrouille chaque jour pour survivre.
Devrait-on pénaliser plus franchement le tribalisme ?
En réalité, quand on pénalise, on essaye de trouver une solution administrative à un problème politique. Il faut poser le problème ethnique au Cameroun et en discuter ouvertement. Comment un homme politique, pendant la présidentielle, peut-il se prévaloir d'être le candidat d'une région? C'est contraire à la Constitution. Un candidat comme celui-là devrait être disqualifié. Si la situation se développe comme on le voit, il y a de quoi être inquiet. Mais je compte, avec d'autres patriotes, sur le patriotisme des Camerounais, sur la mutation de cette société de façon dialectique et pas à travers la misère et le chômage.
Source : Le Jour
L'UPC "canal historique" se désolidarise des "Upécistes gouvernementaux"
A PROPOS DU RASSEMBLEMENT DES UPECISTES
Mise au point
Depuis au moins le 17 Janvier 2012, une effervescence se fait autour du rassemblement des upécistes, avec une certaine précipitation, en vue des prochaines élections municipales et législatives ; la désignation des membres du Sénat est également à l’horizon.
Le Secrétariat du Comité Directeur de l’UPC tient à rappeler que :
- La première session du Comité Directeur issue du Congrès d’Août 2011 à Douala, a mis en place une Commission, présidée par le camarade Samuel KINGUE ETOUKE, seule habilitée à conduite nos interventions dans le processus du rassemblement des upécistes qui reste une préoccupation permanente de l’UPC ; par conséquent, les quelques éléments issus de nos rangs à l’exemple de : Dr BAKANG ba TONJE, Dr BOUM Jean Pierre, Dr MAKEK Maurice, MBENGAN Louis Noé…, qui prétendent parler au nom de l’UPC « dite des Fidèles », n’ont pas qualité.
- L’UPC « dite des Fidèles » n’est associée ni de près, ni de loin à la préparation d’une quelconque conférence des cadres à Libamba, ou ailleurs, et du congrès qui pourrait éventuellement suivre.
Ces rencontres, comme les précédentes, réunissent des factions de l’UPC gouvernementale, celle là même qui a intenté contre nous un procès en 2004 et qui reste pendant en justice.
Le Secrétariat du Comité Directeur de l’UPC appelle tous les militants du Parti à garder la vigilance habituelle devant ces manœuvres malsaines qui ont pour objectif principal de déstabiliser l’UPC au profit du pouvoir en place.
Le Secrétariat du Comité Directeur de l’UPC appelle tous les patriotes sincères à joindre leurs efforts aux nôtres pour barrer le chemin à cette nouvelle diversion au moment où l’unité de tous les véritables nationalistes est en cours pour construire un avenir meilleur aux Kamerunais avec une UPC forte.
Un autre Kamerun est possible, d’autres choix sont nécessaires !!!
Douala, le 07 Mars 2012
Pour le Secrétariat du Comité Directeur
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NDEMA SAME Alexis Président de l’UPC |
KINGUE ETOUKE Samuel Président de la Commission pour le rassemblement des upécistes |
MANG III Louis Marie Vice Président chargé de l’Organisation |
La Gauche Africaine (ALNEF) dénonce la tentative d’assassinat du Dr Oumar Mariko et exige une enquête indépendante
Le Réseau de la Gauche Africaine (ALNEF) a appris avec stupeur la tentative d’assassinat dont a été victime le camarade Oumar Mariko, SG du Parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) et candidat à l’élection du 29 avril 2012, à Bamako.
Selon des informations reçues au Secrétariat de l’ALNEF, cet acte ignoble a été perpétré par des individus encagoulés et lourdement armés de mitrailleuses de type AK-47, circulant à bord d’un véhicule de type 4x4, sans plaque d’immatriculation. Ces individus ont filé le Dr Mariko dans les rues de Bamako, pendant plus d’une demi-heure et agissait visiblement avec une assurance déconcertante et un grand sang-froid, comme s’ils se sentaient protégés en «haut lieu».
Le Réseau de la Gauche Africaine (ALNEF) dénonce et condamne fermement cette tentative d’attenter à la vie du Dr Oumar Mariko et demande au Président ainsi qu’au gouvernement Maliens, garants de la sécurité de tous les citoyens, de tout mettre en ouvre pour retrouver les responsables, et surtout les commanditaires, de ces actes barbares et de les traduire devant les tribunaux nationaux. L’ALNEF demande par ailleurs au gouvernement Malien de garantir la sécurité du Dr Oumar Mariko et des dirigeants de SADI, en leur affectant notamment une protection rapprochée.
Le Réseau de la Gauche Africaine craint légitimement, que cette agression contre un leader politique Malien de premier plan et candidat à l’élection présidentielle- dont le premier tour est officiellement prévu dans 8 semaines, ne pourrisse davantage l’atmosphère politique au Mali, déjà abondamment polluée ces dernières semaines par la crise militaro-politique dans le Nord du pays, et qui fait peser sur le pays, des risques réels d’explosion et d’instabilité.
L’ALNEF est conscient que la situation actuelle dans le Nord du Mali est la conséquence directe de la guerre de rapine menée par l’impérialisme en Libye au cours de l’année 2011, et qui a mis de nombreuses armes sophistiquées en circulation libre dans la zone saharo-sahélienne. L’ALNEF appelle les peuples africains en général et le peuple Malien en particulier, à s’opposer à ce que cette instabilité créée de toute pièces, dans la bande saharo-sahélienne -conséquence de la guerre de l’OTAN en Libye – serve de prétexte aux forces impérialistes occidentales, pour installer des forces militaires dans la région afin de réaliser leurs mesquins objectifs géostratégiques. Le Dr Oumar Mariko est certainement menacé à cause de ses prises de positions sans concession contre cet agenda caché des forces impérialistes occidentales au Mali et en en Afrique.
L’ALNEF appelle instamment le Président Amadi Toumani Touré et son gouvernement, à user de leurs pouvoirs constitutionnels, pour créer les conditions de dialogue et de concertation avec la classe politique, afin d’assurer la paix dans le Nord du pays et un apaisement du climat sociopolitique, seul gage d’élections crédibles et incontestables au Mali.
L’ALNEF réitère son soutien au Docteur Oumar Mariko et au Parti SADI pour leurs luttes courageuses et déterminées contre l’exploitation des masses populaires du Mali par l’impérialisme occidental, pour la préservation de l’intégrité territoriale du pays et pour la construction d’un Mali véritablement indépendant, démocratique et prospère.
Fait à Johannesburg, ce 21 Février 2012
Pour le Secrétariat,
Chris Matlhako, Coordonnateur de l’ALNEF.
Contact: Chris Matlhako; Email: chrismatlhako@hotmail.com; Phone : +27835766011; +27832558804
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The ALNEF strongly condemns the assassination attempt on Dr Oumar Mariko and demands an independent inquiry into the matter
The African Left Networking Forum (ALNEF) is deeply shocked by the attempted assassination on our comrade Dr Oumar Mariko, Secretary General of Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance, (SADI) Party, who is also the SADI presidential candidate for the Malian elections slated for April 29, 2012.
Information received by the ALNEF Secretariat shows that this callous and cowardly act was carried out by unknown masked gunmen armed with AK-47 assault rifle and traversing aboard a 4 X 4 car, without number plates. The gunmen trailed him on the streets of Bamako for over half an hour. They did so without the fear of interception from the police, with a lot of confidence as if assured of approval from above.
ALNEF denounces and condemns in the strongest terms this attempt on Dr Oumar Mariko’s life and demands that the Malian Government, especially the incumbent President Amadou Toumani Touré, in his capacity as the guarantor of security of all Malian citizens, investigates this matter and arrest all those responsible of this despicable and barbaric act, together with their sponsors and bring them to book. ALNEF also strongly appeals for the government of Mali to provide full time security to Dr Oumar Mariko and all SADI political leaders.
We as ALNEF express our fears that this criminal attempt on a prominent political leader and presidential candidate might deteriorate an already polluted political atmosphere in the country, since the country faces a military crisis in the North with secessionist groups threatening the territorial integrity of the Republic of Mali.
ALNEF is aware that the current situation in Northern Mali is a consequence of the barbaric war of plunder that Western imperialist powers waged against Libya last year. African people in general and the Malian people in particular should not tolerate the idea that the consequences of this war of aggression be used to permit and justify the presence of the imperialist forces in the Sahara, in their efforts to achieve their geostrategic goals in that sub-region. Dr Oumar Mariko is targeted because of his constant and vigorous opposition to this agenda.
We urge President Amadou Toumani Touré and his government to use his constitutional powers to create conducive conditions for a sincere dialogue amongst the political class, in order to restore peace in the northern part of Mali and ensure an appeased political and secure environment that can guarantee free, fair and unquestionable elections.
The African Left Networking Forum (ALNEF) reiterates its full and unconditional support to Dr Oumar Mariko and the SADI Party in their struggle against imperialism and exploitation of the Malian masses by the Western powers and for the preservation of the territorial integrity of the Republic of Mali and the construction of an independent, democratic, prosperous and all-inclusive Malian society.
Johannesburg, February 21, 2012
On behalf of ALNEF Secretariat,
Chris Matlhako
SACP Head of International Relations Department
ALNEF Coordinator
Contact: Email: chrismatlhako@hotmail.com; Phone: +27835766011; +27832558804
SENEGAL: La Gauche Africaine exige le retrait du Président A. WADE de la course à la présidentielle du 26 février
Enoh Meyomesse, a writer jailed by the criminal neo-colonial dictatorships in Cameroon
Gold, Guns and Books: the Meyomesse Affair
The government claimed that Mr. Meyomesse had stolen gold from one of Cameroon's gold fields, used the gold to buy weapons, and planned to use the weapons to overthrow the government with co-conspirators. Except no gold was found in his possession and no weapons were found in his home. He is still in prison.
Cameroon has been ruled by President Paul Biya for 30 years and the country's grim human rights record under his rule is well documented [PDF]. Even by Cameroonian standards, however, the charges against Mr. Meyomesse are sensational. Cameroon is not known for its gold reserves like its neighbors. The U.S. State Department lists the country's top three exports as oil, timber, and cotton, and its most famous cultural export is soccer (Samuel Eto'o is rumored to be the highest paid player in the world, playing for an oil baron on the Caspian Sea). The charges of stealing gold took the public by surprise.
President Biya's decades-long rule has managed to isolate the country from the attention of the human rights community. Major NGOs such as Human Rights Watch and Amnesty International do not maintain permanent offices in Cameroon. The few reports that these organizations have created are quite damning, especially a Reporters Without Borders alert on prison conditions at Kondengui, the facility where Mr. Meyomesse is currently held. This isolation made it possible, even likely, that Mr. Meyomesse would simply disappear in Bertoua prison. The country has not outlawed executions but has imposed a moratorium against them; the last state execution appears to have been for a coup d'état, the very crime for which he is charged.

Enoh Meyomesse has published 15 books of poetry and prose and is a founding member of the Cameroon Writers Association. He has also engaged (unsuccessfully) in politics for decades, making him a target for retribution from the regime. In January 2011, he had his passport seized when trying to leave the country to report on the crisis in Cote d'Ivoire. In October 2011, he decided to run for office directly against President Biya in a national election, but the government claimed that he did not properly register and prohibited his candidacy. Biya went on to win a landslide election that U.S. Ambassador Robert Jackson stated was marred by "irregularities and shortcomings."
Unlike fellow writer Bertrand Teyou, who was imprisoned for writing about Biya's wife, it is unclear whether Mr. Meyomesse was targeted for his writing or his political activities, especially since he was arrested less than one month after announcing his candidacy to become president. And he is a risky candidate for human rights campaigners because of the guns he is alleged to have bought with the stolen loot. Patrice Nganang, a professor of cultural theory in the U.S. who has championed Mr. Meyomesse's cause, speculates that the government deliberately filed criminal charges because it had learned from the Teyou affair that libel charges invited international pressure, while criminal charges would dirty Mr. Meyomesse's name and make him unpalatable for advocacy.
Thankfully, human rights protect more than just free expression. Mr. Meyomesse is also entitled to a fair trial and cannot be tortured. The International Covenant on Civil and Political Rights and the Convention Against Torture clearly ban such behavior, and Cameroon has ratified the first instrument and acceded to the second. Mr. Meyomesse did not have access to a lawyer during his time in prison in the east, violating due process, and 30 days of total darkness in solitary confinement constitutes torture.
As far away as we may be, and as isolated as Cameroonian authorities would like us to believe the country may be -- with its multimillion dollar PR campaigns in Europe -- pressure from abroad has already made a difference. Internet Without Borders launched a campaign to help raise funds for Mr. Meyomesse to hire good local counsel. PEN International also released an advocacy alertdemanding that he receive a fair trial and condemning the torture. Both campaigns allow you to show your support with a few clicks.
Mr. Meyomesse has been transferred from Bertoua prison to Kondengui in the capital, and he has been moved to a better cell block within the prison. But the prison isn't safe by any means. Mr. Meyomesse now faces a six-month investigation by the government as it attempts to gather evidence, and this may be extended by a further six months by the judge of the military tribunal. He would no doubt hope that we can see through the government smokescreen, and that gold and guns can remain in storybooks and not the courtroom.
Mort en Syrie du journaliste Français Gilles Jacquier: une opération d'espionnage qui a mal tourné!
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Le fiasco des barbouzes français à Homs
La
par Boris V.
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Mondialisation.ca, Le 16 janvier 2012
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Le journaliste français Gilles Jacquier a été tué lors d’un reportage à Homs, le mercredi 11 janvier. Il était venu couvrir les événements en Syrie pour le magazine « Envoyé spécial. »
Persuadé qu’il n’y avait pas de groupes terroristes, mais une révolution réprimée dans le sang, il avait refusé la protection des services de sécurité et ne portait ni casque, ni gilet pare-balles. Avec des collègues qui partageaient ses convictions, ils avaient loué trois minibus et trouvé des fixeurs, c’est-à-dire des locaux capables de les aider à se repérer, à prendre des rendez-vous, et leur servant de traducteurs. Tous ensemble avaient demandé à rencontrer des représentants alaouites avant de se rendre dans les quartiers insurgés de Bab Amr et Bab Sbah. Arrivés à l’hôtel As-Safir, ils avaient rencontré par hasard un capitaine qui leur proposa de les accompagner avec son détachement jusqu’au quartier alaouite de Najha où les attendait une assistante du gouverneur de Homs. Avec son aide, les journalistes purent rencontrer des personnalités et interroger les passants. A 14h45, la représentante du gouverneur leur avait demandé de quitter les lieux au plus vite, le cessez-le-feu de facto prenant fin chaque jour à 15h précises. Cependant, les journalistes de la radio télévision belge flamande (VRT) s’étant aventurés plus loin chez des particuliers jusque dans le quartier d’Akrama, le groupe fut lent à se mouvoir. Des membres de l’association des victimes du terrorisme qui avaient prévu de manifester devant un car affrété par le ministère de l’Information pour une quarantaine de journalistes anglo-saxons, mais qui ne les avaient pas trouvés, se sentirent utiles en scandant des slogans pour le président Bachar à la vue de quelques caméras. A 15h, comme chaque jour, la bataille d’Homs reprit. Un projectile explosa sur la terrasse d’un immeuble, détruisant un réservoir de mazout. Un second projectile tomba sur une école, puis un troisième sur les manifestants pro-Assad, tuant deux d’entre eux. Les journalistes montèrent sur la terrasse pour filmer les dégâts. Il y eut une accalmie. Gilles Jacquier, pensa que les tirs étaient finis et descendit avec son cadreur pour aller filmer les cadavres des manifestants. Arrivé dans l’embrasure de la porte, il fut tué avec six militants pro-Assad par une quatrième explosion qui le projeta sur sa fixeuse qui le suivait. La jeune femme fut blessée aux jambes. Dans la confusion générale, le mort et la blessée furent évacués dans des voitures vers des hôpitaux. Ce seul incident fit 9 morts au total et 25 blessés. La bataille de Homs se poursuivi avec de nombreux autres incidents durant la soirée et la nuit. Au premier abord, tout est clair : Gilles Jacquier est mort par hasard. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Surtout ses convictions sur la nature des événements en Syrie lui faisaient croire qu’il ne devait craindre que les forces gouvernementales et qu’il ne courrait aucun risque en dehors de manifestations anti-régime. Il avait donc refusé une escorte, il n’avait pas pris de casque et de gilet pare-balles, et il n’a pas respecté l’heure fatidique de fin du cessez-le-feu. En définitive, il n’a pas su évaluer la situation car il a été victime de l’écart entre la propagande de ses collègues et la réalité qu’il niait. Dans ces conditions, on ne comprend pas très bien pourquoi, après une première réaction courtoise, la France, qui avait légitimement exigé une enquête sur les circonstances de la mort de son ressortissant, a subitement insinué que Gilles Jacquier avait été assassiné par les Syriens et a refusé que l’autopsie ait lieu sur place en présence de ses experts. Ces accusations ont été publiquement explicitées par un des journalistes qui accompagnait Jacquier, Jacques Duplessy. Pour la presse française, les faits ne sont pas si évidents qu’il y paraît : un doute persiste sur l’identification des projectiles mortels. Selon la plupart des reporters, il s’agissait de tirs de mortiers. L’armée syrienne confirme que cette arme est quotidiennement utilisée par les terroristes à Homs. Mais selon certains témoins, c’était des roquettes tirées depuis un lance-roquette portatif, et la télévision privée syrienne Ad-Dounia a montré des ailettes de roquette. Des forums se passionnent sur ce sujet, non sans arrières-pensées. En France, les anti-Assad croient au mortier et accusent l’armée syrienne d’avoir tiré. Tandis que les pro-Assad croient à la roquette et accusent les terroristes. En définitive, ce détail ne prouve rien : certes l’armée syrienne utilise des mortiers, mais pas de ce calibre, et les groupes armés utilisent des lance-roquette, mais rien n’empêche chaque camp de varier son armement. Au demeurant, s’il s’agit de tirs de mortier, les deux premiers ont permis d’ajuster le tir du troisième et du quatrième pour frapper les manifestants qui étaient leur cible. Mais s’il s’agit de tirs de roquette, il était possible de viser beaucoup précisément et de tuer une personne en particulier. La thèse de l’assassinat devient possible. L’étude des images et des vidéos montre que les corps des victimes ne sont pas ensanglantés et criblés d’éclats, comme lors de l’explosion d’un obus qui se fragmente. Au contraire, ils sont intacts, le sang coulant selon les cas par le nez ou les oreilles, comme lors de l’explosion d’une roquette thermobarique dont le souffle comprime les organes provoquant des hémorragies internes. De même, les points d’impact sur le trottoir ne portent aucune trace de fragmentation. Notez que certains témoins parlent, eux de grenades, ce qui ne fait guère avancer notre compréhension puisqu’il existe des grenades à souffle et des grenades à fragmentation. En définitive, seule l’hypothèse de l’arme de souffle (RPG ou grenade) est compatible avec les éléments médicaux-légaux visibles sur les photos et vidéos. Accourus sur les lieux, des enquêteurs syriens et des observateurs de la Ligue arabe ont retrouvé deux queues de mortier de 82mm et une queue de roquette de fabrication israélienne. Par conséquent, les autorités françaises ont raison d’étudier la possibilité de l’assassinat même s’il s’agit pour elles de se saisir d’un drame pour l’instrumenter et justifier leur ambition de guerre contre la Syrie. Pourtant les diplomates français, s’ils ont pour consigne de chercher la vérité, ont manifestement aussi pour consigne de s’assurer que les Syriens ne la découvrent pas. Ainsi, ils ont empêché toute personne francophone d’approcher la photographe Caroline Poiron, compagne du journaliste Gilles Jacquier, qui veillait sa dépouille toute la nuit. La jeune femme, en état de choc, ne maîtrisait plus son comportement et aurait pu trop parler. Puis, ils ont interdit l’autopsie sur place et ont rapatrié le corps au plus vite. Quelle est donc l’hypothèse que la France veut vérifier pour elle-même, mais cacher au grand public ? Ici commence notre plongée dans le monde des services spéciaux occidentaux qui conduisent en Syrie une « guerre de basse intensité », comparable à celles organisées dans les années 80 en Amérique centrale ou plus récemment en Libye pour préparer et justifier l’intervention de l’OTAN. Gilles Jacquier était un reporter apprécié de ses confrères, et récompensé par sa profession (Prix Albert Londres, Prix des correspondants de guerre etc.). Mais il n’était pas que cela.… Dans une lettre à en-tête de France-Télévisions, datée du 1er décembre 2011, les rédactrices en chef du magazine « Envoyé spécial » –l’émission politique la plus regardée du pays– avaient sollicité un visa du ministère syrien de l’Information. Prétendant vouloir vérifier la version syrienne des événements selon laquelle « les soldats de l’armée syrienne sont victimes d’embuscades et de groupes armés qui sévissent dans le pays », elles demandèrent que Jacquier puisse suivre le quotidien des soldats de la 4e division blindée commandée par le général Maher el-Assad (frère du président) et de la 18e division blindée, commandée par le général Wajih Mahmud. Les autorités syrienne furent surprises par l’arrogance des Français : d’une main, ils encadrent les groupes armés qui attaquent les troupes loyalistes, de l’autre ils entendaient infiltrer un agent de renseignement militaire dans leurs troupes pour informer les groupes armés de leurs déplacements. Il ne fut pas donné suite à cette demande. Aussi, Gilles Jacquier tenta t-il une autre voie. Il sollicita l’entremise d’une religieuse grecque-catholique au franc-parler, estimée et parfois redoutée par le pouvoir, Mère Agnès-Mariam de la Croix, higoumène du monastère Saint-Jacques de l’Intercis. Elle avait organisé le premier voyage de presse ouvert aux journalistes occidentaux depuis le début des événements afin de montrer le soutien patriotique des Syriens chrétiens à l’administration Assad, et leur crainte de voir les Occidentaux placer au pouvoir des fanatiques takfiristes. La célèbre religieuse, qui dispose d’une double nationalité, espéra que la presse française agirait professionnellement et favoriserait la réconciliation nationale. Elle fit donc le siège du ministère de l’Information jusqu’à obtention d’un visa pour Jacquier et son cadreur. Les choses s’accélérèrent le 20 décembre, d’autres médias prièrent Mère Agnès-Mariam de leur obtenir la même faveur. Gilles Jacquier, quant à lui, sollicita un autre visa pour sa compagne, la photographe Caroline Poiron, et pour la reporter Flore Olive, représentant toutes deux Paris-Match. Ce devait être au total un groupe de 15 journalistes français, belges, néerlandais et suisses. Selon toute vraisemblance, les Français et le Néerlandais étaient pour la plupart, voire tous, des agents de la DGSE. Le temps pressait pour leur mission. Ici un petit retour en arrière est indispensable. Pour affaiblir la Syrie, les groupes armés par l’OTAN entreprennent diverses actions de sabotage. Bien que le centre historique de la rébellion des Frères musulmans soit Hama, et que seuls deux quartiers de Homs les soutiennent, l’OTAN à choisi cette ville pour concentrer ses actions secrètes. En effet, elle est au centre du pays et constitue le principal nœud de communication et d’approvisionnement. Successivement, des « révolutionnaires » ont coupé le pipe-line, puis les ingénieurs canadiens qui dirigeaient la centrale électrique ont été rapatriés à la demande des Etats-Unis. Enfin, cinq ingénieurs iraniens chargé de faire re-fonctionner la centrale ont été enlevés, le 20 décembre 2011. Des médias ont reçu une revendication d’une mystérieuse brigade contre l’expansion chiite en Syrie. Puis, l’ambassade a confirmé avoir débuté une négociation avec les preneurs d’otages. Restaient à ceux-ci à transmettre une « preuve de vie », par exemple une photographie datable des otages en bonne santé. Contre toute attente, celle-ci ne fut pas envoyée directement à la République islamique, mais publiée par Paris-Match (édition du 5 janvier). Un photographe du magazine, disait-on, avait pu entrer secrètement en Syrie et réaliser ce cliché. Peut-être les lecteurs français se sont demandés si ce reporter était bien humain pour prendre des photos d’otages sans leur venir en aide. Peu importe, le message était clair : les ingénieurs sont en vie et les preneurs d’otages sont contrôlés par les services français. Aucune réaction officielle, ni d’un côté, ni de l’autre. C’est donc que les négociations se poursuivent. Arrivés à Damas, les médias français et néerlandais furent logés par les autorités dans des hôtels différents, mais Jacquier les regroupa immédiatement au Fardos Tower Hotel. Le manager de cet établissement n’est autre que Roula Rikbi, la soeur de Bassma Kodmani, porte-parole du Conseil national basé à Paris. L’hôtel sert de cache aux services secrets français. En résumé, un agent de renseignement militaire, ayant pour compagne une photographe dont une collègue a pu entrer en contact avec les otages, a formé un groupe de « journalistes » ayant une mission liée à ces otages, probablement leur remise par des Français à des Iraniens. Ils se sont rendus à Homs après s’être débarrassés des services de sécurité, mais le chef de mission a été tué avant de pouvoir établir le contact prévu. On comprend que, dans ces conditions, l’ambassadeur de France soit devenu nerveux. Il était en droit d’envisager que Gilles Jacquier ait été assassiné par des membres des groupes armés, inquiets de la dislocation de l’alliance militaire France-Turquie, et jusqu’au-boutistes d’une guerre de l’OTAN. Hostiles à la négociation en cours, ils auraient fait capoter sa conclusion. L’ambassadeur de France, qui n’avait pas le temps de reconstituer les événements, s’appliqua donc à empêcher les Syriens de le faire. Contrairement aux normes internationales, il refusa que l’autopsie soit réalisée sur place en présence d’experts français. Les Syriens acceptèrent de déroger à la règle à la condition de réaliser une radiographie. En réalité, ils en profitèrent pour photographier le cadavre sous tous les angles. Selon nos informations, le corps porte la trace d’éclats à la poitrine et de coupures sur le front. Puis, l’ambassadeur prit dans ses voitures blindées les « journalistes » français et le néerlandais, et la dépouille du défunt. Il partit avec eux accompagné d’une lourde escorte, laissant sur le carreau la Mère supérieure stupéfaite et un journaliste de l’Agence France Presse : le diplomate pressé avait récupéré ses agents et abandonné les civils. Le convoi passa récupérer les effets personnels de chacun à l’hôtel As-Safir de Homs, puis rejoignit l’ambassade à Damas. Le plus vite possible, il arriva à l’aéroport d’où un avion spécial affrété par le ministère français de la Défense évacua les agents vers l’aéroport de Paris-Le Bourget. Les barbouzes ne feignaient plus de réaliser des reportages en Syrie, ils oubliaient avoir obtenu un allongement de leur visa, ils fuyaient juste avant que les Syriens ne découvrent le pot aux roses de cette opération ratée. Arrivé à Paris, le corps fut immédiatement transféré à l’institut médico-légal et autopsié avant l’arrivée d’experts mandatés par la Syrie. En violant les procédures pénales, le gouvernement français a invalidé le rapport d’autopsie, qui sera tôt ou tard rejeté par la Justice, et a définitivement écarté la possibilité d’établir la vérité. Afin d’empêcher les journalistes français (les vrais) de mettre leur nez dans cette affaire, les journalistes (les faux) qui accompagnaient Jacquier ont, une fois revenus en France, multiplié les déclarations contradictoires, mentant de manière éhontée pour créer de la confusion et noyer le poisson. Ainsi, bien que 8 manifestants pro-Assad aient été tués, Jacques Duplessis dénonce « un guet-apens tendu par les autorités syriennes » pour l’éliminer avec ses confrères. Vérification faite, M. Duplessy a longuement travaillé pour une ONG réputée avoir servie de paravent …à la DGSE. Pour les Iraniens et les Syriens, la mort de Jacquier est une catastrophe. En laissant circuler le groupe d’espions français et en le surveillant discrètement, ils espéraient bien remonter aux ravisseurs et, à la fois, libérer les otages et arrêter les criminels. Depuis un an, les services secrets militaires français sont placés au service de l’impérialisme états-unien. Ils ont organisé un début de guerre civile en Côte d’Ivoire. Par la suite, ils ont manipulé le séparatisme de la Cyrénaïque pour faire croire à une révolution anti-Kadhafi et s’emparer de la Libye. Maintenant, ils encadrent des repris de justice recrutés par le Qatar et l’Arabie saoudite pour semer la terreur, accuser le gouvernement syrien et menacer de venir le changer. Il n’est pas sûr que le peuple français apprécierait de savoir que Nicolas Sarkozy a rabaissé son pays au niveau d’un vulgaire preneur d’otages. Et il ne faudra pas s’étonner si un Etat qui pratique le terrorisme chez les autres doive un jour le confronter sur son sol. Lu sur http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=V.20120116&articleId=28683 Lire aussi: «,La Syrie est une tête de pont pour une agression contre l’Iran », par Joëlle Pénochet et Chérif Abdedaïm
Par Boris V. - 16 janvier 2012 |
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Articles de Boris V. publiés par Mondialisation.ca |
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Tout sur l'accord du 21 mai 2009 qui légalise le soutien de la France à la dictature criminelle au pouvoir au Cameroun
http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl3194.pdf
Jean Ziegler : “De grands criminels sont au pouvoir au Cameroun”
26 décembre 2011
Jean Ziegler : “De grands criminels sont au pouvoir au Cameroun”
Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien suisse, Zürichsee-Zeitung, daté du lundi 19 décembre 2011, l’éminent sociologue, politologue et homme politique suisse, Jean Ziegler, parle de la situation politique en Côte d’Ivoire. L’actuel vice-président du Conseil de la Commission des droits de l’homme à l’Onu évoque les vraies raisons de la déportation du Président Laurent Gbagbo à la Cpi et soutient qu’il «sera déclaré non coupable» pour rentrer dans son pays et reprendre sa place au milieu des siens.
Zs-Zeitung : Vous dites que les Occidentaux sont méchants et jouent les gentils seulement dans les pays en voie de développement ?
Jean Ziegler : Pas du tout. Il existe des criminels de grands chemins qui tiennent le pouvoir dans les pays africains. Prenons le cas du Cameroun, un pays vachement riche et dans ce pays, les gens meurent de faim. La corruption, le népotisme et la dictature ont causé la misère dans ce pays.
Les gens ne mangent pas à leur faim. La responsabilité première de cette misère incombe aux grandes multinationales qui exploitent les ressources de ces pays et qui sont servies par de grands criminels au pouvoir.
Zs- Zeitung : Vous êtes ami à un d’entre eux : Laurent Gbagbo, le Président déchu de la Côte d’Ivoire, qui a été livré à La Haye, à la Cour pénale internationale (Cpi). On l’accuse de crimes contre l’humanité?
Jean Ziegler : Je suis à 100% d’accord avec le Président Laurent Gbagbo…
“Gbagbo retournera dans son pays et sera réélu”
Zs-Zeitung : Comment s’il vous plaît ?
Jean Ziegler : Je mettrai ma main au feu pour lui. Son arrestation est un complot du Président français, Nicolas Sarkozy, d’une stratégie organisée des Etats-Unis et de la France. Laurent Gbagbo a été démocratiquement élu en 2000 après avoir passé des années en exil, entre autre aussi à Genève.
Il est l’unique dirigeant ivoirien à avoir conduit des réformes gouvernementales et avoir voulu mener une politique d’Assurance maladie dans son pays. Ces réformes ont été bloquées par les grandes multinationales pharmaceutiques. Les services secrets français ont ficelé en 2002, un coup d’Etat contre Gbagbo et depuis ce temps, le pays est divisé, une partie chrétienne au sud et l’autre, musulmane, au nord. Son successeur, Alassane Ouattara est lié aux services secrets français.
Zs-Zeitung : Quels intérêts a l’Occident à installer une marionnette au pouvoir?
Jean-Ziegler : La Côte d’Ivoire est le plus grand producteur de cacao au monde. Le pays dispose d’énormes réserves de pétrole. Gbagbo luttait pour un Etat souverain et nationaliste.
Zs-Zeitung: Pourriez-vous témoigner pour lui à la Cour?
Jean-Ziegler : Bien sûr, je comparaitrai en qualité de témoin pour la défense. Je suis convaincu qu’il sera déclaré non coupable dans le cadre de l’accusation. Le Tribunal ne le chargera pas du tout. Ce sont les soldats français qui l’ont bombardé avec des hélicoptères, l’ont pris en captivité et enfin l’ont livré à La Haye. Laurent Gbagbo retournera dans son pays et sera réélu.
Source : Journal suisse, Zürichsee-Zeitung, du lundi 19 décembre 2011
www.zurichsee-zeitung.ch
Le temps, l’autre nom de Dieu
C’est le Président Laurent Gbagbo qui aimait à le dire, «le temps est l’autre nom de Dieu». Cette déclaration pleine de sagesse et de philosophie restitue toute l’étendue de l’action divine dans le temps. Mais surtout le lien insécable existant entre l’Eternel des armées, Allah, Yahwé et le temps. C’est avec le temps que Dieu travaille, c’est dans le temps que ses agissements s’apprécient et s’accomplissent.
C’est aussi dans le temps que «la vérité finit par rattraper le mensonge». Pour ce qui est de notre pays, la Côte d’Ivoire, c’est avec le temps que l’on saura ce qui s’est véritablement passé au second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. C’est avec le temps que la question fondamentale et lancinante, «qui de Gbagbo et Ouattara a remporté le scrutin présidentiel?», trouvera, sans passion, une réponse qui reflète la vérité.
C’est également avec le temps qu’on saura si Laurent Gbagbo mérite d’être emprisonné pour plusieurs années à la Cpi où la France et les Etats-Unis, avec la collaboration du nouveau pouvoir ivoirien, l’ont déporté depuis le 29 novembre 2011. C’est avec le temps qu’on saura qui de Gbagbo, Ouattara et Soro a commandité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire contre les populations civiles. Mais le temps est déjà en train de faire son œuvre. Les langues se délient Outre-Atlantique, les yeux s’ouvrent en Côte d’Ivoire. Le boycott des législatives du 11 décembre dernier par la large majorité des Ivoiriens peut être perçu comme l’action du temps donc de Dieu, d’Allah.
Source: Didier Depry didierdepri@yahoo.fr - notrevoie
Le Réseau de la Gauche Africaine dénonce la justice impérialiste de la CPI et appelle au transfert de Soro et Ouattara
Photo: au premier plan, Chris Matlheko, le Coordonnateur du Réseau de la Gauche africaine (ALNEF)
Communiqué de presse: Gbagbo à la Haye, Soro et Ouattara doivent suivre !
Deux jours seulement après la clôture du 3e Forum du Réseau de la Gauche Africaine (ALNEF), tenu à Bamako du 25 au 27 novembre, nous apprenions que le président Laurent Gbagbo, renversé le 11 avril 2011 par les forces d’occupation françaises en Côte d’Ivoire, est déporté à la Haye pour dit-on, « y répondre des accusations de crimes contre l’humanité» portées par le procureur de la CPI, le très controversé Luis Moreno-Ocampo. Nous avons souvenance que dès l’éclatement de la crise électorale en décembre 2010 en Côte d’Ivoire, le procureur de la CPI avait déjà condamné Gbagbo en déclarant notamment que ce dernier sera «tenu pour responsable de toutes les violations des droits de l’Homme au cours de la crise». En condamnant Mr Gbagbo alors que les supposés crimes dont il est accusé n’avaient pas encore eu lieu, Mr Ocampo laissait clairement apparaître un parti-pris dans la crise en Côte d’Ivoire, en violation flagrante de l’esprit de neutralité qui devrait caractériser une institution comme la CPI.
La CPI n’a commencé ses enquêtes sur d’éventuelles violations des droits humains pendant la crise post-électorale en Côte d’Ivoire qu’au cours du mois d’octobre 2011 et ces enquêtes se poursuivent encore en ce moment. La célérité et la précipitation dans lesquelles le transfèrement de Laurent Gbagbo s’est fait, sont extrêmement préoccupantes et font craindre une instrumentalisation de la justice internationale à des fins politiques.
Les rapports des organisations de défense des droits humains accusent aussi bien les forces fidèles à Monsieur Gbagbo que celles de Messieurs Soro et Ouattara, d’avoir « commis des massacres contre les populations civiles » au cours de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Mr Gbagbo a été transféré à la Haye pour répondre d’éventuels crimes qu’auraient commis des forces à lui restées fidèles. Quid de Messieurs Alassane Ouattara et Guillaume Soro, dont les forces sont également accusées chaque jour de commettre des atrocités les plus inimaginables sur les populations civiles et les opposants? Pourquoi cette impunité dont jouissent le duo Soro-Ouattara et leurs forces?
Il est également opportun de rappeler qu’en novembre 2004, sur ordre de l’ancien Président Français Jacques Chirac, 64 citoyens ivoiriens avaient été massacrés par l’armée française devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan. En Avril 2011, le Chef de l’Etat Français, Nicolas Sarkozy a ordonné les bombardements de l’armée française sur le palais présidentiel ivoirien et les camps militaires à Abidjan, faisant de nombreux morts dont le chiffre exact n’est pas encore connu. La mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire et les organisations de défense des droits humains ont accusé les forces républicaines de Messieurs Soro et Ouattara d’avoir massacré froidement plus de 800 personnes, après leur entrée à Duékoué le 30 mars 2010. Le journal français « Le Canard Enchaîné» du 06 avril 2011 accuse d’ailleurs les autorités françaises d’avoir appuyé logistiquement les forces de Mr Ouattara qui ont commis des massacres à Duékoué, en leur « fournissant des munitions et des fusils d’assauts de type FAMA».
Pourquoi le procureur de la CPI ferme-t-il les yeux sur ces crimes de Chirac, Sarkozy et des forces françaises en Côte d’Ivoire ? La CPI n’est-elle compétente que pour les africains?
L’ALNEF s’étonne donc de ce que seul Monsieur Gbagbo ait été déféré à la CPI alors qu’aucun officiel français ni aucun membre du régime Ouattara n’aient jusqu'à présent été inquiétés.
En tout état de cause, le transfèrement quasi-clandestin de Gbagbo à La Haye ne va pas contribuer à apaiser une situation nationale toujours très tendue en Côte d’Ivoire et caractérisée par :
-la tenue d’élections législatives dans des conditions frauduleuses avec une Commission Electorale totalement aux ordres du gouvernement et l’exclusion de l’opposition politique;
-la misère endémique dans laquelle est plongé le peuple de Côte d’Ivoire alors que l’impérialisme français, à travers ses multinationales, pille ouvertement les richesses du pays sous le prétexte de la «reconstruction»;
-la détention arbitraire de centaines de prisonniers politiques, militants du FPI ou d’anciens collaborateurs et des membres de la famille de Monsieur Gbagbo;
-les exactions sommaires perpétrées par les FRCI de Monsieur Ouattara contre les militants de l’opposition et les partisans présumés de Monsieur Gbagbo;
-les violations flagrantes des libertés de manifestations avec l’interdiction de fait des meetings de l’opposition et des agressions ouvertes contre les militants de l’opposition;
-les entraves à la liberté de la presse avec des menaces de mort et des emprisonnements de journalistes de la presse de l’opposition;
Considérant ce qui précède:
L’ALNEF condamne fermement le transfèrement de Mr Gbagbo á la Haye et craint qu’une justice sélective et orientée de la part de la CPI, ne discrédite à jamais cette institution, dont la création avait pourtant été saluée par les Organisations de défense des droits Humains;.
L’ALNEF redoute que le transfèrement de Gbagbo et la chasse à l’Homme dont sont victimes ses partisans en Côte d’Ivoire, ne ravive les tensions et entraine la reprise de la guerre civile dans le pays;
L’ALNEF appelle au report des élections législatives jusqu’à ce qu’un climat apaisé soit crée et une Commission electorale véritablement indépendante soit mise sur pied pour garantir un scrutin juste et équitable;
L’ALNEF appelle l’Union Africaine et les gouvernements africains à se retirer du traité de Rome, dont la preuve est aujourd’hui faite, qu’il s’agit d’un machin créé uniquement pour servir les intérêts politiques des puissances impérialistes et non la protection des droits humains;
L’ALNEF appelle le régime Soro-Ouattara, à cesser toutes les exactions contre les opposants et les journalistes et à garantir l’exercice de toutes les libertés démocratiques, acquises de haute lutte par le peuple de Côte d’Ivoire;
Enfin, L’ALNEF apporte son soutien aux masses laborieuses et aux forces progressistes de Côte d’Ivoire dans leurs luttes pour la défense des libertés, de la démocratie et de l’Etat de droit.
La lutte continue !
Fait à Johannesburg le 06 décembre 2011
Chris Matlhako
Coordonnateur du Réseau de la Gauche Africaine (ALNEF)
South African Communist Party (SACP)
COntre l'impérialisme, la Gauche africaine sonne la mobilisation à Bamako
http://www.humanite.fr/monde/un-forum-de-la-gauche-africaine-485312
Un forum de la gauche africaine à Bamako












































