Tiwa Jacques

 

 Ce 28 février 2013, cela fait exactement cinq ans jours pour jours que notre camarade Tiwa jacques, Secrétaire National du Conseil National pour la Résistance-Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN) au Cameroun,  a été abattu à Douala par les forces de répression camerounaises, lors des émeutes de février 2008 qui firent plus de 120 morts.

 Le cas du camarade Tiwa est particulier. Revenu d’exil deux années avant son assassinat, le camarade Tiwa  n’a pas  été tué dans une manifestation, mais dans la rue, non loin du palais de justice de Ndokoti, par un élément de l’armée descendu d’un camion militaire  en patrouille. Il s’agit  à n’en point douter, d’un assassinat prémédité et soigneusement planifié dont le but était de décapiter le Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste, organisation fondatrice du CODE, principal collectif de l’opposition dans la Diaspora camerounaise.

 Avant l’assassinat du camarade Tiwa, les forces dites de l’ordre, appuyé par des hélicoptères PUMA, avaient ouvert le feu sur des manifestants aux mains nues, le 27 février sur le pont du Wouri, qui fait le lien entre les deux rives de la capitale économique. Il y eût plusieurs morts par balles et par noyade et de  nombreuses personnes disparues dans le fleuve.

 Cinq ans après ces assassinats politiques, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, saisi par le CODE, avait demandé au gouvernement camerounais de faire la lumière sur ces crimes inacceptables. Cette requête est restée sans suite et les assassins de Tiwa Jacques courent toujours. Pour le gouvernement antipopulaire du Cameroun, les «forces de l’ordre avaient agi en état de légitime défense» !

 Le Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN) ;

- Dénonce l’impunité dont continue de jouir les auteurs de ces tueries et tient à réitérer sa requête pour une commission d’enquête internationale sur ces événements tragiques qui ont endeuillé de nombreuses familles camerounaises ;

 - Appelle les forces progressistes du Cameroun à s’unir autour d’un programme alternatif pour accélérer la chute du régime néocolonial croulant qui, malgré son effondrement inévitable, tente de s’accrocher au pouvoir par la répression de toute revendication sociale et politique;

 - Rend hommage à la mémoire du camarade Tiwa Jacques et celles de toutes les personnes tuées au cours du soulèvement populaire de février 2008.

 Justice et Vérité pour les victimes de février 2008 !

 A bas le régime dictatorial néocolonial de Paul Biya.

                                                                                                                            Hambourg, ce 28 février 2013

 

 

Tene sop

Secretaire Général

du Conseil National pour la Résistance – Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN)

Cameroon.Resistance.Council@googlemail.com

www.cnrmun.afrikblog.com